La Presse Anarchiste
Slogan du site
Descriptif du site
L’imprimé, la scène, l’écran
Article mis en ligne le 18 mai 2008

par Den, E. Armand
Visites : 681 - Popularité :
6%
logo imprimer
P. V. BERTHIER : Joselyne et son Million (Ed. de l’auteur, 35 fr.). — Amusante satire des formalités compliquées qu’exige ou exigeait la « loà » pour les reconnaissances d’enfants, les héritages etc. Cela se lit avec facilité, le style est rapide, l’action ne chôme pas, les péripéties se succèdent, les morts vont vite. Le Berry, Paris, la province, l’Amérique du Sud servent tour à tour de toile de fond. L’ingratitude, l’entêtement, l’amour jouent leur rôle, pas toujours plaisant en ce qui concerne ce dernier. Nous ne pouvons nous empêcher de nous apitoyer sur le destin de Fanchette et tout de suite Joselyne a conquis notre sympathie. Enfin tout finit par s’arranger comme il convient. Le conte qui suit « Le Petit qui se faisait attendre » ridiculise les médecins. Molière aurait pu en tirer un sujet. de comédie. (E. Armand)

JEAN SOUVENANCE : Ce qui fut. (Ed. de l’auteur, Ar. Peuch, Tertre Aube, St-Brieuc, 60 francs). — J’ai lu ces souvenirs avec beaucoup d’intérêt et, je l’avoue, de sympathie. Le pacifiste Jean Souvenance s’y dévoile sans craindre qu’on lui reproche sa sensibilité. Il est l’un de ceux qui ne se croient pas obligés de prendre le dernier métro, comme l’a écrit, quelque part Aldous Huxley. Il ne renie pas père et mère, sous prétexte que forcément tout ce qui se relative à la famille doit être rejeté. Tout simplement, il s’entendait avec les siens, ce qui ne l’a pas empêché d’accomplir une activité « hors série ». De la lecture de Ce qui fut s’échappe comme un réactif, une révolte contre une société brutale, un monde indélicat qui ne sait plus parler le langage du cœur. (E. Armand)

LOUISE MARTIAL : Sauvetage, roman (« L’Amitié par le Livre »). — Dans ce petit roman de 150 et quelques pages, c’est d’un double sauvetage qu’il est question. Une fillette dont le père est disparu en mer, dont la mère est déséquilibrée, est devenue chef de famille à l’âge où elle aurait eu encore grand besoin d’être guidée. Malgré ses allures garçonnières, ses mœurs plus ou moins scandaleuses, elle éprouve un amour profond pour un camarade plus sérieux que les autres ; celui-ci repousse ses avances et la dédaigne. De désespoir, elle tente de se noyer. Un capitaine en retraite la ramène a la vie : premier sauvetage. Le second est plus difficile à réaliser : à force de compréhension, de bonté, de dévouement, il réussit à faire reprendre goût à l’existence a la pauvre âme désemparée. Au moment ou la presque totalité des ouvrages littéraires est consacrée à des souvenirs de guerre, à la violence, à la haine, cette œuvre modeste est une sorte d’oasis où on a plaisir à se reposer. (Den)


Mots-clés associés

Dans la même rubrique

Évènements à venir

Pas d'évènements à venir


Site réalisé sous SPIP
avec le squelette ESCAL-V3
Version : 3.87.89
Version Escal-V4 disponible pour SPIP3.2