Romance d’après-guerre
Article mis en ligne le 16 juillet 2020

Des « planistes » d’outre-Manche ont proposé à l’administration compétente de douer chaque citoyen d’un « numéro d’enregistrement ». À l’ouïe de cette nouvelle, un humoriste anglais a imaginé le poème (?) ci-dessous qu’il a dénommé romance d’après guerre (la traduction sans être littérale, rend exactement le sens de cette fantaisie).

Lorsque 6 473 238
S’agenouillant avec la ferveur d’un amant,
Supplia : « Veux-tu être la compagne de na vie,
 » ô toi, ma 49 263 bien-aimée ? »
Rougissante, elle fixa le parquet,
Et murmura : « Oui, mais il nous faut
L’assentiment de 5834
Et la bénédiction de 69 532
 
C’est ainsi que 6 473 238
Convola en justes noces avec la jolie 49 263.
L’union fut heureuse
Et le jour anniversaire du mariage,
49 263 dit à son époux :
« 6 473 238 chéri.
Il faudra nous procurer un berceau,
Puis trouver un nom pour le futur citoyen.
Lequel choisis-tu, sans plus attendre ? »
 
Et sur le champ,
Le futur père s’écria : « 89 326 »