La Presse Anarchiste
Slogan du site
Descriptif du site
Le Libertaire n°2 (15 février 1945)
Anniversaire : Louise Michel
Article mis en ligne le 9 février 2007
Visites : 685 - Popularité :
18%
logo imprimer
Il y a quarante ans, le 10 janvier 1905, celle qui fut pour ceux qui la connurent, « la bonne Louise », et pour ceux dont la connaissance de la vérité est liée au contenu des journaux bien-pensants et réactionnaires, « la pétroleuse », Louise Michel mourait, dans une pauvre chambre d’hôtel de Marseille, d’une pneumonie contractée au cours d’une tournée de conférences. Cette mort était le symbole de son existence, consacrée tout entière à notre idéal. Cette fin était le couronnement de la tâche de ce pionnier, de cette militante de la lutte armée contre tous les pouvoirs oppresseurs, de cette propagandiste infatigable qui était encore un « cerveau » et un « cœur ».

Combien peu se la représentent, aujourd’hui, telle qu’elle fut ? On s’en tire — ou on s’en débarrasse — trop souvent par cette attitude de « réaliste » que l’on croit être envers la « romantique que l’on imagine qu’elle fut. Le plus souvent, cette attitude est dictée par l’ignorance. Certes, malgré la répression et la haine, on trouvait encore, en ce temps, du désintéressement et de la bonté. Et chez elle, ces qualités, aujourd’hui dédaignées, prédominaient, mais elles n’étaient pas tout. Celui qui veut la connaître, qu’il ne lise pas seulement ses écrits, s’il les trouve, qui, à part ses « Mémoires », qui s’arrêtent d’ailleurs à 1885, et sa « Commune », ne lui donneront qu’une vue fragmentaire et incomplète de ses préoccupations, de son idéal et surtout de son action. Qu’il se penche plutôt sur sa vie et, s’il possède un cœur ardent et désintéressé, il y trouvera une Vie, une vraie, bien remplie et non une suite de jours, une Vie faite d’absolu, d’idéal, consacrée jusqu’à la mort même, à 70 ans, à la cause de notre Révolution. De l’enfant à l’éducatrice, de l’infirmière de la Commune à la combattante des barricades du désespoir, de l’orateur à l’écrivain, de la militante à la femme, il ne verra pas une seconde de cette existence qu’elle n’ait employée à une connaissance plus parfaite de soi-même, à un don total pour l’émancipation matérielle, intellectuelle et morale de l’homme.

Nous aurons prochainement l’occasion de revenir sur cette vie, de montrer l’actualité de son enseignement. Aujourd’hui, qu’il nous suffise, en ce quarantième anniversaire de sa mort, de rappeler son souvenir à ceux qui l’aiment, d’éveiller la curiosité de ceux qui l’ignorent ou la méconnaissent. Et d’évoquer aussi cette libertaire, cette anarchiste qui, par son courage comme par son abnégation, par ses souffrances comme par ses sacrifices, par sa bonté comme par son honnêteté survit, après quarante ans, aux juges qui la condamnèrent, aux ministres qui la gracièrent et dont elle refusa l’aumône dérisoire, et enfin aux lâches qui essayèrent de la salir.


Mots-clés associés

Dans la même rubrique

Communiqué
le 9 février 2007
S.I.A.
le 9 février 2007
Camarades du bâtiment, attention !
le 9 février 2007
Réformes de structure ou institutions nouvelles ?
le 9 février 2007
Entre nous
le 9 février 2007

Évènements à venir

Pas d'évènements à venir


Site réalisé sous SPIP
avec le squelette ESCAL-V3
Version : 3.87.89
Version Escal-V4 disponible pour SPIP3.2