L’Autonomie Individuelle n°5 (septembre/octobre 1887)
La décadence bourgeoise
Article mis en ligne le 6 mai 2009
dernière modification le 5 juin 2009

par Deherme (Georges)

Après ce coup d’État la bourgeoisie ôta tout à fait son masque. Le 9 Thermidor, qui avait été fait, avec le consentement et l’aide du peuple, contre le despotisme de Robespierre, consolida les bases du despotisme ploutocratique.

Si la bourgeoisie s’enrichit et se constitue en classe dirigeante, le peuple, lui, meurt de faim. Le Maximum, qui avait un peu enrayé l’agiotage des accapareurs, est aboli par ceux-ci devenus les maîtres tout-puissants.

« Paris, au printemps de l’an III, offrait un triste contraste entre l’opulence de quelques-uns et la misère du plus grand nombre. Les agioteurs et les spéculateurs, qui faisaient fortune par le jeu sur les assignats ou par les fournitures aux armées, étalaient un luxe dont l’aspect augmentait encore l’irritation des classes pauvres. Le 27 Ventôse, une grande foule vint demander du pain à la Convention. [1]

G.D. (à suivre)