La Presse Anarchiste
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Noir & Rouge n°3, automne 1956
Dans notre courrier
Article mis en ligne le 21 mars 2007
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Ceci n’est pas une tribune libre.

Les passages de lettres de lecteurs que nous publions dans cette rubrique n’engagent en rien notre organisation, ni le groupe responsable de « Noir et Rouge ».

Nous les publions dans la mesure où nous croyons qu’ils présentent matière à réflexion, à discussion ou à étude ou bien qu’ils posent un problème, constituent une critique ou une suggestion.

Dans ces conditions, nos camarades ne doivent pas s’émouvoir s’il nous arrive de publier des lignes en contradiction avec l’orientation anarchiste-communiste.

Nous ne pensons pas utile de les faire suivre d’une « réponse ». (Nous répondrons directement à tous nos correspondants.)

D’un camarade de Seine-Maritime

(…) Suppose que ces grèves du type août 53 éclatent en France, jointes au mécontentement de la guerre d’Algérie, et à toutes les désillusions venues après les élections, suppose aussi que tous les syndicats brisent toute idée de mouvement général, que ces grèves dégénèrent en insurrection et que, chassant les socialistes-traîtres et se refusant à être les valets du P.C (dont ils seraient, néanmoins forcés de tenir compte), des militants révolutionnaires établissent un régime comme nous l’entendons. Étant donné l’état d’esprit de la population, pourrions-nous. faire autrement que de rétablir un « État » et même de promettre des élections où nos ennemis auraient toutes leurs chances ? Et si nous n’établissions pas cet « État », entrant immédiatement en relation diplomatique avec les autres, serait-il possible d’empêcher une intervention armée étrangère qui nous chasserait du pouvoir ? Non. Par conséquent, il faut bien reconnaître qu’il nous faudrait traiter avec les États étrangers. Et comme il est évident que dans ce cas, nous aurions fait aucun progrès réel sur le régime précédent, je conclus (hâtivement et sans doute sans y avoir songé assez longtemps) : « pas moyen de faire une véritable révolution libertaire si elle n’est pas internationale. » Mais alors, par voie de conséquence, je suis obligé d’admettre qu’en Russie n’aurait pu exister un véritable régime communiste, ignorant les autres États. (…)

D’un camarade du Haut-Rhin

(…) Je vous approuve d’étudier dès maintenant la question de la lutte armée. Mais je pense qu’il serait bon de compléter vos analyses par l’examen des difficultés que pose l’organisation économique et administrative d’une société libertaire. Votre travail, actuellement, est surtout un travail de pénétration et de préparation : la préparation des militants aux problèmes de la vie économique doit reposer effectivement sur les unions de producteurs et de consommateurs, et non sur une quelconque technocratie. (…) La grande défaillance du socialisme, de tous les socialismes est d’avoir dans leur prétention à être scientifiques, négligé au nom des sciences du siècle dernier, des sciences nouvelles d’une portée considérable, comme la psychologie, et même, dans une certaine mesure, la sociologie moderne. « De même que l’économie politique fut la science révolutionnaire des temps totalitaires le socialisme ne pourra plus s’en passer sans se dégrader et se réduire à une sorte de stérilité »… (V. Serge, p. 75)


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