{"id":2203,"date":"2009-10-14T15:00:34","date_gmt":"2009-10-14T15:00:34","guid":{"rendered":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/2009\/10\/14\/georges-duhamel\/"},"modified":"2009-10-14T15:00:34","modified_gmt":"2009-10-14T15:00:34","slug":"georges-duhamel","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/2009\/10\/14\/georges-duhamel\/","title":{"rendered":"Georges Duhamel"},"content":{"rendered":"<div class=\"pdfprnt-buttons pdfprnt-buttons-post pdfprnt-top-right\"><a href=\"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2203?print=pdf\" class=\"pdfprnt-button pdfprnt-button-pdf\" target=\"_blank\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/wp-content\/plugins\/pdf-print\/images\/pdf.png\" alt=\"image_pdf\" title=\"Afficher le PDF\"><\/a><a href=\"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2203?print=print\" class=\"pdfprnt-button pdfprnt-button-print\" target=\"_blank\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/wp-content\/plugins\/pdf-print\/images\/print.png\" alt=\"image_print\" title=\"Contenu imprim\u00e9\"><\/a><\/div><p>In memo\u00adriam\u2026 des noms tr\u00e8s chers\u2026 les v\u00f4tres, Lucien Mari\u00e9, Jules Leroux que nous aimions, \u00e0 qui notre jeu\u00adnesse doit ses plus nobles inqui\u00e9\u00adtudes&nbsp;; le v\u00f4tre, Albert Thier\u00adry, dont la pen\u00ads\u00e9e fut, pour nous, pareille \u00e0 un levain&nbsp;! Vous \u00e9tiez nos amis, nos a\u00een\u00e9s et vous \u00eates morts, comme tra\u00adhis par le des\u00adtin. Que notre retour fut soli\u00adtaire sur le che\u00admin qui nous reste \u00e0 par\u00adcou\u00adrir et comme vous man\u00adquez \u00e0 notre conva\u00adles\u00adcence&nbsp;! Allez, nous vous gar\u00addons une fid\u00e8le recon\u00adnais\u00adsance au plus intime de notre c\u0153ur. Vous vivez en&nbsp;nous.<\/p>\n<p>Et puisque votre exemple est une invi\u00adta\u00adtion pas\u00adsion\u00adn\u00e9e \u00e0 vivre, puisque de jeunes esprits inquiets viennent \u00e0 leur tour nous deman\u00adder, \u00e0 nous tr\u00e8s indignes, aide et r\u00e9con\u00adfort, il faut bien que nous cher\u00adchions encore, par\u00admi les sur\u00advi\u00advants de la guerre, notre famille spi\u00adri\u00adtuelle. Et vous accep\u00adte\u00adrez que le nom de Georges Duha\u00admel soit ins\u00adcrit pr\u00e8s des v\u00f4tres, ici, en t\u00e9moi\u00adgnage de ce que nous lui devons et pour mar\u00adquer ce que nous atten\u00addons encore de&nbsp;lui.<\/p>\n<p>Quand, seuls, nous d\u00e9ses\u00adp\u00e9\u00adrions de nous-m\u00eames et du monde, Georges Duha\u00admel, presque en m\u00e8ne temps que Hen\u00adri Bar\u00adbusse, dont <i>le Feu<\/i> s\u2019est enfon\u00adc\u00e9 comme un b\u00e9lier dans le monu\u00adment des l\u00e9gendes guer\u00adri\u00e8res,\u200a\u2014\u200aloya\u00adle\u00adment\u200a\u2014\u200anous pro\u00adpo\u00adsa le visage tra\u00adgique et dou\u00adlou\u00adreux de notre vie, le visage vrai de la guerre. Et sou\u00addain <i>La Vie des Mar\u00adtyrs<\/i>, comme par miracle, fut entou\u00adr\u00e9e d\u2019une flamme brillante, chaude, fra\u00adter\u00adnelle. Ce fut comme un signe d\u2019es\u00adpoir invin\u00adcible. Et nous avons la cer\u00adti\u00adtude que ce livre a secou\u00adru la foule des pauvres gens que la guerre encha\u00ee\u00adnait et dont nous \u00e9tions.<\/p>\n<p>[|<b>*   *   *   *<\/b>|]<\/p>\n<p>La pr\u00e9\u00adsence de l\u2019a\u00admour met dans l\u2019\u0153uvre de Georges Duha\u00admel un fr\u00e9\u00admis\u00adse\u00adment, un empor\u00adte\u00adment, une dou\u00adceur incom\u00adpa\u00adrables. C\u0153ur gon\u00adfl\u00e9 d\u2019une vie qui ruis\u00adselle, \u00e2me d\u2019une richesse qui ne s\u2019ac\u00adcro\u00eet qu\u2019en se pro\u00addi\u00adguant, \u2013 l\u2019homme se penche vers tous les hommes avec pas\u00adsion, qu\u2019il ait pour com\u00adpa\u00adgnon d\u2019une heure un rou\u00adlier, qu\u2019il ait charge de grands bles\u00ads\u00e9s, qu\u2019il \u00e9coute la confes\u00adsion de minuit d\u2019un pauvre diable. L\u2019a\u00admi\u00adti\u00e9, c\u2019est, pour lui, une belle divi\u00adni\u00adt\u00e9 r\u00e9elle en pr\u00e9\u00adsence de laquelle, avec une dis\u00adcr\u00e9\u00adtion atten\u00addrie ou une farouche pudeur, d\u2019i\u00adnes\u00adti\u00admables tr\u00e9\u00adsors sont \u00e9chan\u00adg\u00e9s. Voyez comme il en parle et vous d\u00e9cou\u00advri\u00adrez, m\u00eame sous la bou\u00adtade, sous la phrase volon\u00adtai\u00adre\u00adment rieuse [[L\u2019Art Libre, N\u00ba de mars 1921, consa\u00adcr\u00e9 \u00e0 Charles Vil\u00addrac.]], un sen\u00adti\u00adment si pur et si rare que vos yeux tra\u00adhi\u00adront l\u2019\u00e9\u00admo\u00adtion, et que vous sou\u00adhai\u00adte\u00adrez, comme faveur insigne, pos\u00ads\u00e9\u00adder un tel&nbsp;ami.<\/p>\n<p>Pour\u00adtant, ne vous y trom\u00adpez pas. L\u2019a\u00admour de Duha\u00admel n\u2019est ni une piti\u00e9 lar\u00admoyante et offen\u00adsante, ni une banale et molle embras\u00adsade. Sa sen\u00adsi\u00adbi\u00adli\u00adt\u00e9 est si com\u00adplexe, si nuan\u00adc\u00e9e, si tour\u00admen\u00adt\u00e9e, si atten\u00adtive \u00e0 des cor\u00adres\u00adpon\u00addances mys\u00adt\u00e9\u00adrieuses et sub\u00adtiles, qu\u2019elle ne conna\u00eet point une satis\u00adfac\u00adtion b\u00e9ate et que la paci\u00adfi\u00adca\u00adtion de son \u00e2me est tou\u00adjours une conqu\u00eate. M\u00eame quand l\u2019homme parait \u00eatre com\u00adbl\u00e9, sa qui\u00e9\u00adtude est en alarme et de mul\u00adtiples souf\u00adfrances viennent r\u00f4der autour de son amour. D\u2019au\u00adcuns s\u2019en \u00e9tonnent et ne com\u00adprennent pas. Mais reli\u00adsez les <i>\u00c9l\u00e9\u00adgies<\/i> XI et&nbsp;XIV.<\/p>\n<p>[|<b>*   *   *   *<\/b>|]<\/p>\n<p>Georges Duha\u00admel ne peut pas d\u00e9ses\u00adp\u00e9\u00adrer des hommes. Mais ce n\u2019est pas l\u2019homme-de-la-nu\u00e9e. Il n\u2019est dupe de lui ni des autres. La science l\u2019a for\u00adm\u00e9 aux m\u00e9thodes cri\u00adtiques. Son regard est prompt et net, et si sa sym\u00adpa\u00adthie vient au secours de son intel\u00adli\u00adgence c\u2019est pour aigui\u00adser sa pers\u00adpi\u00adca\u00adci\u00adt\u00e9, tant il est vrai que com\u00adprendre c\u2019est aimer. De toutes mes forces, dit-il, je sou\u00adhaite d\u2019a\u00adbord \u00eatre vrai. Et n\u2019est-ce pas cet accent unique de v\u00e9ri\u00adt\u00e9 qui a don\u00adn\u00e9 tant de prix aux r\u00e9cits de la <i>Vie des Mar\u00adtyrs<\/i> et en a fait le suc\u00adc\u00e8s&nbsp;? <i>L\u2019\u0153uvre des Ath\u00adl\u00e8tes<\/i> ne porte-t-elle point des coups droits aux tra\u00advers \u00e9ter\u00adnels des hommes&nbsp;? N\u2019y a\u2011t-il pas dans les <i>Entre\u00adtiens<\/i> une souple ana\u00adlyse&nbsp;? Et pour la <i>Confes\u00adsion de minuit<\/i> n\u2019a-t-on pas rap\u00adpe\u00adl\u00e9 le nom de Dostoiewski&nbsp;?<\/p>\n<p>Qu\u2019on y songe encore&nbsp;! Son opti\u00admisme est dif\u00adf\u00e9\u00adrent de celui de Bar\u00adbusse. L\u2019un et l\u2019autre de ces \u00e9cri\u00advains fondent leur espoir sur la venue d\u2019un Ordre nou\u00adveau. Ils y tra\u00advaillent de toute leur \u00e2me. L\u2019un et l\u2019autre ont grou\u00adp\u00e9 autour d\u2019eux des forces v\u00e9h\u00e9\u00admentes. Mais inter\u00adro\u00adgez-les atten\u00adti\u00adve\u00adment.\u2014 Apr\u00e8s avoir a son\u00add\u00e9 les \u00ab&nbsp;pro\u00adfon\u00addeurs sen\u00adti\u00admen\u00adtales&nbsp;\u00bb de l\u2019homme, Bar\u00adbusse est reve\u00adnu les mains vides et ses cris ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9ses\u00adp\u00e9\u00adr\u00e9s. Et voi\u00adci qu\u2019il fait de la Rai\u00adson \u00ab&nbsp;ployable en tous sens&nbsp;\u00bb une d\u00e9esse ind\u00e9\u00adpen\u00addante et sou\u00adve\u00adraine qui don\u00adne\u00adra ver\u00adtu toute-puis\u00adsante et durable aux ins\u00adti\u00adtu\u00adtions. N\u2019est-ce point l\u00e0\u200a\u2014\u200apes\u00adsi\u00admisme indi\u00advi\u00addua\u00adliste et opti\u00admisme social\u200a\u2014\u200aune contra\u00addic\u00adtion mal\u00adai\u00ads\u00e9e \u00e0 r\u00e9soudre, qui ne lais\u00adse\u00adra pas d\u2019in\u00adqui\u00e9\u00adter ceux qui vont vers le nou\u00adveau por\u00adteur d\u2019\u00e9\u00advan\u00adgile, quelque admi\u00adra\u00adtion, quelque sym\u00adpa\u00adthie qu\u2019ils puissent avoir pour&nbsp;lui.<\/p>\n<p>La pen\u00ads\u00e9e de Duha\u00admel offre un autre \u00e9qui\u00adlibre. Son \u00ab&nbsp;opti\u00admisme conscient, inlas\u00adsable, dou\u00adlou\u00adreux, qui est comme le der\u00adnier mot de l\u2019ex\u00adp\u00e9\u00adrience [[Paul Clau\u00addel, sui\u00advi de pro\u00adpos cri\u00adtique (<i>Mer\u00adcure<\/i>, page 190.]]\u00bb, est celui d\u2019un homme aver\u00adti qui sait d\u00e9non\u00adcer toute lai\u00addeur humaine, mais ne se refuse pas \u00e0 voir, dans l\u2019\u00e2me du plus mis\u00e9\u00adrable un effort vers la beau\u00adt\u00e9, le recherche et vou\u00addrait le sus\u00adci\u00adter. Il se dit avec Vil\u00addrac que \u00ab&nbsp;pour n\u2019\u00eatre constante ni tenace la bon\u00adt\u00e9 des hommes ne finit pas moins par illu\u00admi\u00adner un jour la vie [[Paul Clau\u00addel, sui\u00advi de pro\u00adpos cri\u00adtiques (Mer\u00adcure, page 204).]]\u00bb. Et, en fait, nous avons tous eu, \u00e0 une heure de notre vie, conscience de l\u2019homme que nous vou\u00addrions \u00eatre&nbsp;: les hauts som\u00admets, nous les connais\u00adsons et nous n\u2019i\u00adgno\u00adrons pas la route \u00e0 prendre.<\/p>\n<p>Et puis, quand les hommes d\u00e9cou\u00adragent nos efforts par leur fri\u00advo\u00adli\u00adt\u00e9, par leur obs\u00adti\u00adna\u00adtion \u00e0 per\u00ads\u00e9\u00adv\u00e9\u00adrer dans les voies de la souf\u00adfrance et de l\u2019in\u00adjus\u00adtice et quand nous sen\u00adtons, qu\u2019en nous, se tarissent les sources vives, et qu\u2019il va fal\u00adloir aban\u00addon\u00adner la lutte et se renier, la Nature est l\u00e0 qui peint nous don\u00adner le r\u00e9con\u00adfort n\u00e9ces\u00adsaire. C\u2019est bien autre chose que la joie des lignes et des cou\u00adleurs, la joie du pit\u00adto\u00adresque, que Duha\u00admel lui demande. Comme cet autre mys\u00adtique, le grand Rabin\u00addra\u00adnah Tagore, il lui assigne un r\u00f4le qua\u00adsi divin. La nature est une puis\u00adsance mys\u00adt\u00e9\u00adrieuse, capable des plus \u00e9ton\u00adnants miracles sur notre \u00e2me, si nous savons inter\u00adpr\u00e9\u00adter ses signes&nbsp;; c\u2019est par elle que se mani\u00adfeste le plus sou\u00advent la gr\u00e2ce qui est \u00ab&nbsp;la conscience fugi\u00adtive que l\u2019homme prend de sa divi\u00adni\u00adt\u00e9 [[Pos\u00adses\u00adsion du Monde (Mer\u00adcure, p.218).]]\u00bb.<\/p>\n<p>Opti\u00admisme donc, et mys\u00adti\u00adcisme, car Duha\u00admel, par son culte de l\u2019\u00e2me et son sens du mys\u00adt\u00e8re, est pro\u00adfon\u00add\u00e9\u00adment reli\u00adgieux. Et comme Pas\u00adcal, il croit que \u00ab&nbsp;c\u2019est sur les connais\u00adsances du c\u0153ur et de l\u2019ins\u00adtinct qu\u2019il faut que la rai\u00adson s\u2019ap\u00adpuie et qu\u2019elle y fonde tout son dis\u00adcours&nbsp;\u00bb et c\u2019est pour\u00adquoi il a un tel sou\u00adci de la vie int\u00e9\u00adrieure. On le voit&nbsp;: le salut est en nous. La cit\u00e9 qu\u2019il faut construire avec pi\u00e9\u00adt\u00e9 c\u2019est notre cit\u00e9 int\u00e9\u00adrieure. Et c\u2019est \u00e0 la r\u00e9vo\u00adlu\u00adtion morale qu\u2019il faut d\u2019a\u00adbord travailler.<\/p>\n<p>Pour\u00adtant, r\u00e9p\u00e9\u00adtons-le ces deux hommes Duha\u00admel et Bar\u00adbusse vont tous deux en avant si leurs che\u00admins bifurquent [[Romain Rol\u00adland&nbsp;: Lettre \u00e0 P. Monatte.]], car l\u2019ordre social et l\u2019ordre moral ne sont que les formes d\u2019un m\u00eame ordre qui est celui de la justice.<\/p>\n<p>[|<b>*   *   *   *<\/b>|]<\/p>\n<p>Georges Duha\u00admel est un \u00e9cri\u00advain qui monte. Cha\u00adcun sent que c\u2019est un favo\u00adri des dieux&nbsp;; cha\u00adcun essaie de l\u2019ac\u00adca\u00adpa\u00adrer tout \u00e0 soi et s\u2019ir\u00adrite par\u00adfois de le sen\u00adtir qui s\u2019\u00e9\u00adchappe. Par\u00adcou\u00adrez les com\u00admen\u00adtaires de ses ouvrages et vous ver\u00adrez. A. Th\u00e9\u00adrive le consacre grand \u00e9cri\u00advain \u00e0 la condi\u00adtion qu\u2019il rejette le fatras una\u00adni\u00admiste et que \u00ab&nbsp;bien enten\u00addu, il ne fasse plus de vers&nbsp;\u00bb. H. Gh\u00e9on res\u00adte\u00adra son fr\u00e8re spi\u00adri\u00adtuel pour\u00advu qu\u2019il se conver\u00adtisse. J. Schlum\u00adber\u00adger, tout en le louant, se plaint qu\u2019il ne sache pas tou\u00adjours o\u00f9 est sa force. Et voi\u00adci, qu\u2019\u00e0 mes c\u00f4t\u00e9s, un mien ami l\u2019ac\u00adcuse d\u2019\u00eatre un peu \u00ab&nbsp;falot&nbsp;\u00bb parce qu\u2019il \u00e9crit par\u00adtout. En r\u00e9a\u00adli\u00adt\u00e9, depuis la guerre, Georges Duha\u00admel avec une force souple et une g\u00e9n\u00e9\u00adreuse abon\u00addance, d\u00e9ploie sou acti\u00advi\u00adt\u00e9 dans tous les domaines, d\u00e9pas\u00adsant les cercles, les cha\u00adpelles, les par\u00adtis, sou\u00adcieux seule\u00adment de cr\u00e9er le monde qu\u2019il porte en lui. Pareil au libre Romain Rol\u00adland, il ne sup\u00adpor\u00adte\u00adra que le joug de son g\u00e9nie. Et tout est mieux&nbsp;ainsi.<\/p>\n<p>Nous l\u2019aimons parce qu\u2019il nous a vou\u00e9s, \u00e0 nous tous ses fr\u00e8res, une sym\u00adpa\u00adthie a la fois pure et pas\u00adsion\u00adn\u00e9e et qu\u2019ain\u00adsi nous ne sommes plus seuls. L\u2019air que nous res\u00adpi\u00adrons pr\u00e8s de lui, dans le rayon\u00adne\u00adment de sa bon\u00adt\u00e9, est char\u00adg\u00e9 de belles id\u00e9es, de nobles aspi\u00adra\u00adtions. En lui et autour de lui, c\u2019est l\u2019har\u00admo\u00adnie. \u00c0 l\u2019\u00e9\u00adcou\u00adter, nous deve\u00adnons meilleurs, plus forts pour repar\u00adtir vers notre des\u00adtin, et plus dignes de vous, Lucien Mari\u00e9, Jules Leroux et Albert Thier\u00adry, que nous aimons toujours.<\/p>\n<p>Fer\u00adnand Leprette<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>In memo\u00adriam\u2026 des noms tr\u00e8s chers\u2026 les v\u00f4tres, Lucien Mari\u00e9, Jules Leroux que nous aimions, \u00e0 qui notre jeu\u00adnesse doit ses plus nobles inqui\u00e9\u00adtudes&nbsp;; le v\u00f4tre, Albert Thier\u00adry, dont la pen\u00ads\u00e9e fut, pour nous, pareille \u00e0 un levain&nbsp;! Vous \u00e9tiez nos amis, nos a\u00een\u00e9s et vous \u00eates morts, comme tra\u00adhis par le des\u00adtin. 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