La Presse Anarchiste

Pour finir

Souscription pour l’«Avenir Social »

Je réitère mon appel a l’aide et je rap­pelle qu’on peut aider l’«Avenir Social » par dif­férents moyens : 

  1. S’in­scrire comme mem­bre adhérent pour une coti­sa­tion. annuelle de 6 francs, à vers­er pen­dant trois années ;
  2. Faire cir­culer des listes de souscrip­tion que nous tenons à la dis­po­si­tion de ceux qui s’in­téressent à notre œuvre ;
  3. Envoy­er dons en nature, souscrip­tions divers­es, petites ou gross­es en dehors des coti­sa­tions d’adhérents ;
  4. Organ­is­er des fêtes, con­certs, con­férences, au prof­it de l’œuvre
  5. Par la parole, par la plume, faire con­naître l’«avenir Social » autour de soi.

Membres adhérents

Beau­coup de mem­bres adhérents qui se sont inscrits en 1906, ne nous ont pas envoyé leur coti­sa­tion en 1907. Cela m’en­nuie. En pro­je­tant d’établir des mem­bres adhérents à l’«Avenir Social », ma pen­sée avait été de for­mer autour de notre œuvre, une société d’amis sur lesquels nous auri­ons pu sérieuse­ment nous appuyer.

La somme demandée n’est cepen­dant pas forte : 6 francs par an, cela fait 0 fr. 50 par mois. Avec un peu de bonne volon­té, qui donc ne pour­rait col­la­bor­er à l’«Avenir Social » ?

Je renou­velle donc ma propo­si­tion, et, puisque l’«Avenir Social » devra com­mencer bien­tôt une vie nou­velle, voici ce qui peut être fait par nos amis nou­veaux, comme par les anciens adhérents.

Recom­mençons une nou­velle péri­ode de trois années, au 1er mars 1908. Donc qu’on veuille bien s’in­scrire mem­bre-adhérent à par­tir du 1er mars prochain, pour les années 1908 – 1909 – 1910. Qu’on ne s’in­scrive que pour une coti­sa­tion annuelle fixe de 6 francs. (Ceux qui pour­ront nous envoy­er davan­tage seront tou­jours bien accueil­lis, nous porterons l’ex­cé­dent des 6 francs dans les « souscrip­tions diverses).

Ce que nous voulons, c’est avoir une grande quan­tité d’amis sérieux et sûrs qui for­meraient la grande famille de l’«Avenir Social » et nous per­me­t­traient d’avoir un peu de tran­quil­lité d’e­sprit sur la ques­tion matérielle.

Pour le déménagement

En dehors de l’aide qui nous est apportée habituelle­ment, sous ses divers­es formes : adhérents, listes de souscrip­tions, dona­tions par­ti­c­ulières, nous ouvrons, égale­ment au 1er mars 1908, une vaste souscrip­tion pour notre démé­nage­ment prochain et notre future installation.

Ceux qui nous enver­ront leur part, si mod­ique soit-elle, pour cette souscrip­tion, seront, con­sid­érés comme fon­da­teurs de l’«Avenir Social » puisque en lui faisant une nou­velle instal­la­tion, nous voulons lui don­ner une vie nou­velle. Jusqu’à présent l’«Avenir Social » a plutôt été un essai, une ten­ta­tive, il veut à présent entr­er dans une action plus com­plète, être autant que pos­si­ble une œuvre intégrale.

C’est pourquoi tous ceux qui nous aideront dans ce but, seront inscrits comme fon­da­teurs de l’«Avenir Social », et ce sera juste, puisque ce sera grâce à eux qu’il aura pris un essor définitif.

Je prie donc tous ceux qui voudraient envoy­er leur souscrip­tion pour le démé­nage­ment, et en même temps s’in­scrire mem­bre adhérent pour trois années, de bien spé­ci­fi­er ces deux choses. Exem­ple : Je reçois un man­dat-poste de 16 francs d’une per­son­ne qui me dit ceci :

Veuillez m’in­scrire comme mem­bre adhérent à L’AVENIR SOCIAL pour les années 1908 – 1909 – 1910 ; ci-joint ma coti­sa­tion pour 1908 : soit 6 francs ; plus 10 francs à porter sur la Souscrip­tion ouverte pour le Démé­nage­ment et la Nou­velle installation.

De cette façon, il n’y a pas d’er­reur et ceux qui voudraient agir ain­si seraient bien aimables s’ils voulaient se servir de cette formule.

Notre troisième bulletin

Quand notre nou­velle instal­la­tion sera ter­minée, quand nous aurons organ­isé notre. exis­tence sur une base nou­velle, quand nous aurons enfin mis le pied dans la voie des réal­i­sa­tions, nous fer­ons paraître un troisième bulletin.

Nous pen­sons pou­voir le pub­li­er en juin-juil­let, peur-être même ne sera-ce pos­si­ble qu’en juil­let-août. Ce bul­letin sera aus­si com­plet que pos­si­ble. Nous y don­nerons tous les détails de notre vie nou­velle ; nous y trou­verons un tableau com­plet des occu­pa­tions, pro­grammes, travaux, enseigne­ments, etc. Nous tâcherons de l’il­lus­tr­er de quelques vues retraçant notre instal­la­tion et notre exis­tence et nous don­nerons l’é­tat financier du pre­mier semes­tre de 1908, avec compte par­ti­c­uli­er du démé­nage­ment. Nous pub­lierons la liste nou­velle des adhérents, et celle des souscrip­teurs pour le démé­nage­ment qui pren­dront alors de titre de fondateurs.

En un mot, ain­si que nons l’avons promis, nous tien­drons nos amis le plus pos­si­ble au courant de l’œu­vre à laque­lle ils auront collaboré.

Tout mon désir est que ces amis soient nom­breux, et je veux croire que mon désir sera réalisé.

Madeleine Ver­net

N.-B. — Jusqu’à nou­v­el ordre, écrire tou­jours à l’Avenir Social, 42, rue de la Pelouse, à Neuil­ly-Plai­sance. J’y suis tou­jours le lun­di après midi.

Pour y venir pren­dre le train à la gare de l’Est pour Ros­ny-sous-Bois ou le tramway de Ville­momble à la place de la Répub­lalue (r, rue de Malte), descen­dre à l’ar­rêt de Rosny-Gare.


P. S. Impor­tant. — Au moment de tir­er le « Bul­letin », j’ai une nou­velle impor­tante à ajouter : Par arrange­ment avec notre pro­prié­taire actuel, nous pour­rons, si besoin est, rester à Neuil­ly, 42, rue de la Pelouse, jusqu’au 1er juil­let prochain, dernière lim­ite. Nous avons pris cet arrange­ment afin d’avoir le temps de nous retourn­er pour le démé­nage­ment et aus­si pour avoir le béné­fice de la belle sai­son pour organ­is­er notre instal­la­tion prochaine. Nous fer­ons savoir notre future adresse dès que nous la con­naîtrons. Quand au Bul­letin n°3, dont j’ai par­lé, il se trou­vera sans doute un peu retardé par le retard même de notre change­ment de domi­cile ; mais nous don­nerons la date de sa pub­li­ca­tion en même temps que nous annon­cerons notre départ de Neuilly.

M. V.