La Presse Anarchiste

Lu-vu-entendu

[( Le « Pent­house » de Lon­dres, ayant insti­tué un débat sur les châ­ti­ments cor­porels appliqués aux enfants et ado­les­cents, a reçu de nom­breuses let­tres de lecteurs. En voici une :)]

Je suis le père d’une nom­breuse famille : sept fils et trois filles. J’ai tou­jours été un ama­teur résolu du châ­ti­ment corporel.

Au cours de l’année dernière, j’ai dû cor­riger ma fille de dix-sept ans pour ivresse habituelle, actes de grossière indé­cence et assauts sauvages et bru­taux con­tre des hommes non consentants.

L’idéal serait de cor­riger les filles en privé. Dans le cas de ma fille, c’est impos­si­ble, car elle mesure six pieds trois pouces (1,90 m) et pèse plus de 266 livres (111 kg).

La puni­tion a lieu dans le garage, toute la famille étant réu­nie pour main­tenir la fille étalée en tra­vers du capot de la voiture.

Nous sommes tous grands et forts, dans la famille. Je mesure moi-même six pieds et qua­tre pouces (1,94 m). Quant à mon poids, j’aime mieux ne pas en par­ler. Cer­tains de mes fils sont encore plus costauds que moi.

Jusqu’i­ci, nous n’avons pas eu à deman­der main-forte aux voisins, mais cela pour­rait arriv­er, car ma fille grandit encore.

Elle reçoit de sept à dix coups d’un mail­let dont la tète est envelop­pée dans un gant de boxe. Elle garde ses vête­ments et sous-vête­ments ordinaires.

Ce n’est pas très effi­cace, car les coups arrivent forte­ment amor­tis. Quand elle était plus petite, je pou­vais la fess­er sur mes genoux avec un souli­er des sur­plus de l’armée ou avec une pelle à char­bon, idée qui m’avait été sug­gérée par un film de John Wayne.

Ce n’était pas non plus très effi­cace et ne fai­sait que l’exciter davan­tage encore.

Je suis fort intéressé par l’idée de l’appareil à fess­er améri­cain décrit par M. Fran­cis dans la let­tre que pub­lie votre dernier numéro. Je vous serais très obligé de me com­mu­ni­quer les instruc­tions per­me­t­tant d’en fab­ri­quer un.

Stephen Bump­stead,
Lit­tle Basin Lane,
Basingstoke.