La Presse Anarchiste

L’Avenir

[|inédit|]

Ciel, que vois-je là-bas à l’horizon
C’est un nuage noir, qu’elle en est la raison ?
Serait-ce le sig­nal d’une grande tempête ?
Ce nuage grossit, jamais il ne s’arrête,
il me sem­ble devoir sil­lon­ner les éclairs,
Le ton­nerre gron­der dans le loin­tain des mers,
Enten­dez-vous les flots mugir par la tourmente ?
La tem­pête grandit sans cesse elle augmente.
Oui, plus d’un matelot est dans l’épouvantail !
Plus d’un navire, hélas ! per­dra son gouvernail.
La mer dont il s’ag­it : C’est cette race humaine.
N’en­ten­dez-vous donc pas partout mugir la haine ?
Écoutez donc ces cris, écoutez donc enfin
tous ces cris déchi­rants, car les peu­ples ont faim !
Ont faim de lib­erté, car l’on meurt d’esclavage.
Le cri de ral­liement, c’est à bas le servage !