Liaisons

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— PARIS : un collectif libertaire, largement ouvert et auquel ont participé la TAC, le groupe libertaire du Pré-Saint-Gervais, l’ORA Paris, C.A. Paris, des camarades du GAEL, de La Lanterne Noire, et des objecteurs, s’est constitué. Ce collectif est intervenu lors de la manifestation de soutien aux « antimilitaristes ». Le problème de la solidarité avec les camarades emprisonnés a aussi été abordé. La question qui se pose à l’heure actuelle est de savoir comment le collectif peut continuer à fonctionner, et sur quelles bases communes.

— À TOURS s’est tenue une réunion entre des camarades de l’Anarcho (Niort, Poitiers, Tours, Le Mans) de La Lanterne Noire, et de Bordeaux ; échange de vue sur le mouvement étudiant, sur l’anti-militarisme, et sur la circulation de l’information, de la discussion, entre les différents groupes autonomes qui refusent d’adhérer à la F.A., à l’ORA, ou aux différentes variantes de l’anarcho-syndicalisme ; il a été décidé d’utiliser l’Anarcho pour les débats de fond, et que pour les informations immédiates, pratiques, les camarades du Mans se chargent de recueillir les stencils tapés, ou les textes à 50 exemplaires, pour les réexpédier aux groupes qui en feraient la demande.
— PARIS : après La Lanterne Noire, Dissidence, Interrogation, une nouvelle revue anarchiste : POUR, éditée par l’O.R.A. (33, rue des Vignoles, 75200 Paris — Mentionner « POUR »),

Au sommaire du premier numéro :
— être communiste libertaire en 76 ;
— classe ouvrière et syndicat ;
— bilan de la pratique syndicale à la S.N.C.F  ;
— autogestion et division du travail ;
— crise de l’extrême-gauche et vogue de l’ultra-gauche ;
— revendications nationales et dialectique de classe ;
— imprimerie Chauffour.

« la situation est nouvelle. Déjà un débat s’est engagé dans cette gauche ouvrière, encore timidement, un début de recherche d’expression politique du nouveau mouvement de masse… l’ORA a pris l’initiative de cette revue.., avec la volonté de ne surtout pas limiter la rédaction à ses seuls militants. »

Des camarades de La Lanterne Noire se sont réunis avec le collectif qui anime cette revue ; il en est ressorti qu’il était possible d’entamer une collaboration entre les deux revues (dont les objectifs ne sont pas identiques) sous forme de réunions ouvertes, sur des thèmes précis et préparés à l’avance, avec des camarades extérieurs aux deux groupes, et dont le résultat donnerait lieu, si l’intérêt l’exige, à des publications communes.

Le thème de la contradiction (que nous vivons tous) entre nos positions anti-syndicales et le fait que nous arrivions assez mal à nous dégager des syndicats dans nos lieux de travail (en y étant ou bien en refusant tout militantisme) a été retenu. La date n’a pas encore été fixée. Autre thème : l’organisation (bien entendu !).

Cette collaboration ne supprime pas nos divergences avec l’ORA :
— quant à la plateforme d’Archinov (que nous jugeons bolchévisante),
— quant à la stratégie de ces camarades, que nous croyons trop à la remorque du gauchisme, et réactionnel face à l’immobilisme des organisations traditionnelles.

Ces thèmes, à propos desquels il n’y a aucune unanimité à La Lanterne Noire, seront abordés dans le prochain numéro.