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Iztok n°2 (septembre 1980, numéro supplément)
Solidarnosc, le bulletin de grève des ouvriers de Gdansk
Article mis en ligne le 23 novembre 2007
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SOLIDARNOSC n°2 du 24.08.80

Sommaire :

  • Message du Saint Père Jean-Paul II au cardinal Wyszynski, primat de Pologne.
  • Visite d’une délégation du MKS de Szczecin.
  • Les revendications (voir plus haut).
  • Les négociations avec la délégation gouvernementale (La rédaction).
  • Lettre du secrétariat du comité central du POUP du 19.08.80 (présentation sans commentaire d’extraits d’un document officiel du Parti sur les grèves)

§§§§§§

Visite
d’une délégation du MKS de Szczecin

Hier,
le 23 août, une délégation du Comité
Inter-entreprises de Grève de Szczecin est arrivée tard
dans la soirée aux Chantiers Navals de Gdansk. Voici les
informations obtenues des délégués :

Le
MKS de Szczecin s’est formé le 18 août dernier Au 23
août, 134 entreprises s’étaient jointes au MKS de
Szczecin. Depuis jeudi, le 21 août, le MKS de Szczecin mène
des négociations avec une commission gouvernementale sous la
présidence de K. Barcikowski.. La liste des revendications
avancées est très semblable à celle de Gdansk.
la milice et le Service de la Sécurité – au contraire
de la situation à Gdansk – ne troublent pas le déroulement
de la grève. Il n’y a pas eu et il n’y a pas de blocage des
communications téléphoniques. La position de
K.Barcikowski – d’après la relation des délégués
de Szczecin – se caractérise par une beaucoup plus grande
inclination aux concessions que celle du président de la
commission gouvernementale de Gdansk, M.Jagielski.

La
visite de la délégation de Szczecin est sans doute le
début d’un échange constant d’informations entre les
deux MKS, et nous avons l’espoir qu’il se transformera aussi en une
collaboration constante entre les deux centres.

LA
RÉDACTION

* * * * * * * * * * * * *

SOLIDARNOSC n°3 du 25.08.80

Sommaire :

  • Déclaration
    de la rédaction sur des tracts officiels.
  • Composition de la commission d’experts auprès du MKS de Gdansk – Comité
    inter-entreprises de grève.
  • Lettre
    de soutien d’intellectuels de Poznan.
  • Appel d’intellectuels polonais du 20 août 1980.
  • L’information est due aux gens, les gens veulent des informations – Jozef
    Kusnierek (extraits d’un article paru dans le n°5 du Bulletin
    d’information du KSS « KOR »).

§§§§§§§

 Aujourd’hui,
24 août, au matin un tract signé du Comité de
Voîvodie du Front d’Unité Nationale a été
distribué dans toute la ville. Ces tracts accusent le MKS de
rejeter les négociations avec la commission gouvernementale
« bien qu’elles soient menées a son invitation ».

 La
perfidie de cette action et des reproches envoyés à
l’adresse des grévistes qui sont contenus dans le tract est
d’autant plus grande qu’il a été diffusé deux
heures à peine après le départ des Chantiers
Navals de Gdansk de la commission gouvernementale présidée
par M.Jagielski. Cette commission est venus chez les grévistes
à l’invitation du MKS. Ainsi les paroles du vice-premier
ministre Jagielski, se réfèrant à plusieurs
reprises aux déclarations de la veille comme quoi il préparait
les négociations de conciliation dans une atmosphère de
sincérité se sont avérées mensongères
à la lumière de l’incident décrit plus haut. Il
a suffit de quelques heures pour que les paroles du vice-premier
ministre se révèlent être un ensemble de phrases
vides.

LA
RÉDACTION

§§§§§§

Composition de la commission d’experts auprès du MKS de Gdansk

Président :
Tadeusz Mazowiecki
_Mambres : Bronislaw Geremek, Jadwiga Staniszkis, Tadeusz Kowalik, Waldemar
Kuczynski, Andrzej Wielowieyski, Bohdan Cywinski. 

Les
personnes citées ci-dessus représentent les spécialités
suivantes : droit et science politique, économie,
sociologie et politique sociale. La commission reste constamment en
contact avec les autres spécialistes de tout le pays.

COMITÉ
INTER-ENTREPRISES DE GRÈVE

§§§§§§

Lettres
d’intellectuels du Poznan du 22.08.80 au Comité
Inter-entreprises de Grève de Gdansk et de Szczecin et à
tous les ouvriers en grève de Pologne.

Nous
soutenons vos justes revendications. Le sort de nous tous et de
chacun en particuliers y est écrit. Nous admirons votre
fermeté et votre dignité avec lesquelles vous luttez
pour vos droits qui sont aussi les nôtres.

Votre
action prouve que comme la nation nous sommes prêts à un
travail de réparation économique, social et politique.

Suivent
les signatures de 34 intellectuels de Poznan.

L’Appel
des intellectuels polonais du 20 août 1980 a été
publié en français dans le Monde du 23/08/80.

SOLIDARNOSC n°4 du 25.08.80

Sommaire :

  • [Le monument aux ouvriers des chantiers navals tués en 1970|null].
  • Par quoi commencer – Club « Expérience et Avenir »
    (extraits d’un document du club « DiP », groupe
    informel de discussion comprenant des opposants et des membres du
    Parti).
  • Rapport du comité de Voïvodie du Parti Ouvrier Unifié Polonais de Gdansk au Comité Central ( brièvement
    commenté).
  • Poème
    anonymes sur la lutte

Le monument aux ouvriers des chantiers navals tués en 1970

 Le
projet de monument aux ouvriers des Chantiers Navals tués en
1970 est né le 14 août 1980, le premier jour de la grève
avec occupation des travailleurs des Chantiers Navals Lenine de
Gdansk. Le monument est une construction haute de 30 m, formée
de 4 croix se joignant par les bras et d’ancres sur le tronc commun.
Le chiffre 4 symbolise les premiers ouvriers des Chantiers Navals
tués en décembre 197O près de la porte 2 des
Chantiers Navals de Gdansk. Dans la symbolique nationale polonaise,
depuis un millénaire la croix est toujours le symbole de la
foi et du martyre, l’ancre au contraire – de l’espoir. En décembre
1970, on a crucifié cet espoir. La flamme sous les croix
représente la vie. Que ce monument reste dans la mémoire
de tous ceux qui voudraient nous réaliser ces symboles.

§§§§§§

Le
document dont nous publions ci-dessous un extrait présente les
idées de gens de différentes professions et de
différentes opinions. Ces gens ont créé en
novembre 1976, sous les auspices du Collège de l’Université
Libre Polonaise, le groupe de discussion « Expérience
et Avenir » (DiP). Hélas, l’activité normale
du groupe, dont l’unique but était une libre discussion sur
les affaires les plus vitales de notre nation et de notre État,
a été paralysée par les autorités. On a
ainsi diffusé parmi les participants au DiP une enquête
touchant les problèmes les plus importants de notre nation et
de notre État. Résultats de son travail, le groupe DiP
a élaboré deux documents : « Sur l’état
de la République et les voies menant à sa remise en
ordre » et « Comment en sortir ».
Ces documents, de même que celui dont nous publions un extrait,
non seulement tentent d’analyser la situation économico-politique
de notre pays, mais proposent des solutions sûres, sur
lesquelles les membres du DiP ont discuté valablement.

Suit
un texte du groupe Expérience et Avenir : « Par
quoi commencer »

§§§§§§

Nous
publions ci-dessous un texte confidentiel du secrétariat du
Comité de Voîvodie de Gdansk du Parti Ouvrier Unifié
Polonais au Comité Central. Dans ce texte, la situation qui
règne actuellement. sur le Littoral était présentée
et analysée. Dans ce tableau vu par les yeux des militants du
Parti des trois villes (Gdansk, Sopot, Gdynia) les accents sur le
dramatique embarras et le manque de contact de toutes les
organisations idéologiques et du Parti avec les ouvriers de la
côte Baltique dominent. Ce texte destiné au plenum du
Comité Central d’hier est, à notre sens, un appel aux
Camarades de Varsovie à la réflexion et se présente
comme la plus rapide, la plus efficace introduction à l’accord
avec les grévistes. Seul l’engagement de négociations.
réelles peut amener, selon l’appréciation du Comité
de Voîvodie de Gdansk du POUP, une chance de voir la grève
s’achever.

Suit
le rapport du Comité de Voîvodie du POUP au Comité
Central, signé par Henryk Bartoszewski le 24 août 1980

§§§§§§§

Recette
à la polonaise

Prendre ce qu’il n’y a pas
Ajouter du sel et du cumin
Ensuite mélanger avec ce
Qui manque momentanément sur le marché
 
Mélanger longuement et exactement
Comme on s’ennuie, on arrêter
Et le verser sur ce
Qui ne reste absolument pas chez nous
 
On peut le cuire soit en le faisant frire
Soit en le faisant rôtir à la broche
En l’enduisant de ce dont
On ne peut même pas rêver
 
Tout le monde chez nous fait cela
Pour chacun ça suffit
Sur cela justement se fonde
Le miracle économique polonais

Pour les femmes

Une fois chez le médecin arrive une femme
Monsieur le docteur, examinez-moi.
Vous vous trompez, je suis
Vétérinaire. En général je ne reçoit
Pas les humains. Monsieur le docteur, mais je
Me sens justement comme une bête.
 
Quand je me lève le matin, croyez-moi,
Je cours à travers la maison comme un chat énervé.
Je cours au travail comme un cheval au trot,
Je m’accroche à l’autobus comme un singe.
Je suis surmenée comme un âne,
Je suis chargée comme un chameau.
Je défends ma vie conjugale comme une lionne,
Quand je reviens le soir du travail.
Et quand je m’endors, au dessus de ma tête,
Mon mari chuchote – pousse-toi hibou.
Aussi peut-être avec un remède miraculeux,
vous me ferez redevenir un ÊTRE HUMAIN.

SOLIDARNOSC n°6 du 27.08.80

Sommaire :

  • De la salle des débats 𔃌 La rédaction (un compte-rendu des
    négociations de la veille). 
  • Communiqué
    commun entre la commission gouvernementale et le Comité
    Inter-entreprises de Grève.
  • Avec qui négocions-nous ? 𔃌 La rédaction.
  • La vois de la solidarité des syndicats français (l’intervention devant le MKS du délégué de la CFDT
    qui soutient totalement les grévistes)
  • Télégramme du syndicat des électriciens de Nouvelle-Zélande (Message de soutien).
  • Un concert aux chantiers navals de Gdansk
  • Que font les autorités ? 𔃌 La rédaction
  • Poèmes sur la grève

    Communiqué

    Le
    26 les négociations entre la Commission Gouvernementale sous
    la présidence du vice-premier ministre Miecislaw Jagielski et
    le praesidium du Comité Inter-entreprises de Grève sous
    la présidence de Lech Walesa se sont poursuivies aux Chantiers
    Navals de Gdansk. Pendant les négociations on a présenté
    les propositions sur la première revendication, touchant les
    syndicats. Un groupe d’expert a été désigné
    pour élaborer, avec la participation de représentants
    de la Commission Gouvernementale et du Praesidium du MKS, des
    matériaux dans le but de préciser l’idée de la
    première revendication. Les négociations ont été
    poursuivies aujourd’hui.

    Texte
    rédigé en commun par les portes-parole de la Commission
    Gouvernementale et du Praesidium du MKS
    le
    26.08.80
    à 15h30.

§§§§§§

Avec qui négocions-nous ?

Messieurs !
Vous négociez avec d’autres gens – pas avec ceux qui en
décembre 1970 a la question « Nous
aiderez-vous ? » ont répondu « Nous
vous aiderons ! ».

Nous
sommes différents surtout parce qu’en étant unis nous
avons cessé d’être impuissants.

Nous
sommes différents parce que depuis 30 ans on nous a appris que
les promesses ne sont pas tenues.

Nous
sommes différents car nous avons compris qu’en parlant du
rétablissement : économique on pense à nous
tromper.

Avec
qui négocions-nous ? – nous avons mis cette question en
titre. La réponse. semblerait simple : avec la Commission
Gouvernementale. Avec le vice premier ministre de la Pologne. Peut-il
y avoir quelqu’un de plus compétent ? Cependant dans la
salle des débats la plus grande partie des paroles prononcées
par monsieur le premier ministre était « je ne sais
pas, je ne m’occupe pas de ces choses là, je n’ai pas eu le
temps de m’informer ». On est arrivé à cela
quand à la question de l’un des membres du Praesidium du MKS
« Avez-vous lu Trybuna Ludu d’hier »,
Jagielski répondit « Je n’ai pas eu le temps ».
Franche réponse ! La salle accueillit cette franche
réponse par un éclat de rire. Est-ce que monsieur le
premier ministre s’en tient seulement à de telles « franches »
réponse ?…

La
création de syndicats libres est la demande fondamentale des
gens que le MKS représente, le dialogue sur ce thème
semble extrêmement particulier. Voici un représentant du
MKS qui dit : « nous Voulons des syndicats libres ».
Le vice-premier ministre Jagielski répond : « d’accord,
nous aussi nous sommes pour la modernisation du mouvement syndical ».

Le
MKS répète avec obstination : « nous ne
voulons pas une modernisation des anciennes structures syndicales
sclérosées ».

Jagielski
répond : « bien sur tout cela s’entend,
mettons-nous d’accord sur les principes selon lesquels la
réorganisation des syndicats s’effectuera ».

Cela
rappelle la discussion de la vieille femme et du grand père
dans le conte de Mickiewicz « Tondu, rasé ».
La vieille femme – tondu, le grand père – rasé. Le
grand père s’énerva et noya la vieille femme. En se
noyant elle fait un mouvement des doigts comme des ciseaux – tondu.
Cette petite digression ne suggère pas bien sur que quelqu’un
noiera l’autre. Revenons toutefois à notre affaire.

Le
dialogue, à vrai dire deux monologues séparés,
fut commenté dans la salle par des ouragans d’explosions de
rire. Quelle modernisation ? Quelle rénovation ?
Pourquoi monsieur le premier ministre n’entend-il pas ce que dit le
Praesidium du MKS ? Pourquoi n’entend-il pas le rire, le rire
sincère et spontané qui vient du coeur des gens amusés
rassemblés dans la salle des débats.

L’atmosphère
dans cette salle est complètement différente qu’il y a
quelques jours. On change beaucoup. De plus en plus fréquemment,
les gens rient tout simplement. Franchement !

On
pourrait se demander : « comment sont reçues
les paroles de monsieur le premier ministre qui en rappelle
continuellement la franchise et la véracité ? »
La réponse est uniquement : « plus le premier
ministre rappelle fréquemment sa franchise, plus un rire franc
saisit les gens rassemblés dans la salle des débats ».

Est-ce
que monsieur le premier ministre n’a effectivement rien vu des tracts
calomniant les ouvriers en grève diffusés dans les
trois villes (Gdansk, Sopot, Gdynia) ???

Est
ce que monsieur le premier ministre ne sait réellement rien
des fréquents passages à tabac et détentions par
la milice et le Service de la Sécurité des personnes
liées à l’opposition démocratique dans tout le
pays.

Il
reste à poser une question : « QUE SAIT NOTRE
PREMIER MINISTRE ? !!!!!!!!!

Encore
vendredi, des tracts signés par le Comité de Voîvodie
du Front d’Unité Nationale ont été répandus
dans la ville avec le texte suivant : « Les personnes
participant aux grèves n’en subiront aucune conséquence
si elles n’ont pas commis d’actes enfreignant les lois de la
République Populaire de Pologne. »


Aujourd’hui personne ne s’étonnerait d’un tract au contenu
suivant :

« LES
PERSONNES QUI GOUVERNENT N’EN SUBIRONT AUCUNE CONSÉQUENCE SI
ELLES N’ONT COMMIS AUCUN ACTE NON CONFORME A LA VOLONTÉ ET AUX
INTÉRÊTS DES OUVRIERS POLONAIS ! ! ! ! ! »

La
RÉDACTION

_

Télégrammes
du Syndicat des Électriciens de Nouvelle Zélande

Le
Syndicat des Electriciens de Nouvelle Zélande vous donne son
appui qui vient du coeur, à vous et à tous les
ouvriers, dans votre lutte pour la création d’un mouvement
syndical polonais libre et indépendant. Votre lutte pour la
justice sociale et économique trouvera l’appui de tous ceux
qui aiment la liberté dans le monde entier.

Concert
aux Chantiers Navals de Gdansk

Le
25.08.80 un concert de SOLIDARITÉ d’artistes de Gdansk a eu
lieu aux Chantiers Navals Lénine de Gdansk. Des oeuvres de
Chopin et de Moniuszko ont été jouées. Ont pris
part à ce concert : Elwira Hodinarowa – piano ;
Elzbieta Hornung – chant ; Jan Gdaniec – chant ; Adolf
Malinowski – présentation.

Ce
concert a été chaleureusement accueilli par près
de mille personnes.

Que font les autorités ?

Le
Comité Inter-entreprises de Grève a posé comme
condition préliminaire au commencement des négociations
le rétablissement des communications téléphoniques.
Pourquoi la réalisation de cette revendication a-t-elle été
reconnue si importante ?

Et
bien dès le début de la continuation des grèves
sur le littoral les autorités se sont efforcées – et
à ce niveau elles l’ont dissimulé – « d’isoler »
le reste de la Pologne d’une information quelconque sur se qui se
passait vraiment sur la Côte Baltique.

La
presse publie des articles mensongers, la radio et la télévision
se taisent ou bien désinforment Dans cette situation, une
bonne liaison téléphonique serait une mesure
préventive. Les grévistes pourraient informer leurs
connaissances dans d’autres villes sur la situation réelle sur
le Littoral. Des informations vraies paraîtraient aussi dans
les publications hors de portée de la censure.

Que
font les autorités ? Elles interrompent la liaison
téléphonique, et elles arrêtent les militants de
l’opposition qui diffusent des informations sur les grèves.

Depuis
le 19.08.80 on a arrêté à Varsovie 25 personnes –
et ce sont à coup sûr des informations incomplètes
– membres et collaborateurs du Comité d’Autodéfense
Sociale « KOR », rédacteurs des
publications indépendantes « Robotnik »
et « Placowka », intellectuels s’étant
solidarisés avec l’action des ouvriers. Comme la milice peut
arrêter une personne pour 48 heures sans mandat, une partie des
personnes – J. Kuron, W.Luczywo, H.Wujec, J.Sreniowski, J.
Litynski,
D.Kupiecki,
A.Michnik – a été transférée après
l’écoulement des 48 h dans un autre commissariat. Ces
personnes séjournent depuis une semaine dans les commissariats
de la milice. Deux personnes – H.Wujec et J. Sreniowski – ont
réussi à s’enfuir pendant le transport grâce à
des circonstances fortuites.

On
ne peut pas communiquer par téléphone avec
l’appartement des membres de l’opposition démocratique.

Il
en est de même dans les autres régions du pays. On a mis
aux arrêts chez lui Zdzislaw Mnich de Bielsko-Biala, il a été
interrogé plusieurs fois. La raison en était qu’on
voulait maintenir secrète l’information que l’entreprise FSM
de Bielsko-Biala était en grève.

Il
est arrivé de même à Stefan Kowalczyk, mineur de
Nowa Ruda, Waclaw Mojek de Tarnow, Stefan Siekanowicz de Gorzow
Wielopolski, Ludwik Werla de Wroclaw. A Cracovie, on a passé à
tabac Pawel Witkowski et Wojciech Sikora, à Torun Stanislaw
Smigel et Konrad Turzynski. Ce sont des militants de l’opposition
démocratique.

En
gardent les militants de l’opposition derrière les barreaux
des prisons, les autorités pensent garder secrètes,
derrière les grilles de la censure, les informations sur la
situation sur la Côte Baltique. Y sont-elles parvenues ?

La
Rédaction


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