La Presse Anarchiste

Les procès anarchistes

Lyon

À la suite des récentes réu­nions dans lesquelles les anar­chistes logi­ciens implaca­bles avaient proclamé de tous côtés, que le seul moyen de tir­er quelque chose du 1er Mai, était de faire la Révo­lu­tion sociale vio­lente les mouchards « qui sont au corps social ce que la ver­mine est au corps humain » ont procédé à onze arresta­tions. Par­mi les per­son­nes arrêtées se trou­vent deux de nos frères de Russie.

Paris

Des anar­chistes mil­i­tants, ont été arrêtés dans une imprimerie clan­des­tine, où s’im­pri­maient des brochures aux sol­dats dis­ant que les mil­i­taires sont nos frères et qu’au jour de la révolte les chefs descen­dus par les balles Lebel et les casernes en feu, fer­ont une superbe apothéose.

Trois ouvri­ers de l’im­primerie ont été arrêtés : ce sont nos amis Cabot, Ricard, Grave, âgés de vingt-huit à trente ans.

Tous nos amis arrêtés sont inculpés d’ex­ci­ta­tion au pil­lage. C’est l’his­toire du volé qui reprend ses biens par la force et que le voleur appelé bandit.

De nou­velles arresta­tions ont été opérées dans la soirée, elles sont au nom­bre d’une vingtaine.

L’ingénieur Paul Reclus le neveu du célèbre géo­graphe qui sauve la cause de l’é­man­ci­pa­tion humaine est arrêté.

Les révo­lu­tion­naires Cuisse, Mar­tinet, Prévost et Pro­di sont dans les geôles.

La Bour­geoisie affolée sent que l’heure approche. D’un bout à l’autre du globe, un long cri de délivrance est mon­té vers le ciel bleu. Empris­on­nez, fer­més vos geôles sur les révoltés, qu’im­por­tent les hommes, l’idée est tri­om­phante. La panique géante à la face hagarde « vous a saisi par les cheveux et sont rire effrayant fait tres­sail­lir le Monde ».
C’est l’heure. 

Hal­lali sur les loups.