La Presse Anarchiste

Une oeuvre sociale

L’ac­t­if syn­di­cat autonome des coif­feurs de Paris a créé une école de coif­fure qui fonc­tionne 52, boule­vard de Strasbourg.

Mal­gré les dif­fi­cultés que com­porte une pareille entre­prise, l’é­cole est en plein développe­ment. Les cours, qui ont lieu les mardis et ven­dredis, de 9 heures à 11 heures du soir, sont suiv­is assidu­ment par quan­tité d’élèves, hommes et femmes.

C’est le cama­rade Sori­ano qui dirige l’é­cole avec le cama­rade Fer­nan­dez comme adjoint.

L’é­cole pos­sède 14 places, ce qui per­met de faire de nom­breuses démon­stra­tions. Cet agence­ment per­met en out­re à l’élève de tra­vailler pen­dant tout le temps néces­saire alors que dans les autres écoles c’est à peine s’il peut tra­vailler 5 min­utes sur le modèle.

Une pléi­ade de pro­fesseurs est attachée à. L’é­cole ; ce sont les cama­rades : Asse­lin­eau, Aumas­son, Don­net, Ger­ber, Guy­on­net, Hen­ri­ette Lecon­te, Masia, Plotin, Rat, Souchard, Tix­i­er, Wern­er, Thuault, Clé­ment, Bre­ton, Ravinet et la cama­rade Chrysos­tome.

Le nom­bre et la qual­ité des pro­fesseurs démon­trent qu’il ne s’ag­it pas, là d’une école pour rire, et c’est mer­veille de voir s’échafaud­er les gra­cieuses coif­fures dans le cli­quetis des fers et sous les doigts habiles des professeurs.

Le cama­rade Robi­net qui nous fait vis­iter l’é­cole nous dit que devant l’af­flu­ence des élèves, les prochains cours auront lieu dans un local plus vaste avec un plus grand nom­bre de places et un matériel plus perfectionné.

[/L.H./]