En Russie

, par  Novulo , popularité : 3%

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Dans « The World », Emma Goldman fit paraître 10 articles contre le gouvernement des Soviets. Elle reçut pour ces articles une somme inconnue et « The World » reçut encore plus pour la réclame qu’il fit avec. Les articles incriminaient les Soviets pour quelques erreurs faites au moment de la « transformation » et aussi plus fortement pour l’arrestation et l’emprisonnement d’amis anarchistes. Cette affaire est regrettable…

Géo Williams, des I.W.W. est revenu de Moscou, et il a édité un pamphlet contre les Soviets. De même qu’Emma Goldman, il ne donne pas de solution au problème mais dans ce pamphlet, il y a un passage très intéressant pour nous, travailleurs espérantistes [2], c’est le suivant : il assista au congrès de la 3e Internationale et il se plaint, à cause des mauvaises traductions du russe en français, de l’allemand en anglais. Il constate que la traductrice de langue russe ne sait pas plus l’anglais qu’une petite fille de New York de naissance étrangère logeant ici depuis 6 mois. Il dit que les linguistes tels que les Russes – qui connaissent bien le russe, l’allemand et le français, voire même quelques-uns qui connaissent l’anglais – peuvent bien comprendre les décisions des congressistes mais ni les Anglais ni les Français ne travaillent pour apprendre d’autres langues. Après ces justes plaintes pour cette affaire, il oubli de solutionner le problème suivant notre point de vue, car nulle part dans sa brochure, il ne parle que par l’espéranto les travailleurs anglais et français peuvent très bien converser et discuter les plus importantes questions de la classe ouvrière

Cependant Bill Hay Wood de l’« I.W.W. » et Andreytchine, le secrétaire, restent en Russie très contents ; au mois de mars un groupe de plus de 100 membres de l’« I.W.W. » sont partie en Russie bien pourvus d’argent et de choses nécessaires.

Novulo

(traduit de l’espéranto, n° de juillet de Sennacieca Revuo par Petro Filliatre.

Nous demeurons neutres dans la querelle ido-espéranto. Nous connaissons le premier et allons apprendre le second… (P. Bergeron).

[1article publié sans titre

[2L’auteur espérantiste parle naturellement ainsi. Mais le passage en question est tout aussi intéressant pour les idistes. À quand l’accord ido-espéranto ? (note de P. Bergeron).