(Article 4)

mardi 30 octobre 2007


Cette introduction du spectacle
dans une manifestation où participaient environ 20 000
personnes est, sur le plan de la spontanéité et sur le
plan de la relation participant-spectateur, nettement différente
de celle des « happenings provos ». Néanmoins,
sur le plan de la communication, elle s’avère être un
procédé qui a suscité, tout comme les méthodes
employées par les provos, autant de réprobation ou de
doute que d’enthousiasme.


Le 28 mai 1966, à Londres,
200 personnes prirent part à une marche qui pourrait
s’intituler « Conversion de l’épée en
soc de charrue » et qui était organisée par
le Peace Pledge Union (le mouvement pacifiste britannique). Cette
parade, qui fut reprise dans d’autres villes, se voulait être
« un théâtre en marche ». « Par
les moyens du masque et du costume, de l’image et de la pancarte,
elle raconte l’histoire de la folie des hommes qui gaspillent dans
la guerre ce qui est en leur pouvoir quand ils pourraient l’utiliser
pour la paix. » Afin de mettre en avant l’idée
suivant laquelle « l’homme a la puissance, le génie
et la capacité pour créer la paix et une société
qui pourrait résoudre les conflits sans recourir à la
guerre », des marcheurs faisant figure de « soldats »
étaient vêtus de capes rouges et portaient des masques
de moutons. Un marcheur portait un masque de loup. Quant au reste du
défilé, il eût été classique (des
marcheurs arborant des panneaux comme « la santé ou
la famine », « enfant vivant ou enfant mort »
meeting final avec orateurs) s’il n’y avait eu un régiment
de reines de beauté, les « Miss Victime »,
affublées de masques représentant des crânes
(Miss Corée, Miss Cuba, Miss Congo, etc.). Myrthe Solomon
rapporte : « L’accueil des passant fut plus hostile
qu’habituellement. » [1]


À la suite du spectacle de
marionnettes de Trafalgar Square, Dick Wilcocks écrivait :
« Les groupes locaux devraient adopter de nouvelles
méthodes de campagne. Que pensez-vous de faits de petite
envergure avec un impact émotionnel et visuel direct ? Ceci
serait facile à faire et ne nécessiterait pas forcément
un engagement à la désobéissance civile. Par
exemple, quatre hommes habillés de manière identique en
combinaisons noires crasseuses, portant un brancard crasseux à
travers un marché dans une rue populeuse ou dans le centre
commerçant. Ils sont tout simplement déguisés.
Sur le brancard il y a un personnage sale revêtu de la tête
aux pieds (le visage aussi) de bandages. Des chiffons, avec écrit
dessus « Vietnam », sont parsemés sur les bandages ou
suspendus au brancard. La personne serait de préférence
petite et une femme, et se tordrait continuellement de douleur,
émettant des cris perçants et des hurlements horribles
par moments. Les gens semblent rarement lire les tracts. Les
protestations politiques à propos du Vietnam sont rapidement
oubliées. Ils n’oublieraient pas hâtivement un
happening. » [2]


Un « happening »
devant avoir lieu au cours d’une manifestation du Comité des
100 à la base militaire américaine d’Alconbury (près
de Cambridge), Dick Wilcocks esquissa des idées à ce
sujet : « Nos mots d’amour deviennent plus durs et plus
froids de par leur constante répétition. Brasser des
phrases usées ne donne pas grand-chose de bon. Produire une
manifestation cliché serait un acte stérile. »
L’alternative était au happening, « une
éjaculation d’amour fervent utilisant des fleurs ou des
mantras ». Il indiquait deux directions distinctes pour
les nouvelles formes de manifestation : « Une reliée
au Théâtre de Cruauté, utilisant l’horreur
comme thérapeutique de choc (filles poussant des cris
perçants, dans des bandages septiques souillés de sauce
tomate), l’autre liée au Théâtre de Panique
(usage d’excréments, destruction de la logique de chaque
jour et du conditionnement en habitudes, semblable aux essais
formulés par les premiers dadaïstes à Zurich et à
Paris dans les années 20). » [3].


Des doutes sérieux furent
émis au sujet de ce happening d’Alconbury. Albert Hunt écrit
 : « L’idée de Kustow d’utiliser le théâtre
à l’extérieur, dans les manifestations, me semble
être la meilleure chose que quelqu’un lié au mouvement
pacifiste ait amenée depuis longtemps. Ce sera dommage si tout
cela est discrédité par manque réflexion et de
préparation » [4]. On parle de « préciosité
d’avant-garde », de risque « d’amateurisme
et de facilité ». Le 3 juillet, environ 300
personnes participèrent à la marche conventionnelle,
excepté que « le long de la route, un son tel une
lamentation, montait à l’étonnement des
automobilistes : c’était un « aum » spasmodique, le
son du mantra bouddhique. Mêlés à la poésie
connue concernant le Vietnam et au chant, les sons du mantra étaient
très impressionnants » [5]. Quant au happening, la
première partie, allégorique, fut ratée pour des
raisons techniques. « L’autre partie prit la forme
d’une lecture pas très inspirée de poésie.
C’était une bonne idée, mais cela aurait été
davantage un happening si une plus active participation avait été
encouragée et suscitée, et si plus de spontanéité
était advenue. Un ou deux manifestants n’étaient pas
d’accord avec la lecture, car ils ne « voyaient aucune
relation entre l’art et la paix ». Mais le sentiment
général paraissait être fait d’amusement
modéré, de stupéfaction ou de tolérance. » [6]


D’autres manifestations ont eu
lieu, comme celle de Coulport en Écosse auprès de bases
britanniques Polaris, qui voulaient également relever d’un
style nouveau de manifestation, mais pour lesquelles ce style
apparemment peu réussi fut controversé.

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La marche de la honte


Si le spectacle de marionnettes
de Kustow est un moment important de cette quête de formes
nouvelles de manifestation, la « marche de la honte »
en est un autre.


Cette marche, organisée
par le Comité des 100 londonien sur la proposition de Jim
Radford, eut lieu le 30 avril 1967 à Londres et tirait son
origine dans la complicité et le soutien de la Grande-Bretagne
à la politique vietnamienne des USA.


Jim Radford proposait « une
manifestation pour beaucoup dirigée vers la presse étrangère,
qui montre la Grande-Bretagne comme un satellite US et qui tienne les
membres du gouvernement et de l’ordre établi comme objets de
mépris. Une manifestation avec un impact visuel réel
qui dira au monde qu’il y a des gens en Grande-Bretagne qui
comprennent et n’aiment pas le fait qu’ils vivent sous un régime
de pantins ». Le thème de cette marche était
« nous avons honte », phrase inscrite sur toute
pancarte ou banderole.


Radford suggérait :


Des jeux scéniques
comme des confessions abjectes lues par Wilson, Brown, l’archevêque
de Canterbury, la reine, etc.


Des chars comportant
également des jeux scéniques (George Brown se tenant
parmi des ruines avec des femmes rampant, pleurant sur des enfants
morts, déclamant sans fin au milieu d’une mitraille : « Je
ne crois pas que nos alliés américains fassent pareille
chose. Un soldat US fustigeant des Vietnamiens à moitié
nus avec des zébrures rouges peintes sur leur dos, et pour
sous-titre : « Le gouvernement britannique soutient le
rôle légitime des États-Unis au Vietnam. »


un orchestre jouant de la
musique funèbre ; des foulards noirs pour les femmes, des
bandeaux noirs aux bras des hommes.


Deux porte-drapeau traînant
par terre de grands drapeaux britannique et américain,
destinés à être détruits en fin de marche.


Des bannières portant
d’immenses caricatures (Johnson tenant Wilson en laisse, un enfant
dans sa gueule – sous-titré : « La
Grande-Bretagne forme des chiens de guerre pour les forces US au
Vietnam », etc.)


Des banderoles : « Nous
avons honte – parce que la Grande-Bretagne tenait seule contre le
fascisme et maintenant le soutient au Vietnam », « Nous
avons honte – parce que des soldats britanniques entraînent
les traîtres vietnamiens à tuer leur propre peuple »,
« Nous avons honte – parce que des savants britanniques
ont mis au point des gaz de guerre à utiliser contre les
civils au Vietnam. »


Un badge spécial :
« J’ai honte d’être britannique à cause
du Vietnam » – des drapeaux américains sur carte
postale avec des bombes ou des svastikas au lieu d’étoiles,
des citations typiques de Johnson en guise de raies.


Le maximum de publicité
auprès de la presse.


Les risques d’amateurisme,
provenant d’une interprétation laissée, en confiance,
à la libre guise de chacun, semblent ici avoir été
moindres. Le travail était plus élaboré et en
fonction d’une participation massive au défilé. La
controverse se situerait ailleurs. Loin de contester le flirt entre
le théâtre et le mouvement pacifiste, Bob Overy mettait
en garde contre le danger (d’une manifestation quelconque) à
colporter un mensonge, ou tout au moins le danger d’une certaine
inconsistance. Participer, c’était se déclarer
honteux ; était-ce vrai ? « Je ne suis pas assez
patriote – écrit Bob Overy. Dois-je feindre le besoin de
faire des excuses auprès de l’étranger pour Harold
Wilson parce que je ne crois pas qu’il me représente.
Dois-je feindre le patriotisme afin de feindre l’outrage pour le
bénéfice de la presse étrangère ? »


(« Peace News »
des 13, 20 janvier et 5 mai 1967.)

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 La paix est belle, vivez-la


Il ne faudrait pas s’arrêter
aux « aventures » des expériences
anglaises. Cela est secondaire. Ce qui me paraît plus important
est cette quête d’un débouché de la part du
courant pacifiste le plus actif (YCND, Comité des 100, etc.).
Coller des éléments de spectacle au classicisme des
manifestations est une tentative qui n’a pas rallié
l’opinion. Va-t-on, inspiré par l’Amérique, vers
une nouvelle tentative ? En tout cas, un éditorial de « Peace
News » (26 mai 1967) semble aborder le sujet. En voici
quelques extraits, qui pourraient très bien nous concerner en
France :


« Il n’y a pas de
mouvement pacifiste radical en Grande-Bretagne. Il n’y a pas de
campagne à grande échelle pour inciter les soldats à
la désaffection. Il n’y a pas de large refus à
l’impôt sur le revenu pour la préparation à la
guerre Il y a quelques interventions pacifistes contre les défilés
militaires, peu de tentatives sérieuses pour gêner la
propagande des services de recrutement.


« Pourquoi en est-il
ainsi ? Sommes-nous sérieux dans notre opposition au
militarisme ou non ? En Amérique un nouvel enthousiasme aide
les pacifistes radicaux à définir leur vie d’une
manière nouvelle. Ils en sont venus à la constatation
simple que la paix est belle : à être exprimée
dans leur corps, dans leurs pensées et dans leurs actions,
dans leur art, leurs joies, leur énergie spontanée ;
bref, dans leur style de vie.


« Nos chances de
survivre au XXe siècle sont si minces que par contradiction il
semble que la seule manière raisonnable de regarder le monde
pour ceux qui croient que la paix est possible est une manière
optimiste. Si seulement un nombre conséquent de gens
commencent à croire que la vie peut être belle, alors
pourrons-nous rejeter la mort, le vide d’esprit de la foule ; si
seulement nous découvrons dans notre vie la joie dont nous
sommes capables, alors pourrons-nous détourner l’aspiration
humaine hors de la tendance volontaire au suicide qui semble
inhérente aux politiques militaristes actuelles.


« Ce qui ressemble à
un tel mouvement apparaît peut-être inévitablement
aux États-Unis en ce moment.


« […] Est-ce qu’une
vision équivalente, un tel enthousiasme peuvent se produire
dans notre pays ? N’ayant pas chez nous une guerre étrangère
majeure pour nous faire bouger, devons-nous poursuivre la triste
ronde des marches, des piquets et des pétitions ?


« II y a des signes
d’une énergie nouvelle dans, par exemple, la manifestation à
l’ambassade grecque et sa suite, la Marche de la Honte, et dans les
manifestations du Vietnam Action Group : mais il s’agit là
encore d’actions de protestation plutôt que de l’extension
logique et naturelle, dans sa partie publique, d’une manière
de vivre conçue globalement et élaborée en
collaboration par des gens d’opinions semblables. Il y a, pour ce
groupe pacifiste à venir, un vide à remplir quelque
part entre le Comité des 100, le Peace Pledge Union et les
lecteurs de l’« International Times ». Ce
groupe ne se tournera pas vers les politiciens et peut-être pas
vers autre chose que son propre nombril. Il se regardera lui-même
et verra que la paix est belle. […]


« Certains prépareront
quelque chose de subtil pour le jour de l’armistice et le dimanche
du souvenir lorsque des rites martiaux inappropriés marquent
la fin de la Première Guerre mondiale de triste mémoire.


« D’autres se
demanderont comment ils peuvent éviter leurs impôts sur
le revenu et décider de travailler à leur compte ou de
chômer ou d’être travailleur volontaire. D’autres
feront le tour des bases militaires présentant la paix aux
soldats – et d’autres encore distribueront des tracts au bureau
de recrutement et décideront de ne pas s’inscrire auprès
des autorités militaires si l’appel devait à nouveau
ruiner leur vie.


« De tout cela quelque
chose sortira. Ce sera une tentative pleine de fantaisie et forte.
Elle peut être écrasée comme elle peut ne pas
l’être. Mais cette tentative s’offre là, si nous le
voulons. »

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 Avec les happenings, réussis
ou non, nous discernons deux idées principales quant aux
méthodes d’action :


Faire fusionner les notions
conventionnelles de participant et de spectateur passif ;


Rechercher des éléments
qui provoquent une réaction dans le public (à qui l’on
veut parallèlement faire perdre son rôle passif) et qui
accrochent son attention. Le théâtre fournit beaucoup de
ces éléments.


Nous avons vu cela à
travers des actions en Europe. Les Américains sembleraient
avoir été plus heureux dans leur recherche d’un
« impact émotionnel et visuel direct »
dans « des faits de petite envergure ».
Peut-être est-ce parce que la notion de mouvement organisateur
est beaucoup moins stérilisante, étouffante qu’en
Europe ? Parce que cela ne se passait pas au cours de manifestations
conventionnelles (marches avec pancartes que l’on replâtre
avec des éléments neufs) ? Parce que ces manifestations
demandaient plus d’engagement ?


À l’université de
Pennsylvanie, impliquée dans la recherche pour la guerre
chimique et biologique, recherche liée à la guerre du
Vietnam, un sit-in eut lieu du 26 au 28 avril 1967. Ce sit-in de
cinquante-trois heures, organisé par un comité ad hoc :
STOP (Étudiants Opposés à la Guerre
Bactériologique), débuta par l’installation d’une
vingtaine d’étudiants dans les bureaux du président
de l’université. Ils portaient des masques à gaz qui
dramatisaient leur action et rendaient l’ambiance glaciale. Plus de
deux cents étudiants participèrent au sit-in, soutenus
de l’extérieur par un piquet du CNVA de Philadelphie.


De même, les étudiants
de l’université de Iowa pendant quatre jours, début
novembre 1967, contre le recrutement de « marines »
à l’intérieur de l’université. Une
procession funèbre en bonne et due forme (une bière
portée par des étudiants, suivie de pleureuses) amena
les manifestants jusqu’à la résidence du doyen. Là
le mort habillé en soldat s’est réveillé pour
s’écrier, mécontent, que lui et ses camarades tués
au Vietnam ne pouvaient dormir en paix, faisant allusion à la
tuerie continue. Du sang récolté parmi les étudiants
fut répandu sur les marches et se voulait être la
dernière effusion. Une pétition fut signée du
sang des manifestants.


Le 16 septembre 1967, des rues de
New York furent parcourues par une centaine de jeunes gens vociférant
à profusion, appelant à la haine et à la tuerie
 : « Mort, mort immédiate, tuez-les tous, c’est
dans la tradition américaine », « Libérez
les nations opprimées en les bombardant »,
« Massacrez les Vietnamiens, ils ne sont pas comme nous ».
Des pancartes portaient : « Tuez, brûlez les enfants
 ! » « Ecorchez vivants les Asiatiques »,
« Invitez un nazi à déjeuner »,
« Vive la brutalité policière pour les
Noirs », « Emasculez les pacifistes… et les
sénateurs ». C’étaient des pacifistes
stigmatisant l’hystérie fascisante par un procédé
homéopathique. « Les passants qui généralement
au cours des manifestations s’approchent, curieux ou ironiques,
lancent des plaisanteries ou répondent aux cris des
manifestants, gardaient cette fois un silence atterré. »


Les activités provos ont
également atteint les États-Unis. Un des happenings
faisant le plus preuve d’imagination, organisé par les
provos de Santa Monica (Californie), se passa, en février
1967, aux portes d’une réunion de gens de droite. Là
les purs patriotes ne trouvèrent pas des gens qui
protestaient, mais seulement une mince ligne de beatniks de droite
qui portaient des panneaux : « Victoire au Vietnam »,
« A quel prix la liberté »,
« Westmoreland en 1968 » et qui chantaient
l’hymne américain, d’ailleurs fort mal. Là-dessus
une foule hargneuse s’amassa et des questions soupçonneuses
furent émises : « Qui êtes-vous ? »
« Des provos Bircher. » « Que
voulez-vous au Vietnam ? » « La victoire. »
Cependant, la foule prit conscience des sandales, des cheveux longs
et de la mauvaise manière dont était chanté
l’hymne national, et devint menaçante. Finalement, un
citoyen s’écria : « Nom de Dieu, chantez
correctement » et assomma un provo. Sur ce les provos
quittèrent les lieux pour aller déposer une plainte.

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Les exemples dans ce sens peuvent
abonder au gré de l’imagination. Mais des États-Unis
est venue également une troisième idée, un
nouveau style de manifestation. C’est celui-ci qui justifie
principalement l’éditorial de « Peace News »
et qui s’accorde au thème : « La paix est belle,
vivez-la ! » Nous allons en donner quelques indications.


[1« Peace News » 13 mai, 3 juin 1966 et 3 février 1967

[2« Peace News » 6
mai 1966

[3« Peace News » 10
juin 1966.

[4« Peace News » 1er
juillet 1966.

[5« Peace News »
8 juillet 1966.

[6« Peace News »
8 juillet 1966.