Lu-vu-entendu
Article mis en ligne le 1er août 2020
Le « Penthouse » de Londres, ayant institué un débat sur les châtiments corporels appliqués aux enfants et adolescents, a reçu de nombreuses lettres de lecteurs. En voici une :

Je suis le père d’une nombreuse famille : sept fils et trois filles. J’ai toujours été un amateur résolu du châtiment corporel.

Au cours de l’année dernière, j’ai dû corriger ma fille de dix-sept ans pour ivresse habituelle, actes de grossière indécence et assauts sauvages et brutaux contre des hommes non consentants.

L’idéal serait de corriger les filles en privé. Dans le cas de ma fille, c’est impossible, car elle mesure six pieds trois pouces (1,90 m) et pèse plus de 266 livres (111 kg).

La punition a lieu dans le garage, toute la famille étant réunie pour maintenir la fille étalée en travers du capot de la voiture.

Nous sommes tous grands et forts, dans la famille. Je mesure moi-même six pieds et quatre pouces (1,94 m). Quant à mon poids, j’aime mieux ne pas en parler. Certains de mes fils sont encore plus costauds que moi.

Jusqu’ici, nous n’avons pas eu à demander main-forte aux voisins, mais cela pourrait arriver, car ma fille grandit encore.

Elle reçoit de sept à dix coups d’un maillet dont la tète est enveloppée dans un gant de boxe. Elle garde ses vêtements et sous-vêtements ordinaires.

Ce n’est pas très efficace, car les coups arrivent fortement amortis. Quand elle était plus petite, je pouvais la fesser sur mes genoux avec un soulier des surplus de l’armée ou avec une pelle à charbon, idée qui m’avait été suggérée par un film de John Wayne.

Ce n’était pas non plus très efficace et ne faisait que l’exciter davantage encore.

Je suis fort intéressé par l’idée de l’appareil à fesser américain décrit par M. Francis dans la lettre que publie votre dernier numéro. Je vous serais très obligé de me communiquer les instructions permettant d’en fabriquer un.

Stephen Bumpstead,
Little Basin Lane,
Basingstoke.