Quelques données fondamentales 2e version, avortée, décembre 1968

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— Les structures de toutes les sociétés actuelles sont essentiellement étatiques et ne peuvent se maintenir que par l’autorité et la violence. Cette violence peut revêtir des formes répressives bru­tales lorsque les circonstances la contraignent à se dévoiler mais elle est permanente dans sa forme oppressive en utilisant les formes de conditionnement, d’aliénation, de contrainte, plus subtiles mais aussi écrasantes pour l’individu.

— Les anarchistes proposent une société sans autorité où la vio­lence ne se manifesterait plus dans les rapports sociaux. Ils pré­conisent la disparition de l’Etat et du profit, principaux obstacles à la construction d’une société où toutes les facultés créatrices de l’individu pourraient se manifester par la gestion directe de la vie individuelle et collective.

— En opposant la violence à la violence, on la légitime et de toute façon, devant le gigantisme actuel des forces répressives et la mise en condition psychologique, la violence insurrectionnelle paraît impuissante à mettre en place une société libertaire.

— Les méthodes non violentes paraissent être le moyen d’action le plus conforme aux théories anarchistes : elles constituent une force qui permet d’éviter les conséquences autoritaires de la violence révolutionnaire.

— Nous préconisons l’action directe non violente sans craindre l’illé­galité (sans nous soucier de la légalité). Nous estimons que la participation à notre groupe implique l’adhésion aux idées anar­chistes et l’emploi de la non‑violence tant dans l’action sociale que dans le comportement individuel.

— Contestation globale, désobéissance civile, création de structures parallèles (information, production, distribution) sont des élé­ments propres à faire aboutir à la Fête révolutionnaire et il n’est de révolution que celle qui est une fête.