La quinzaine sociale Propagande antiparlementaire

, popularité : 5%

Un Comité Révolutionnaire Antiparlementaire s’est constitué en vue de la prochaine période électorale. Par la motion suivante, il a défini l’esprit de son action :

« Les révolutionnaires antiparlementaires, considérant

« 1° Que l’action parlementaire, même lorsqu’elle semble battre en brèche l’organisation sociale actuelle, la consolide toujours par ailleurs ;

« 2° Que si les réformes partielles sont décrétées par un Parlement, elles ne sont jamais obtenues en réalité que par une action directe et extra-parlementaire ;

« 3° Que l’action parlementaire est, par essence même, contradictoire et néfaste à l’action directe, dont elle détourne fatalement les attentions et les énergies ;

« Rappellent aux travailleurs qu’ils ne doivent attendre leur émancipation totale ou une amélioration quelconque de leur sort que d’eux-mêmes, de leurs propres efforts, de leur seule initiative, et non de l’intervention miraculeuse d’un tiers, leur élu, quel qu’il soit, à quelque parti qu’il appartienne, de quelques principes qu’il se réclame ;

« Les engagent à retirer leur confiance aux partis parlementaires et de gouvernement, à se désintéresser absolument des luttes électorales, stériles et vaines, à orienter leur activité vers les luttes économiques, à prendre leur place dans les syndicats et à y propager l’esprit et les méthodes révolutionnaires.

« Les antiparlementaires révolutionnaires proclament en outre la nécessité pour tous d’entrer dans les groupes d’action et d’éducation révolutionnaire déjà existants et de constituer ces groupes là où ils n’existent pas. »

Voici la constitution de ce Comité :

M. Almereyda, Ardouin père, Ardouin fils, Auguste Bertrend, Charles-Albert, H. Combes, A. Delannoy, Ch. Desplanques, G. Durupt, André Girard, Maurice Girard, Grandjouan, Jean Grave, Harmel, Jacquart, E. Laval, F. Marie, R. de Marmande, L. Matha, E. Merle, P. Monatte, E. Peronnet, M. Pierrot, Silvaire, Thuilier, E. Tissier.