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La Revue Anarchiste n°1 (décembre 1929)
À propos de Corydon
Réflexions sur la sexualité
Article mis en ligne le 29 octobre 2007

par Ixigrec
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Le
livre d’André Gide, sur lequel je ne m’étendrais pas
autre mesure vu son manque d’objectivité, a ceci de
particulier qu’il a tenté d’aborder le problème de la
sexualité par le côté naturaliste en essayant de
démontrer la fragilité de l’instinct sexuel, l’absence
d’intentions reproductrices des êtres, et leurs besoins de
soulagement sexuels plus ou moins voluptueux amenant ultérieurement,
sans aucune intention finaliste, la fécondation de la femelle.
Partant de cette constatation que la femelle n’est fécondable,
et ne supporte le mâle, qu’à certaines époques
alors que celui-ci est toujours apte à l’acte sexuel (ce qui
nest pas très exact) l’auteur en déduit
qu’il faut bien que les mâles se satisfassent entre eux. La
pédérastie est donc l’acte naturel par excellence
d’après lui. D’autre part l’acte sexuel étant quelque
peu hasardeux et incertain, puisque André Gide soutient que
linstinct sexuel n’existe pas, il faudrait, pour assurer
la perpétuation des espèces, que le nombre des mâles
soit en proportion d’autant plus grande que la précision de
cet instinct est d’autant plus réduit. Autrement dit, le
nombre des mâles croît en proportion de l’incertitude de
l’instinct sexuel. Les espèces chez lesquelles cet instinct
est précis n’ont pas besoin d’un grand nombre de mâles,
puisqu’il y a fécondation certaine. Celles chez lesquelles cet
instinct est peu prononcé ne peuvent survivre que par un
nombre considérable de mâles parvenant, tant bien que
mal, à féconder les femelles. Il en résulte
alors un choix des femelles sélectionnant les beaux mâles,
alors que ceux-ci se contentent indifféremment de n’importe
quelle femelle. Comme déjà chez les mâles, la
puissance vitale, ne se dépense point en procréation
mais en production superflue (beauté, intelligence, et) cette
sélection accentue encore les différences entre les
mâles et les femelles. L’auteur nous dit encore que chez
l’espèce humaine le choix s’effectue par l’homme qui,
choisissant les plus belles femmes, transmet à ses fils et
filles la beauté de la mère.

André
Gide termine en montrant les plus belles périodes
intellectuelles de l’histoire liées aux manifestations
homosexuelles et conclut en montrant les avantages sociaux de la
pédérastie, assurant la paix dans tous les mariages par
le respect de toutes les femmes, uniquement considérées
comme reproductrices.

Parmi
les multiples contradictions de l’auteur nous pouvons retenir les
suivantes :

Il
dit par exemple quelque part que l’amour chez les animaux n’existe
pas, que c’est une invention humaine et que la pédérastie
pure peut aboutir à la chasteté, alors que toute la
première partie de son livre s’évertue à
démontrer les besoins sexuels des mâles. Il est bien
évident que si les exemples des animaux n’étaient point
applicables à l’homme, il serait inutile d’en faire une aussi
longue citation. Il en est de même de son affirmation
concernant le choix des mâles par les femelles et
l’indifférence des attraits de celles-ci pour ceux-là.
Outre que cette affirmation, est totalement fausse pour des animaux
tels que les chevaux, les singes, les chiens qui ont des attirances,
des répulsions et des préférences, tout comme
les humains, il est évident que l’exemple animal ne saurait
rien valoir pour l’humanité, puisque l’auteur sépare
son espèce des autres. Il faudrait ensuite qu’il explique
comment le choix est passé dans le sexe opposé chez
l’homme. De même affirmant que la femme n’est point belle et ne
doit son charme apparent qu’à sa parure (comment peut-elle
alors transmettre de la beauté !) il cite quelques
exemples d’hommes très beaux qui furent totalement pris pour
des femmes. Ce qui est, certainement, le meilleur hommage que l’on
puisse rendre à la beauté féminine. Comment
aussi expliquer que la mère puisse transmettre sa beauté
à son fils, et que le père ne puisse transmettre son
intelligence à sa fille !

Enfin
ce petit choix arbitraire de quelques menus faits (plutôt
malheureux), pris dans l’immensité des faits relatifs à
la vie des êtres, est par trop tendancieux. Pour dégager
une véritable loi biologique, ou une évidence sociale
il faut autre chose que des affirmations basées sur de rares
observations.

Pour
faire défendre un effet d’une cause il faut que partout et
toujours, dans toutes les circonstances les mêmes antécédences,
les mêmes successions ou coexistences de faits se manifestent
dans un ordre tel que l’absence ou la présence d’une chose
indique, indubitablement, l’absence ou l’apparition d’une autre. Si
nous constatons, au contraire, que cette chose coexiste avec quantité
d’autres choses variables, changeantes, et nullement nécessaires
à son apparition, nous devrons chercher ailleurs d’autres
causes explicatives. C’est ainsi qu’il faudrait démontrer
qu’aucune puissante manifestation humaine ne peut se réaliser
en dehors de la pédérastie et que la sûreté
de l’instinct sexuel est toujours liée à la réduction
des mâles. La première affirmation exige qu’à
travers le temps et l’espace, en tous temps et en tous lieux, dans
toutes les races, dans toutes les civilisations ; des débuts
même des temps préhistoriques à nos jours,
l’intelligence, la force, le courage, l’audace, l’invention,
l’observation, le génie aient été tributaires de
la pédérastie et ne se soient jamais manifestés
hors de son influence. Une telle affirmation dépasse,
singulièrement, l’œuvre superficielle de l’auteur.

De
même la précision de l’instinct sexuel devrait toujours
dans toutes les espèces animales coïncider avec la rareté
des mâles. A. Gide croit pouvoir le démontrer en citant
la mante religieuse dont l’instinct sexuel du mâle est assez
précis pour permettre à lespèce de
se perpétuer malgré la rareté des époux
dévorés par les femelles. Comme de l’aveu de l’auteur
certaines femelles dévorent jusqu’à sept mâles il
faut inévitablement que ceux-ci soient bien plus nombreux que
les femelles ; ce qui détruit nettement la thèse
invoquée. Il en est de même d’ailleurs chez les
abeilles, où la remarquable précision de l’instinct des
faux-bourdons poursuivant la reine pour la féconder n’empêche
point leur nombre d’être très élevé par
rapport à cette unique femelle.

Chez
les mammifères les combats violents de mâles entre eux
faussent la proportion initiale des mâles et des femelles, mais
si l’on tient compte qui l’imitation joue un très grand rôle
dans ces espèces supérieures et que, soit par instinct
sexuel, soit par éducation, les fécondations
s’effectuent aussi sûrement que chez les insectes (voir les
pullulements de rats, de lapins, de chiens, de sangliers, etc.), la
naissance des mâles équilibre sensiblement celle des
femelles. Ainsi en est-il dans l’espèce humaine où la
procréation n’est, certes, nullement hasardeuse. D’ailleurs, à
moins d’interprétation ultra-finalise des faits, il serait
difficile d’expliquer comment les cellules sexuelles pourraient
donner naissance, soit à des mâles, soit à des
femelles, uniquement parce que l’espèce a plus besoin des uns
que des autres. Les insectes qui obtiennent ce résultat n’y
parviennent qu’en modifiant ultérieurement, les conditions de
développement de leurs œufs. On a essayé, également,
d’expliquer le rapport des sexes pour les mammifères et pour
l’homme, en faisant jouer l’abondance et la rareté des
rapports sexuels laissant l’ovule mûrir plus au moins avant la
fécondation mais cet empirisme nous laisse loin de toute
expérience précise et de démonstration
irréfutables. Le plus sage est de penser que les espèces
actuelles sont le résultat d’ancêtres ayant présenté
la particularité, dans leurs croisements répétés,
d’équilibrer les sexes, et que cette particularité n’a
point été nuisible à leur conservation.

La
plupart de ceux qui invoquent la sélection oublient que
celle-ci explique très bien la survivance des plus aptes mais
nullement la formation des aptitudes susceptibles de favoriser ceux
qui en sont le plus doués. C’est là le point faible de
la théorie de Darwin alors que Lamark a essayé
d’expliquer le mécanisme même de l’adaptation. La
sélection supprime, elle ne crée point.

Il
ne reste donc pas grand chose de cette thèse fantaisiste en
faveur de la nécessité et de la supériorité
de la pédérastie sur l’hétéroséxualité.
L’excès des spermatozoïdes ne démontre nullement
le côté luxueux des mâles, il démontre plus
simplement, tout comme les 40 000 œufs inutilisables chez la
femme, que l’adaptation finaliste n’existe pas, que la vie est un
ensemble de mouvements plus ou moins bien coordonnés variants
considérablement et en équilibre instable avec le
milieu.

Mais
si André Gide n’a pas su examiner le problème dans
toute son ampleur il n’est pas moins vrai que le déterministe
peut se poser la question et se demander comment les êtres, en
dehors de toute connaissance des conséquences finales de
l’acte sexuel, en dehors peut-être même de toute
connaissance voluptueuse pouvant les déterminer, copulent
entre eux en se fécondant.

La
question paraît d’autant plus énigmatique que de
nombreuses expériences effectuées sur des mammifères
par Steinach en Autriche et sur des oiseaux par Pézard en
France et Zavadovsky en Russie ont démontré que la
transplantation des glandes sexuelles femelles à des mâles
castrés développait chez ceux-ci tous les caractères
physiologiques des femelles et le psychologie du mâle ainsi
femellisé est, au point de vue érotique, nettement
femelle. Inversement la transplantation des glandes sexuelles mâles
à des femelles, après ablation des ovaires, développe
à l’excès les caractères masculins et la femelle
masculinisée se conduit, à l’égard des autres
femelles, comme un véritable mâle. Les poules se muent
en coq avec crête et plumage et acquièrent leur
agressivité sexuelle.

Nous
savons bien que l’atrophie ou l’hypertrophie de certaines glandes
entraîne des conséquences physiologiques considérables.
Que par exemple l’atrophie de la glande thyroïde engendre
l’inintelligence et l’idiotie ; que son hypertrophie détermine
des troubles nerveux ; que la glande pituitaire hypertrophiée
dans son lobe antérieur provoque pendant la croissance des
jeunes êtres des crises de gigantisme, alors que son
insuffisance de sécrétion détermine une sorte de
vanisme et de féminisation. La présence ou l’absence de
certaines glandes sexuelles pourrait donc très bien expliquer
l’apparition des modifications extérieures mais nullement les
changements psychiques ; car si à la rigueur les
sécrétions glandulaires activant les autres sécrétions,
peuvent développer de la graisse, des poils, des plumes, des
os, de l’activité nerveuse même, on ne saurait soutenir
que ces sécrétions créent des représentations
mentales motrices, créent des psychologies mâles ou
femelles, en un mot créent des idées.

Il
faut donc que ces déterminants psychologiques tantôt
mâles, et tantôt femelles, coexistent chez le même
animal et que seule l’activité particulière des glandes
mâles ou femelles, greffées tour à tour, excite
les déterminants psychiques sexuels correspondant tout en
isolant et obnubilant les autres. Cette explication n’est nullement
en désaccord avec les données fournies par la
pathologie mentale nous montrant le moi total formé par des
quantités de moi fragmentaires, plus ou moins dissociés
dans les altérations, les pertes de personnalité, les
pertes de mémoire partielles ou progressives, les
dédoublements lucides et les dédoublements
somnambuliques, etc. La partie consciente et connue de notre cerveau
nous apparaît infiniment plus réduite que sa partie
inconsciente et nous ignorons beaucoup de choses de notre propre
personnalité. La conscience est un résultat synthétique
de sensations et d’association de sensations dans le temps présent
et non dans l’espace ; c’est-à-dire que toutes nos images
sensuelles emmagasinées dans notre cerveau, et par conséquent
dans l’espace, ne sont pas conscientes simultanément — ce
qui serait effroyablement compliqué — mais
successivement et par conséquent dans le temps et selon les
relations du monde extérieur avec notre activité
propre. Nous pourrions donc posséder en nous des images
motrices féminines et masculines, formées par
l’éducation, nous déterminant à des
comportements féminins ou masculins selon la nature de nos
glandes sexuelles. Comme la sexualité du fœtus ne se
détermine que vers le deuxième mois et que les ébauches
des autres organes sexuels persistent également, bien que plus
ou moins atrophiés, le développement plus ou moins
accusé de ces organes expliquerait toutes les variations
normales et anormales des manifestations sexuelles.

Seulement
cela ne nous renseigne point sur l’origine de l’attraction sexuelle.
Si l’homme sait actuellement que l’acte sexuel crée la
fécondation et l’enfantement, ses ancêtres n’en savaient
probablement rien et les autres animaux non plus. On ne peut même
pas dire que l’animal recherche la volupté car il faudrait
pour cela qu’il sache, la première fois, que cet acte va lui
donner du plaisir, ce qui est une connaissance intuitive inadmissible
et une explication finaliste par trop commode et simpliste.
D’ailleurs certaines fécondations s’effectuent dans des
conditions tellement étranges et compliquées et
tellement cruelles et automatiques qu’il faut trouver d’autres causes
que le plaisir ou l’imitation.

Chez
les animaux inférieurs et chez les plantes il ne saurait être
question de volonté et de représentation psychique d’un
acte aussi compliqué. La grande quantité des éléments
sexuels assure mécaniquement la reproduction. Celle-ci au
premier stade de la vie, chez les protozoaires formés d’une
seule cellule, s’effectue par division cellulaire en dehors de toute
sexualité. Chacun de ces êtres nouveaux peut d’ailleurs
rester soudé aux autres et former des sortes de colonies très
nombreuses. Il ne faut pas perdre de vue que la cause même de
cette division est l’assimilation, qui est le caractère
essentiel de la vie, par lequel chaque cellule conquiert et
transforme les substances assimilables remontrées et ingérées,
en substance identique à la sienne.

Cette
augmentation de matière ne peut, pour des causes encore mal
connues, dépasser une certaine dimension au-delà de
laquelle il y a déséquilibre et division, et ainsi de
suite. Nous voyons qu’ici il n’y a pas d’attirance sexuelle mais chez
certains infusoires, l’insuffisance du milieu affaiblit cette
division, amène une sorte de sénescence suivie de mort,
qui peut être évitée par la conjugaison de deux
infusoires entre eux, mêlant par moitié leurs éléments
et se redivisant ensuite normalement, après régénération.
Cette conjugaison est à rapprocher de celle du spermatozoïde
et de l’ovule, lesquels se fusionnent, non par calculs finalistes,
mais sans l’influence des tropismes physico-chimiques orientant leur
activité. Les éléments sexuels mûrs,
ovules et spermatozoïdes, sont des éléments vitaux
incomplets (rejetés par l’être vivant) issus d’une
cellule dédoublée deux fois et se régénérant
par la conjugaison sexuelle.

D’autres
infusoires, comme les Verticelles vivant en colonies, se divisent un
certain nombre de fois selon leur axe longitudinal puis, coup sur
coup, se divisent encore en deux fois et chacune des quatre parties
va se fixer sur un autre individu, se fusionne par moitié et
se résorbe ensuite en lui pour ne former qu’un seul individu
qui se développe, se détache, flotte et va fonder une
autre colonie. Certains hydraterais bien nourris se reproduisent par
bourgeonnement et forment des colonies, mais ces métazores ont
également des éléments mâles et femelles
lesquels en cas d’insuffisance alimentaire se détachent,
fusionnent entre eux et se reproduisent ailleurs. Enfin si certains
hydroïdes ont également les œufs et les spermatozoïdes
sur les mêmes individus formant colonies, d’autres n’ont qu’une
seule sexualité et se reproduisent selon les normes
hétérosexuelles habituelles.

Il
serait trop long de passer en revue toutes les modalités
reproductrices des êtres mais en partant de ces faits primitifs
et de quelques autres observations biologiques élémentaires
on peut déduire aisément que le phénomène
primitif et le plus important de la vie c’est l’assimilation, que
celle-ci engendre la division, la conjugaison et le fusionnement
sexuel actuel qui restent une des formes de l’assimilation ou de
régénération assimilatrice. La vie même,
qui paraît être un mouvement conquérant bipolaire,
s’effectue en dehors de la sexualité proprement dite et
celle-ci paraît être une perte de polarité
caractérisée précisément par cette
dégénérescence de l’ovule ou du spermatozoïde,
incapable d’assimilation, et rejetés par l’être vivant.
Le fusionnement de ces deux éléments ayant par hasard
favorisé leur évolution, par l’apport des variations de
la fécondation croisée, celle-ci s’est donc prolongée
jusqu’à nos jours mais uniquement parce que l’expulsion de
gamètes sexuelles (ovules et spermatozoïdes) coïncide
précisément avec d’autres fonctions vitales nécessitant
un voisinage favorable à la vie des porteurs d’organes sexuels
différents. L’évolution des êtres, la
spécialisation des organes et surtout le développement
du système nerveux, créant des associations de
représentations sensuelles et motrices, ont rendu solidaires
et dépendant des actes apparemment sans liaisons entre eux. De
telle sorte que l’évacuation des éléments
sexuels parasitaires, simple fonctionnement physiologique, s’est
lentement compliqué de multitudes d’autres actes vitaux
auxquels il s’est associé et qui le déterminent à
leur tour. Nous voyons qu’il n’y a dans tout cela aucune trace
d’intention sexuelle finaliste mais que nous pouvons expliquer le
rapprochement des sexes et leur adaptation organique comme nous
pouvons expliquer la lente formation de l’œil ou de tout autre
organe adopté à son usage. C’est parce que
d’innombrables causes et nécessités vitales et
assimilatrices ont facilité — involontairement —
le fusionnement des gamètes sexuelles que la plupart des
espèces animales se sont reproduites jusqu’à nos jours
et s’il nous était possible de suivre l’évolution
spécifique du crapaud accoucheur, nous verrions des milliers
de petites nécessités objectives liées à
ses besoins physiologiques de telle sorte que l’enroulement du
chapelet d’œuf autour des pâtes des mâles jusqu’à
leur éclosion s’expliquerait bien mieux par des associations
de représentations psychiques, s’enchaînant les unes les
autres, jusqu’à la réalisation ultime de cet acte, que
par toute autre explication finaliste se basant sur ce qu’il faut
précisément démontrer.

Nous
pouvons conclure que, de même qu’un œuf ne contient pas un
adulte, ni tous les organes d’un être adulte mais que par ses
réactions successives il réagit selon sa formule
chimique et construit des millions d’autres cellules, formant par
leurs réactions entre elles et avec le milieu un être
complet, de même la psychologie d’un être adulte n’existe
point toute formée dans l’œuf primitif mais qu’elle se forme
par accumulation de nombreuses et successives impressions et
perceptions sensuelles liées au fonctionnement physiologique
total de l’être créant une coordination générale
de l’activité nerveuse que nous appelons adaptation et qui
nous apparaît, sans réflexions, merveilleusement
organisée pour atteindre une fin.

Et
cela parce que nous ignorons dans son mécanisme même la
double construction physiologique et psychologique (pleine d’ailleurs
d’incohérences, d’échecs, d’incertitudes et
d’inadaptation) de l’être vivant.

Ixigrec


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