{"id":2381,"date":"2010-06-08T15:28:13","date_gmt":"2010-06-08T15:28:13","guid":{"rendered":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/2010\/06\/08\/cote-des-dames-2\/"},"modified":"2010-06-08T15:28:13","modified_gmt":"2010-06-08T15:28:13","slug":"cote-des-dames-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/2010\/06\/08\/cote-des-dames-2\/","title":{"rendered":"C\u00f4t\u00e9 des&nbsp;dames"},"content":{"rendered":"<div class=\"pdfprnt-buttons pdfprnt-buttons-post pdfprnt-top-right\"><a href=\"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2381?print=pdf\" class=\"pdfprnt-button pdfprnt-button-pdf\" target=\"_blank\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/wp-content\/plugins\/pdf-print\/images\/pdf.png\" alt=\"image_pdf\" title=\"Afficher le PDF\"><\/a><a href=\"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2381?print=print\" class=\"pdfprnt-button pdfprnt-button-print\" target=\"_blank\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/wp-content\/plugins\/pdf-print\/images\/print.png\" alt=\"image_print\" title=\"Contenu imprim\u00e9\"><\/a><\/div><p>\tDonc, allons\u2011y. \u00c9cri\u00advons pour les femmes, encore que ce qui va suivre traite de sujets \u00e9mi\u00adnem\u00adment \u00ab&nbsp;masculins&nbsp;\u00bb.<\/p>\n<p>\tDeux d\u2019entre elles&nbsp;: Madame Per\u00adrin et Madame Guillot\u200a\u2014\u200acette der\u00adni\u00e8re morte \u00e0 pr\u00e9\u00adsent\u200a\u2014\u200aavaient, l\u2019une un mari, l\u2019autre un&nbsp;fils.<\/p>\n<p>\tCe fils et ce mari sont en ce moment au Cherche-Midi.<\/p>\n<p>\tIl n\u2019est gu\u00e8re de pri\u00adson qui soit sou\u00adriante, aimable, atti\u00adrante. Mais le Cherche-Midi est remar\u00adqua\u00adble\u00adment r\u00e9bar\u00adba\u00adtif. J\u2019y suis all\u00e9e, un jour, voir un d\u00e9tenu\u2026<\/p>\n<p>\tComme \u00e0 Saint-Lazare (Saint-Lazare&nbsp;: encore un \u00ab&nbsp;C\u00f4t\u00e9 des Dames&nbsp;\u00bb devant lequel la <i>vieille galan\u00adte\u00adrie fran\u00ad\u00e7aise<\/i> s\u2019ef\u00adface un peu!) un arse\u00adnal de ver\u00adrous et de ser\u00adrures hyper\u00adtro\u00adphi\u00e9s, de for\u00admi\u00addables portes bar\u00add\u00e9es et clou\u00adt\u00e9es de fer, de vo\u00fbtes obs\u00adcures et mys\u00adt\u00e9\u00adrieuses, est le sym\u00adbole si exa\u00adg\u00e9\u00adr\u00e9 de l\u2019au\u00adto\u00adri\u00adt\u00e9 et de la force, qu\u2019il don\u00adne\u00adrait presque \u00e0 ce lieu un air de pri\u00adson d\u2019o\u00adp\u00e9\u00adrette, si la vue des d\u00e9te\u00adnus, enca\u00adg\u00e9s dans des niches grill\u00e9es, accro\u00adch\u00e9es aux bar\u00adreaux pour se rap\u00adpro\u00adcher un peu de la pauvre femme, de l\u2019en\u00adfant apeu\u00adr\u00e9, des vieux trem\u00adblants, qu\u2019ils entre\u00advoient mal\tdans la p\u00e9nombre d\u2019une autre niche ne rap\u00adpe\u00adlait trop une sinistre r\u00e9alit\u00e9\u2026&nbsp;<\/p>\n<p>\tGuillot et Per\u00adrin sont donc&nbsp;l\u00e0.<\/p>\n<p>\tIls n\u2019ont, pour\u00adtant ni assas\u00adsi\u00adn\u00e9, ni vol\u00e9, ni vio\u00adl\u00e9, ni com\u00admis aucun des \u00ab&nbsp;crimes&nbsp;\u00bb et \u00ab&nbsp;d\u00e9lits&nbsp;\u00bb \u00e9nu\u00adm\u00e9\u00adr\u00e9s par le Code P\u00e9nal, Leur d\u00e9lit, leur crime, les&nbsp;voici&nbsp;:<\/p>\n<p>\tIls ont tra\u00adver\u00ads\u00e9, encore enfants tous deux, je crois, le cata\u00adclysme de 1914. Peut-\u00eatre en ont-ils \u00e9t\u00e9 frap\u00adp\u00e9s direc\u00adte\u00adment peut-\u00eatre ont-ils \u00e9t\u00e9 \u00e9cla\u00adbous\u00ads\u00e9s du sang d\u2019un des leurs&nbsp;: je l\u2019ignore.&nbsp;<\/p>\n<p>\tEn tout cas, si leur jeune conscience effa\u00adr\u00e9e a failli cha\u00advi\u00adrer pen\u00addant cin\u00adquante, et un mois d\u2019hor\u00adreur, ils ont eu, pour les sou\u00adte\u00adnir (comme nous tous) une pro\u00admesse solen\u00adnelle, un grand espoir&nbsp;:&nbsp;<\/p>\n<blockquote><p>C\u2019est la der\u00adni\u00e8re des guerres.<\/p><\/blockquote>\n<p>\tIls l\u2019ont&nbsp;cru.<\/p>\n<p>\tIls l\u2019ont cru, un peu moins sans doute, lors\u00adqu\u2019ils furent ado\u00adles\u00adcents. Mais ils l\u2019ont cru encore, mais ils sont encore en droit de le croire aujourd\u2019\u00adhui, en jan\u00advier 1930, puisque Mon\u00adsieur Aris\u00adtide Briand s\u2019en va par\u00adtout chan\u00adtant de sa belle voix per\u00adsua\u00adsive, tel un p\u00e2tre de Vir\u00adgile, les d\u00e9lices de la&nbsp;paix.<\/p>\n<p>\tC\u2019est l\u00e0 que Guillot, que Per\u00adrin, com\u00admencent \u00e0 se mal conduire. Ils croient, comme on dit vul\u00adgai\u00adre\u00adment, que c\u2019est arri\u00adv\u00e9. Il n\u2019y aura plus de guerre&nbsp;; en tout cas la France, quoi qu\u2019il advienne, n\u2019y pren\u00addra pas part. C\u2019est bien com\u00adpris, bien entendu.<\/p>\n<p>\tDonc, il est inutile, mieux&nbsp;! il est immo\u00adral, il est cri\u00admi\u00adnel de se pr\u00e9\u00adpa\u00adrer aux combats.<\/p>\n<p>\tEt Guillot refuse de faire son ser\u00advice mili\u00adtaire, et Per\u00adrin, qui a fait le sien, songe qu\u2019il a mal agi, et refuse d\u2019ac\u00adcom\u00adplir une p\u00e9riode.<\/p>\n<p>\tVoi\u00adl\u00e0 pour\u00adquoi ils sont en pri\u00adson, voi\u00adla pour\u00adquoi ils sont der\u00adri\u00e8re ces pesants, ces invrai\u00adsem\u00adblables verrous.<\/p>\n<p>\tL\u2019ob\u00adjec\u00adtion de conscience est un&nbsp;crime.<\/p>\n<p>\tEn France.<\/p>\n<p>\tCar en d\u2019autres pays, et m\u00eame en des pays de r\u00e9gime monar\u00adchiste, comme cette extra\u00ador\u00addi\u00adnaire Angle\u00adterre, cita\u00addelle \u00e0 la fois des tra\u00addi\u00adtions d\u2019hier et des liber\u00adt\u00e9s de demain, il est per\u00admis, selon des moda\u00adli\u00adt\u00e9s diverses, de pr\u00e9\u00adtendre se confor\u00admer \u00e0 la loi des hommes et \u00e0 la loi du nom\u00adm\u00e9 Dieu&nbsp;: Tu ne tue\u00adras&nbsp;point.<\/p>\n<p>\tPauvres niais&nbsp;! Esprits obtus, lourdes cer\u00advelles, pour qui ne point tuer c\u2019est ne point&nbsp;tuer&nbsp;!<\/p>\n<p>\tPeut-on, \u00e0 pareil degr\u00e9, n\u2019a\u00advoir point le sens des nuances&nbsp;? Ces gens-l\u00e0, sont presque aus\u00adsi b\u00eates que Vic\u00adtor Hugo, avec son <i>Pape<\/i> et son <i>Der\u00adnier jour d\u2019un condam\u00adn\u00e9<\/i>. Ces gens-l\u00e0 sont presque aus\u00adsi \u00e9pais que Pas\u00adcal, avec ses deux bons\u00adhommes s\u00e9pa\u00adr\u00e9s par un fleuve.<\/p>\n<p>[|<b>\u00a7 \u00a7 \u00a7 \u00a7 \u00a7<\/b>|]<\/p>\n<p>\tJ\u2019ai par\u00adl\u00e9 de la vieille m\u00e8re d\u2019Eu\u00adg\u00e8ne Guillot.<\/p>\n<p>\tCe mau\u00advais gar\u00ad\u00e7on, qui pousse la per\u00adver\u00adsi\u00adt\u00e9 jus\u00adqu\u2019\u00e0 ne pas vou\u00adloir assas\u00adsi\u00adner des gens qui ne lui ont per\u00adson\u00adnel\u00adle\u00adment rien fait, ce triste sire, s\u2019est cach\u00e9, tant que sa m\u00e8re, gra\u00adve\u00adment malade, v\u00e9cut.<\/p>\n<p>\tPuis, elle morte, il a vou\u00adlu \u00f4ter \u00e0 son abs\u00adten\u00adtion tout carac\u00adt\u00e8re d\u2019u\u00adti\u00adli\u00adt\u00e9 per\u00adson\u00adnelle, et il s\u2019est montr\u00e9.<\/p>\n<p>\tIl a m\u00eame \u00e9crit, tout na\u00ef\u00adve\u00adment, tout poli\u00adment, au Pr\u00e9\u00adsident de la R\u00e9pu\u00adblique, pour lui don\u00adner son adresse.<\/p>\n<p>\tJe cueille une phrase dans sa lettre&nbsp;:<\/p>\n<p>\t\u00ab&nbsp;Tous les gou\u00adver\u00adne\u00adments veulent, disent-ils, sup\u00adpri\u00admer la guerre&nbsp;: eh bien, la guerre ne dis\u00adpa\u00adra\u00ee\u00adtra que lorsque les hommes, quels qu\u2019ils soient, com\u00adpren\u00addront la n\u00e9ces\u00adsi\u00adt\u00e9 de ne pas la&nbsp;faire.&nbsp;\u00bb<\/p>\n<p>\tPeut-on \u00eatre d\u2019une logique plus simple, plus lumi\u00adneuse, plus \u00e9crasante&nbsp;?<\/p>\n<p>\tOr, c\u2019est cette phrase que je vou\u00addrais voir aller droit au c\u0153ur des femmes. En la for\u00admu\u00adlant, j\u2019au\u00adrais sou\u00adhai\u00adt\u00e9 que Guillot \u00e9cri\u00adv\u00eet, pour \u00eatre plus lim\u00adpide encore, non pas \u00ab&nbsp;les hommes quels qu\u2019ils soient&nbsp;\u00bb, mais \u00ab&nbsp;les \u00eatres humains quels qu\u2019ils soient&nbsp;\u00bb.<\/p>\n<p>\tPar cons\u00e9\u00adquent, les femmes aussi.<\/p>\n<p>\tLes femmes surtout.<\/p>\n<p>\tDans l\u2019af\u00adfaire Per\u00adrin qui sera jug\u00e9e lorsque ceci para\u00ee\u00adtra\u200a\u2014\u200adivers t\u00e9moins \u00e0 d\u00e9charge sont cit\u00e9s&nbsp;: Vic\u00adtor M\u00e9ric, Fer\u00adnand Cor\u00adcos, Armand Char\u00adpen\u00adtier, S\u00e9bas\u00adtien Faure, etc, qui vien\u00addront, dire, avec l\u2019au\u00adto\u00adri\u00adt\u00e9 de leur culture et de leur noto\u00adri\u00e9\u00adt\u00e9, en quelle hor\u00adreur ils tiennent la guerre\u2026[[Depuis la r\u00e9cep\u00adtion de cet article, Jean Per\u00adrin\u200a\u2014\u200aplus  connu dans les milieux pari\u00adsiens sous le nom d\u2019O\u00add\u00e9on\u200a\u2014\u200aa com\u00adpa\u00adru devant le tri\u00adbu\u00adnal mili\u00adtaire de Paris. On sait avec quelle d\u00e9sin\u00advol\u00adture le pr\u00e9\u00adsident reti\u00adra la parole aux t\u00e9moins, pour condam\u00adner ensuite Od\u00e9on, comme l\u2019a\u00advait \u00e9t\u00e9 Guillot pr\u00e9\u00adc\u00e9\u00addem\u00adment, au maxi\u00admum de la peine. (La R\u00e9daction.)]]<\/p>\n<p>\tPour\u00adquoi n\u2019a-t-on pas cit\u00e9 la cr\u00e9\u00admi\u00e8re, la chif\u00adfon\u00adni\u00e8re, la concierge du coin, cette femme-ci ou cette femme-l\u00e0, qui ont au cha\u00adpitre la voix pr\u00e9\u00adpon\u00add\u00e9\u00adrante de celles dont le fils de vingt ans n\u2019est plus l\u00e0-bas qu\u2019un sque\u00adlette gri\u00adma\u00ad\u00e7ant, dont le fr\u00e8re est deve\u00adnu fou, dont le p\u00e8re gaz\u00e9 cr\u00e8ve de tuber\u00adcu\u00adlose, dont le mari, aveugle ou cul-de-jatte, ago\u00adnise lentement&nbsp;?<\/p>\n<p>\tPour\u00adquoi, si on ne les a pas cit\u00e9es, ne viennent-elles pas, celles-l\u00e0, ne viennent-elles pas par cen\u00adtaines et par mil\u00adliers, comme jadis les braves femmes de Paris s\u2019en furent \u00e0 Versailles&nbsp;?<\/p>\n<p>\tPour\u00adquoi ne viennent-elles pas, les vieilles comme la vieille m\u00e8re Guillot, celles dont le fils a vingt-cinq ans&nbsp;? Pour\u00adquoi ne viennent-elles pas, les jeunes, comme la jeune femme de Per\u00adrin, por\u00adtant comme elle sur les bras, un petit enfant&nbsp;?<\/p>\n<p>\tLes ver\u00adrez-vous, le jour o\u00f9 l\u2019on juge\u00adra Guillot, le jour, o\u00f9 l\u2019on juge\u00adra Per\u00adrin, mas\u00ads\u00e9es aupr\u00e8s du tribunal&nbsp;?<\/p>\n<p>\tPas&nbsp;une.<\/p>\n<p>\tLes ver\u00adrez-vous anxieuses, du moins, chez elles, par\u00adlant d\u2019eux, atten\u00addant le ver\u00addict qui d\u00e9ter\u00admi\u00adne\u00adra, pour sa faible part, le sort futur de leurs&nbsp;fils&nbsp;?<\/p>\n<p>\tSi&nbsp;peu&nbsp;!<\/p>\n<p>\tLes femmes aiment la guerre.<\/p>\n<p>\tLes femmes aiment le m\u00e2le vigou\u00adreux, qui d\u00e9chire et qui tue son antagoniste.<\/p>\n<p>\tLes femmes aiment les uni\u00adformes, le tin\u00adta\u00admarre des musiques, le cha\u00adtoie\u00adment des drapeaux\u2026<\/p>\n<p>\tIl n\u2019est que de les voir, toutes, ave\u00adnue des Champs-Ely\u00ads\u00e9es, lorsque quelque c\u00e9r\u00e9\u00admo\u00adnie patrio\u00adtique se d\u00e9roule majes\u00adtueu\u00adse\u00adment jus\u00adqu\u2019\u00e0 l\u2019Arc de Triomphe.<\/p>\n<p>\tAh. cette psy\u00adchose col\u00adlec\u00adtive, qui les sou\u00adl\u00e8ve d\u2019on ne sait quel ignoble \u00e9r\u00e9\u00adthisme, d\u00e9j\u00e0 ten\u00addues. d\u00e9j\u00e0 offertes, les yeux brillants, la bouche ouverte, la croupe frissonnante\u2026<\/p>\n<p>\tEt puis, il faut avoir le cou\u00adrage de tout&nbsp;dire.<\/p>\n<p>\tLes femmes aiment la guerre qui met dans leur vie le bou\u00adle\u00adver\u00adse\u00adment subit de toutes les libert\u00e9s.<\/p>\n<p>\t<i>Et leur r\u00e9si\u00adgna\u00adtion, leur incon\u00adce\u00advable r\u00e9si\u00adgna\u00adtion, n\u2019est peut-\u00eatre bien que l\u2019af\u00adfreuse ven\u00adgeance incons\u00adciente de la serve mill\u00e9naire\u2026<\/i><\/p>\n<p>\t\u2014Tu veux mou\u00adrir, mon sei\u00adgneur et ma\u00eetre&nbsp;? Tu veux pour\u00adrir quelque part, au soleil, sous un essaim de mouches, toi qui sais tout, qui peux tout, qui pos\u00ads\u00e8des tout&nbsp;? Tu veux t\u2019en aller et, pour une fois, tu ne m\u2019or\u00addonnes pas de te suivre aveugl\u00e9ment&nbsp;?<\/p>\n<p>\tCom\u00adment t\u2019en emp\u00ea\u00adche\u00adrais-je, moi, la faible, moi, l\u2019i\u00addiote, moi, qui ne suis que ta ser\u00advante, que ton ani\u00admal domes\u00adtique&nbsp;? Ah, si j\u2019\u00e9\u00adtais ta s\u0153ur, ta, com\u00adpagne, ton \u00e9gale Comme je me lie\u00adrais \u00e0 toi de toute la force que tu m\u2019au\u00adrais don\u00adn\u00e9e&nbsp;! Comme j\u2019au\u00adrais les qua\u00adli\u00adt\u00e9s n\u00e9ces\u00adsaires pour te d\u00e9fendre, pour nous d\u00e9fendre&nbsp;!<\/p>\n<p>\tMais\u2026 tu sais ce que tu m\u2019as&nbsp;faite.<\/p>\n<p>\tQue puis-je, \u00e9tant telle, sinon me tenir en dehors de tes aven\u00adtures, gar\u00adder le foyer\u200a\u2014\u200acomme tu me l\u2019as appris\u200a\u2014\u200asui\u00advant bon\u00adne\u00adment l\u2019ins\u00adtinct que tu as lais\u00ads\u00e9, que tu as d\u00e9ve\u00adlop\u00adp\u00e9 en moi\u200a\u2014\u200am\u2019en aller vers un autre, m\u00e2le en ce moment plus accessible&nbsp;?<\/p>\n<p>[|<b>\u00a7 \u00a7 \u00a7 \u00a7 \u00a7<\/b>|]<\/p>\n<p>\tIl est temps que les femmes s\u2019en m\u00ealent, pourtant.&nbsp;<\/p>\n<p>\tEt, puisque les hommes sont inca\u00adpables de savoir ce qu\u2019ils veulent, puisque les hommes sont inca\u00adpables de tenir leurs pro\u00admesses, de mar\u00adcher vers leur but, puis\u00adqu\u2019ils punissent ceux d\u2019entre eux qui pr\u00e9\u00adtendent appli\u00adquer leurs prin\u00adcipes, la parole est aux femmes\u2026<\/p>\n<p>Maxi\u00admi\u00adlienne<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Donc, allons\u2011y. \u00c9cri\u00advons pour les femmes, encore que ce qui va suivre traite de sujets \u00e9mi\u00adnem\u00adment \u00ab&nbsp;mas\u00adcu\u00adlins&nbsp;\u00bb. 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