La Presse Anarchiste

Note de la rédaction

Révi­sion tend à per­me­t­tre aux jeunes révo­lu­tion­naires d’ex­primer leur opin­ion sur les événe­ments soci­aux actuels, de for­muler les résul­tats de leurs recherch­es sur cer­tains phénomènes jusqu’à présent nég­ligés, d’analyser des sit­u­a­tions nou­velles — en un mot de prospecter les domaines de la sci­ence révo­lu­tion­naire mal con­nus ou con­sid­érés tabous par les pon­tif­es officiels.

Ce sont là des tâch­es lourdes.

Nos forces, nos moyens, nos con­nais­sances sont mod­estes. À l’oc­ca­sion, les résul­tats de nos efforts pour­ront paraître réduits par rap­port à nos ambi­tions. Mais cela nous paraît préférable à un con­formisme tran­quille, stérile et faux.

Par ailleurs, chaque fois que la néces­sité s’en fera sen­tir, nous nous adresserons aux mil­i­tants révo­lu­tion­naires à qui l’ex­péri­ence, ou l’é­tude, a per­mis de fouiller une ques­tion déter­minée avec hon­nêteté et objec­tiv­ité. De même, des essais, venant d’hommes liés aux mou­ve­ments réac­tion­naires, seront pub­liés quand ces essais jet­teront quelques lueurs sur des prob­lèmes qui nous inquiètent.

Tout ce matériel, toute cette doc­u­men­ta­tion seront utiles à notre entre­prise, mais ne nous lieront pas.

Nous ne nous refu­sons pas d’aller à l’é­cole, mais nous refu­sons de nous con­tenter de l’en­seigne­ment officiel.

La revue com­porte prin­ci­pale­ment trois types d’é­tudes ou d’ar­ti­cles qui enga­gent la rédac­tion à des degrés différents.

1. Arti­cles trai­tant de prob­lèmes sur lesquels l’au­teur est par­ti­c­ulière­ment com­pé­tent. Ces études seront, le plus sou­vent, sol­lic­itées et servi­ront de point de départ à une étude générale, sans engager la revue ;

2. Arti­cles dus à des col­lab­o­ra­teurs habituels, qui posent un prob­lème déter­miné, et expri­ment un point de vue personnel ;

3. Études signées par une équipe de cama­rades et qui sont le résul­tat d’un tra­vail collectif.