Témoins n°32 (printemps 1963)

Au sommaire

Un stage en Barbarie (Jean-Paul Samson)

En souvenir de Sully‑André Peyre (André Prudhommeaux)

À contre‑jour (Claude Le Maguet)

Pris sur le vif (Pierre Boujut)

Témoins intemporels

Carnet


Articles publiés dans cette rubrique

vendredi 21 mars 2008
par  Samson (Jean-Paul)

Un stage en Barbarie

Le piéton qui, des Halles, pour se rendre place de la République emprunte la rue Turbigo, risque fort, s’il est étranger, provincial ou même simplement natif de quelque arrondissement plus distingué ou, comme on dit aujourd’hui, résidentiel, de ne guère éprouver d’autre sentiment que l’ennui qui se (...)

vendredi 21 mars 2008
par  Prudhommeaux (André)

En souvenir de Sully-André Peyre, trois fois poète

Je t’ai conduit jusqu’au bord de ce fleuve Dans lequel il suffit de se plonger Pour que l’oubli nous baigne et nous abreuve Et ce qui fut nous devienne étranger.
Toi qui portes le poids de mainte épreuve, Homme qu’hier ne cesse de ronger, Veux-tu te faire une existence neuve, Où seul l’espoir (...)

vendredi 21 mars 2008
par  Le Maguet (Claude)

À contre-jour

à la mémoire de Lucien Jacques et de Maxime Girieud
Chanson du pont A lundi, salut les outils ! A lundi, salut les machines ! Et dormez bien, les apprentis, De tous vos sommeils de l’usine !
On embauche, eh ! les compagnons, Pour un rêve entre deux semaines. Mais rêver sans morte-saison Ferait (...)

vendredi 21 mars 2008
par  Boujut (Pierre)

Pris sur le vif

Animateur, en son Jarnac (Charente), de la revue « la Tour de feu », l’ami Boujut, indépendamment d’une œuvre poétique déjà abondante, est aussi l’auteur d’un récit autobiographique, « Le tonnelier-poète » (par lui défini « roman quotidien »). C’est à ce livre encore inédit que nous nous faisons un plaisir (...)

vendredi 21 mars 2008

Témoins intemporels

Le lieutenant. — Je vous le demande, messire, croyez-vous qu’il emporte Rome ?
Audisius. — Toutes les places se rendent à lui avant qu’il les assiège… (Et) le peuple sera aussi ardent à le rappeler qu’il a été prompt à l’expulser. Je crois qu’il fera de Rome ce que l’orfraie fait du poisson : il s’en (...)