{"id":2542,"date":"2010-07-16T17:39:32","date_gmt":"2010-07-16T17:39:32","guid":{"rendered":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/2010\/07\/16\/lettres-impies-contre-linstitution-de-la-famille\/"},"modified":"2010-07-16T17:39:32","modified_gmt":"2010-07-16T17:39:32","slug":"lettres-impies-contre-linstitution-de-la-famille","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/2010\/07\/16\/lettres-impies-contre-linstitution-de-la-famille\/","title":{"rendered":"Lettres impies contre l\u2019institution de la famille"},"content":{"rendered":"<div class=\"pdfprnt-buttons pdfprnt-buttons-post pdfprnt-top-right\"><a href=\"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2542?print=pdf\" class=\"pdfprnt-button pdfprnt-button-pdf\" target=\"_blank\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/wp-content\/plugins\/pdf-print\/images\/pdf.png\" alt=\"image_pdf\" title=\"Afficher le PDF\"><\/a><a href=\"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2542?print=print\" class=\"pdfprnt-button pdfprnt-button-print\" target=\"_blank\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/wp-content\/plugins\/pdf-print\/images\/print.png\" alt=\"image_print\" title=\"Contenu imprim\u00e9\"><\/a><\/div><p>[(\tQui, par\u00admi les anciens lec\u00adteurs de \u00ab&nbsp;l\u2019en-dehors&nbsp;\u00bb ne se sou\u00advient des \u00ab&nbsp;lettres impies&nbsp;\u00bb d\u2019Al\u00adb\u00e9\u00adrix, dont la troi\u00adsi\u00e8me, paru dans le fas\u00adci\u00adcule de mai 1939 (no330) de ce p\u00e9rio\u00addique&nbsp;? En pos\u00adses\u00adsion du manus\u00adcrit com\u00adplet, nous en repre\u00adnons la publication.)]<br>\n<\/p>\n<h2>Quatri\u00e8me lettre<\/h2>\n<p>\n[\/\u200b\u00c0 Madame V.&nbsp;M.\/]<br>\n<\/p>\n<p>\tVous pour\u00adriez me repro\u00adcher, Madame, de ne vous avoir entre\u00adte\u00adnu, dans ma der\u00adni\u00e8re lettre, que des familles appar\u00adte\u00adnant \u00e0 la grande et la petite bour\u00adgeoi\u00adsie. Je vou\u00addrais aujourd\u2019\u00adhui vous par\u00adler de celles qui, par leur haute situa\u00adtion dans l\u2019\u00e9\u00adchelle sociale et par leur pi\u00e9\u00adt\u00e9 reli\u00adgieuse, devraient ou auraient d\u00fb don\u00adner l\u2019exemple des ver\u00adtus fami\u00adliales dont les diri\u00adgeants du peuple, la\u00efques et confes\u00adsion\u00adnels, les cr\u00e9\u00additent \u00e0 plai\u00adsir en vue de jus\u00adti\u00adfier la sup\u00e9\u00adrio\u00adri\u00adt\u00e9 morale des ber\u00adgers sur le trou\u00adpeau&nbsp;: je veux dire les familles royales.<\/p>\n<p>\tJe ne pr\u00e9\u00adl\u00e8\u00adve\u00adrai mes exemples que par\u00admi les familles des rois \u00ab&nbsp;qui, en mille ans firent la France&nbsp;\u00bb, celles de tous les autres pays offrant, comme elles, les m\u00eames \u00ab&nbsp;mod\u00e8les de toutes les ver\u00adtus&nbsp;\u00bb et sur\u00adtout de cet \u00ab&nbsp;esprit de famille&nbsp;\u00bb qui donne au \u00ab&nbsp;foyer conju\u00adgal&nbsp;\u00bb son carac\u00adt\u00e8re de sain\u00adte\u00adt\u00e9, de pure\u00adt\u00e9, de soli\u00adda\u00adri\u00adt\u00e9 et d\u2019u\u00adni\u00adt\u00e9 tant van\u00adt\u00e9 par les apo\u00adlo\u00adgistes du genre de M.&nbsp;Mau\u00adrois. Nous allons voir dans quelle mesure les familles royales de France en ont \u00e9t\u00e9 les fid\u00e8les gardiennes.<\/p>\n<p>\tMais pour\u00adquoi, m\u2019ob\u00adjec\u00adte\u00adrez-vous, \u00e9vo\u00adquer de vieilles his\u00adtoires d\u2019un r\u00e9gime qui a ces\u00ads\u00e9 d\u2019exis\u00adter&nbsp;? Pr\u00e9\u00adci\u00ads\u00e9\u00adment pour r\u00e9pondre \u00e0 cette affir\u00adma\u00adtion de M.&nbsp;Mau\u00adrois que la famille est \u00ab&nbsp;durable&nbsp;\u00bb et \u00ab&nbsp;irrem\u00adpla\u00ad\u00e7able&nbsp;\u00bb. Si ce pos\u00adtu\u00adlat \u00e9tait vrai, pour lui impri\u00admer le carac\u00adt\u00e8re de p\u00e9ren\u00adni\u00adt\u00e9 qu\u2019im\u00adplique le mot \u00ab&nbsp;durable&nbsp;\u00bb, il fau\u00addrait dire que les r\u00e9vo\u00adlu\u00adtions suc\u00adces\u00adsives qui ont abo\u00adli l\u2019an\u00adcien r\u00e9gime en France, dont les diri\u00adgeants avaient de la famille la concep\u00adtion qu\u2019ils s\u2019en \u00e9taient faite et qu\u2019ils avaient si vic\u00adto\u00adrieu\u00adse\u00adment r\u00e9a\u00adli\u00ads\u00e9e pen\u00addant mille ans, ont eu grand tort de rompre une tra\u00addi\u00adtion consa\u00adcr\u00e9e par les si\u00e8cles, alors sur\u00adtout que pen\u00addant mille ans le peuple s\u2019\u00e9\u00adtait fami\u00adlia\u00adri\u00ads\u00e9 avec elles sans s\u2019in\u00addi\u00adgner des m\u0153urs fami\u00adliales des, rois et des reines de France, parce que, dirait M.&nbsp;Mau\u00adrois, il les consi\u00add\u00e9\u00adrait, lui aus\u00adsi, comme \u00ab&nbsp;durables&nbsp;\u00bb. En bonne logique,\u200a\u2014\u200amais la logique nous condui\u00adrait cette fois \u00e0 l\u2019ab\u00adsurde\u200a\u2014\u200anous devrions jeter bas la R\u00e9pu\u00adblique\u200a\u2014\u200aet n\u2019\u00e9\u00adtait-ce pas le v\u0153u secret de tous ceux qui ambi\u00adtion\u00adn\u00e8rent de for\u00adcer les portes de l\u2019A\u00adca\u00add\u00e9\u00admie Fran\u00ad\u00e7aise\u200a\u2014\u200apour res\u00adtau\u00adrer la royau\u00adt\u00e9 en enga\u00adgeant les futurs rois de France \u00e0 reprendre les tra\u00addi\u00adtions fami\u00adliales tout infu\u00ads\u00e9es d\u2019\u00abesprit de fau\u00adcille&nbsp;\u00bb et si ch\u00e8res aux trois grandes dynas\u00adties, les M\u00e9ro\u00advin\u00adgiens, les Caro\u00adlin\u00adgiens et les Cap\u00e9\u00adtiens. Je vais les exhu\u00admer \u00e0 l\u2019a\u00addresse et pour l\u2019\u00e9\u00addi\u00adfi\u00adca\u00adtion de ceux qui, croyant \u00e0 la p\u00e9ren\u00adni\u00adt\u00e9 de la famille, oublient qu\u2019elle n\u2019a pas tou\u00adjours offert, dans tous les milieux sociaux, de la base au som\u00admet, le spec\u00adtacle d\u2019une har\u00admo\u00adnie par\u00adfaite, d\u2019une soli\u00adda\u00adri\u00adt\u00e9 exem\u00adplaire, d\u2019une morale m\u00eame rela\u00adtive et de cette uni\u00adt\u00e9 qui consti\u00adtue sa rai\u00adson d\u2019\u00eatre.<\/p>\n<p>\tVous me par\u00addon\u00adne\u00adrez de faire un tableau com\u00adplet des \u00ab&nbsp;dou\u00adceurs&nbsp;\u00bb dont les chro\u00adni\u00adqueurs et les his\u00adto\u00adriens fran\u00ad\u00e7ais nous disent qu\u2019elles \u00e9taient comme accli\u00adma\u00adt\u00e9es dans les familles royales. Si je limi\u00adtais mon \u00e9nu\u00adm\u00e9\u00adra\u00adtion \u00e0 quelques-unes d\u2019entre elles seule\u00adment, vous pour\u00adriez m\u2019ac\u00adcu\u00adser de d\u00e9ro\u00adber \u00e0 vos yeux, pour les besoins de ma d\u00e9mons\u00adtra\u00adtion, une par\u00adtie de la v\u00e9ri\u00adt\u00e9, pr\u00e9\u00adtex\u00adtant qu\u2019un grand nombre, peut-\u00eatre m\u00eame la majo\u00adri\u00adt\u00e9 des familles royales de France, infirment ma th\u00e8se par l\u2019exemple qu\u2019elles ont don\u00adn\u00e9 de la pure\u00adt\u00e9 de leurs m\u0153urs, de leur soli\u00adda\u00adri\u00adt\u00e9 et des plus nobles ver\u00adtus conju\u00adgales, pater\u00adnelles et filiales. Jugez-en et ayez le cou\u00adrage, en d\u00e9pit du d\u00e9go\u00fbt que vous \u00e9prou\u00adve\u00adrez \u00e0 me suivre, d\u2019al\u00adler jus\u00adqu\u2019au bout de l\u2019ex\u00adhu\u00adma\u00adtion que je vais faire des hor\u00adreurs royales, si sem\u00adblables et si vari\u00e9es \u00e0 la fois, et si mono\u00adtones aus\u00adsi par les consi\u00add\u00e9\u00adra\u00adtions fami\u00adliales qui les ont provoqu\u00e9es.<\/p>\n<h2>1. Les M\u00e9rovingiens<\/h2>\n<p><\/p>\n<p><b>La famille de Clo\u00advis<\/b> \u2015 La reine Clo\u00adtilde, femme de Clo\u00advis, pre\u00admier roi de France, appli\u00adquant \u00e0 sa mani\u00e8re le prin\u00adcipe de soli\u00adda\u00adri\u00adt\u00e9 qui doit pr\u00e9\u00adsi\u00adder \u00e0 l\u2019har\u00admo\u00adnie entre les membres d\u2019une m\u00eame famille, recom\u00admande en mou\u00adrant. \u00e0 ses enfants, de ven\u00adger la mort des siens, \u00e9gor\u00adg\u00e9s par ses enne\u00admis. Son \u00ab&nbsp;esprit de famille&nbsp;\u00bb lui fai\u00adsait un \u00ab&nbsp;devoir de famille&nbsp;\u00bb d\u2019ex\u00adpo\u00adser ses fils \u00e0 la mort en sus\u00adci\u00adtant par\u00admi leurs vic\u00adtimes \u00ab&nbsp;l\u2019es\u00adprit de ven\u00adgeance&nbsp;\u00bb et de repr\u00e9\u00adsailles. Ain\u00adsi, cette bonne reine subor\u00addon\u00adnait son amour filial \u00e0 la haine impla\u00adcable qu\u2019elle avait vou\u00e9e aux meur\u00adtriers de ses parents. Bien qu\u2019elle e\u00fbt contre\u00adve\u00adnu \u00e0 l\u2019ordre de J\u00e9sus-Christ, son Dieu, de ne pas tuer, l\u2019\u00c9\u00adglise l\u2019a \u00e9le\u00adv\u00e9e au rang de sainte.<\/p>\n<p><b>La famille de Clo\u00adtaire I<sup>er<\/sup><\/b>\u200a\u2014\u200aAssas\u00adsin de ses neveux, enfants de Clo\u00addo\u00admir, il entre\u00adtient six femmes dans sa mai\u00adson, \u00e9pouse deux s\u0153urs, Jugonde et Ar\u00e9\u00adgonde&nbsp;; viole publi\u00adque\u00adment la veuve de Clo\u00addo\u00admir, dont il avait \u00e9gor\u00adg\u00e9 les enfants&nbsp;; et la belle Rade\u00adgonde, sa cap\u00adtive, li\u00e9e par ses ordres dans son lit, est contrainte de rece\u00advoir les caresses du meur\u00adtrier de son fr\u00e8re. Il abuse m\u00eame de la femme de son fils Cha\u00adra\u00adm\u00e9. Indi\u00adgn\u00e9, celui-ci se r\u00e9volte contre son p\u00e8re. Vain\u00adcu par lui, il est atta\u00adch\u00e9 nu sur un banc, frap\u00adp\u00e9 de verges, ensuite enfer\u00adm\u00e9 avec sa femme et ses enfants dans une chau\u00admi\u00e8re o\u00f9 l\u2019on mit le&nbsp;feu.<\/p>\n<p><b>La famille de Cari\u00adbert<\/b>\u200a\u2014\u200aI1 r\u00e9pu\u00addie sa femme Ingo\u00adberge pour \u00e9pou\u00adser sa ma\u00ee\u00adtresse Miro\u00adflide&nbsp;; puis, ayant con\u00e7u pour sa propre s\u0153ur une pas\u00adsion inces\u00adtueuse, il l\u2019ar\u00adrache au monas\u00adt\u00e8re o\u00f9 elle avait pris le voile. Il quitte sa s\u0153ur pour \u00e9pou\u00adser une ber\u00adg\u00e8re qu\u2019il avait vio\u00adl\u00e9e dans les champs.<\/p>\n<p><b>La famille de Chil\u00adp\u00e9\u00adric I<sup>er<\/sup><\/b> \u2015 Chil\u00adp\u00e9\u00adric fait assas\u00adsi\u00adner son fr\u00e8re Chil\u00adde\u00adbert, r\u00e9pu\u00addie sa femme Audo\u00adnere pour \u00e9pou\u00adser Galz\u00adwinthe. \u00c0 l\u2019ins\u00adti\u00adga\u00adtion de sa concu\u00adbine Fr\u00e9\u00add\u00e9\u00adgonde, il fait assas\u00adsi\u00adner sa femme, et lui-m\u00eame est tu\u00e9 par Lan\u00addry, l\u2019a\u00admant de sa ma\u00ee\u00adtresse. Bru\u00adne\u00adhaut, femme du fils de Sige\u00adbert, pour conser\u00adver son pou\u00advoir sur les princes d\u2019Aus\u00adtra\u00adsie, pour\u00advoit elle-m\u00eame \u00e0 leurs hon\u00adteux plai\u00adsirs et par\u00adtage leurs d\u00e9bauches afin de faire signer aux princes, dans les moments d\u2019i\u00advresse, l\u2019ordre d\u2019\u00e9\u00adgor\u00adger les hommes sages qui les auraient fait rou\u00adgir de leurs d\u00e9pra\u00adva\u00adtions. Elle fait assas\u00adsi\u00adner les deux fils de Thier\u00adry, roi de Bour\u00adgogne, et elle-m\u00eame \u00e9crase le plus jeune contre la muraille. Thier\u00adry avait con\u00e7u pour sa ni\u00e8ce un amour inces\u00adtueux, Bru\u00adne\u00adhaut. l\u2019empoisonne de sa&nbsp;main.<\/p>\n<p><b>La famille de Clo\u00adtaire II<\/b> \u2015 Fr\u00e9\u00add\u00e9\u00adgonde \u00e9tant tom\u00adb\u00e9e entre ses mains, apr\u00e8s une bataille, Clo\u00adtaire lui reproche la mort de dix rois ou fils de rois et, apr\u00e8s l\u2019a\u00advoir livr\u00e9e pen\u00addant trois jours aux outrages de ses sol\u00addats (elle avait plus de 80 ans), il la fait lier par les che\u00adveux, un pied et un bras, \u00e0 la queue d\u2019un che\u00adval indomp\u00adt\u00e9, et ses membres furent dis\u00adlo\u00adqu\u00e9s par les coups de pied et la promp\u00adti\u00adtude de la course du che\u00adval. Clo\u00adtaire ordonne la mort des quatre fils de Thierry.<\/p>\n<p><b>La famille de Dago\u00adbert<\/b>\u200a\u2014\u200aPour demeu\u00adrer seul roi, Dago\u00adbert fait empoi\u00adson\u00adner le fils de son fr\u00e8re Cari\u00adbert. Comme son p\u00e8re, il s\u2019a\u00adban\u00addonne \u00e0 tous les exc\u00e8s de la d\u00e9bauche et de l\u2019in\u00adtem\u00adp\u00e9\u00adrance. Il rem\u00adplit son palais de concu\u00adbines, r\u00e9pu\u00addie la reine Goma\u00adtrude et \u00e9pouse trois femmes \u00e0 la fois. Il fait enle\u00adver pour ses orgies toutes les jeunes filles dont la beau\u00adt\u00e9 attire ses regards, et il pro\u00addigue ses tr\u00e9\u00adsors pour don\u00adner des f\u00eates somp\u00adtueuses \u00e0 ses cour\u00adti\u00adsanes et \u00e0 ses mignons&nbsp;; apr\u00e8s quoi, il se r\u00e9fu\u00adgie dans une cha\u00adpelle o\u00f9, les mains jointes, il r\u00e9cite son rosaire. Pour cet acte de contri\u00adtion, les pr\u00eatres l\u2019en\u00adterrent dans l\u2019\u00e9\u00adglise de Saint-Denis, deve\u00adnus, depuis, la s\u00e9pul\u00adture des rois de France non moins que lui affec\u00adt\u00e9s de tous les vices que la reli\u00adgion condamne\u200a\u2014\u200aen principe.<\/p>\n<h2>2. Les Carolingiens<\/h2>\n<p><\/p>\n<p><b>La famille de Char\u00adle\u00admagne<\/b>\u200a\u2014\u200aChar\u00adle\u00admagne com\u00admence son r\u00e8gne en usur\u00adpant les droits de ses neveux, les fils de Car\u00adlo\u00adman, son fr\u00e8re, h\u00e9ri\u00adtiers l\u00e9gi\u00adtimes. La chro\u00adnique du Monas\u00adt\u00e8re de Lorch t\u00e9moigne des d\u00e9sordres de la cour du grand empe\u00adreur. Pas\u00adquier l\u2019ac\u00adcuse d\u2019a\u00advoir souill\u00e9 la couche de ses filles.<\/p>\n<p><b>La famille de Louis le D\u00e9bon\u00adnaire<\/b> \u2015 Louis fait cre\u00adver les yeux \u00e0 son neveu Ber\u00adnard, petit-fils de Char\u00adle\u00admagne. Vain\u00adcu par son fils Lothaire, celui-ci veut le d\u00e9sho\u00adno\u00adrer \u00e0 tout jamais en le for\u00ad\u00e7ant de faire, v\u00eatu d\u2019un habit de p\u00e9ni\u00adtent, une confes\u00adsion publique de ses fautes. Il passe ses der\u00adni\u00e8res ann\u00e9es \u00e0 com\u00adbattre ses fils et ses petits-fils.<\/p>\n<p><b>La famille de Charles le Chauve<\/b> \u2015 Charles prend pour concu\u00adbine Richilde, qui le fait empoi\u00adson\u00adner par Boson, son fr\u00e8re et son&nbsp;amant.<\/p>\n<p><b>La famille de Louis V<\/b>\u200a\u2014\u200aLouis V meurt empoi\u00adson\u00adn\u00e9 par Emma, sa m\u00e8re, et par Blanche, sa femme, \u00e0 l\u2019ins\u00adti\u00adga\u00adtion de Hugues Capet, le futur usur\u00adpa\u00adteur de la couronne.<\/p>\n<h2>3. Les Cap\u00e9tiens<\/h2>\n<p>\n<b>La famille de Robert le Pieux<\/b>\u200a\u2014\u200aRobert r\u00e9pu\u00addie sa femme Berthe, prin\u00adcesse ver\u00adtueuse, pour \u00e9pou\u00adser Constance, de m\u0153urs dis\u00adso\u00adlues. Hugues de Beau\u00advais ayant expri\u00adm\u00e9 un bl\u00e2me sur sa conduite, elle le fait poi\u00adgnar\u00adder en pr\u00e9\u00adsence du roi&nbsp;; son sang rejaillit sur lui. Constance excite les deux fils que son mari avait eus de son mariage avec Berthe \u00e0 se r\u00e9vol\u00adter contre leur p\u00e8re&nbsp;; l\u2019un se fait bri\u00adgand de grand che\u00admin, l\u2019autre est par elle empoisonn\u00e9.<\/p>\n<p><b>La famille de Phi\u00adlippe I<sup>er<\/sup><\/b>\u200a\u2014\u200aPhi\u00adlippe r\u00e9pu\u00addie sa femme afin de prendre une ma\u00ee\u00adtresse, Ber\u00adtrade. Comme elle convoi\u00adtait le tr\u00f4ne, pour un fils qu\u2019elle avait eu de Foulques, son pre\u00admier mari, elle se livre contre le fils du roi \u00e0 des ten\u00adta\u00adtives d\u2019empoisonnement que son royal \u00e9poux lui par\u00addonne. Sa vie de d\u00e9bauches ne le c\u00e8de en rien \u00e0 celle des reines qui l\u2019a\u00advaient pr\u00e9c\u00e9d\u00e9e.<\/p>\n<p><b>La famille de Louis VII<\/b> \u2015 \u00c9l\u00e9o\u00adnore, sa femme, entre\u00adtient des amours inces\u00adtueuses avec son oncle Ray\u00admond, et ses d\u00e9bauches avec un jeune Turc pro\u00advoquent l\u2019in\u00addi\u00adgna\u00adtion des Croi\u00ads\u00e9s eux-m\u00eames.<\/p>\n<p><b>La famille de Phi\u00adlippe-Auguste<\/b> \u2015 Phi\u00adlippe pro\u00adfite de l\u2019ab\u00adsence de son bon fr\u00e8re Richard Coeur de Lion qui croi\u00adsait \u00e0 J\u00e9ru\u00adsa\u00adlem, pour par\u00adta\u00adger ses d\u00e9pouilles avec le fr\u00e8re du cap\u00adtif, l\u2019in\u00addigne Jean Sans-Terre.<\/p>\n<p><b>La famille de Saint-Louis<\/b> \u2015 Durant la mino\u00adri\u00adt\u00e9 de ce roi, Blanche de Cas\u00adtille. sa m\u00e8re, ambi\u00adtion\u00adnant le pou\u00advoir total, l\u2019en\u00advoie en croi\u00adsade dans l\u2019es\u00adpoir qu\u2019il n\u2019en revien\u00addrait&nbsp;pas.<\/p>\n<p><b>La famille de Louis le Hutin<\/b> \u2015 Sa femme, Mar\u00adgue\u00adrite de Bour\u00adgogne, ses belles-s\u0153urs Jeanne et Blanche de Bour\u00adgogne, mari\u00e9es cha\u00adcune \u00e0 un des fils de Phi\u00adlippe le Bel, se r\u00e9unissent le soir dans la fameuse tour de Nes\u00adl\u00e9 o\u00f9 elles se livrent \u00e0 des satur\u00adnales. Le len\u00adde\u00admain, on trouve sur la berge les cadavres des jeunes filles et des infor\u00adtu\u00adn\u00e9s qui avaient ser\u00advi aux volup\u00adt\u00e9s de ces prin\u00adcesses royales. Elles passent en juge\u00adment. La reine est \u00e9tran\u00adgl\u00e9e. Gau\u00adthier et Phi\u00adlippe d\u2019Aul\u00adnay, ses amants, sont muti\u00adl\u00e9s des par\u00adties qui avaient p\u00e9ch\u00e9, \u00e9cor\u00adch\u00e9s vifs et atta\u00adch\u00e9s \u00e0 la queue d\u2019un che\u00adval qui fit trois fois le tour de la prai\u00adrie de May-buis\u00adson&nbsp;; apr\u00e8s ce sup\u00adplice, on leur tranche la t\u00eate et leurs corps sont pen\u00addus au gibet par des\u00adsous les aisselles.<\/p>\n<p><b>La famille de Phi\u00adlippe V<\/b> \u2015 Lors\u00adqu\u2019il re\u00e7oit \u00e0 Lyon l\u2019heu\u00adreuse nou\u00advelle de la mort de son fr\u00e8re Louis, Phi\u00adlippe accourt \u00e0 Paris, se fait r\u00e9gent, de son neveu, l\u2019h\u00e9\u00adri\u00adtier pr\u00e9\u00adsomp\u00adtif que la femme du roi d\u00e9funt venait de don\u00adner \u00e0 la France et qui meurt empoi\u00adson\u00adn\u00e9 huit jours apr\u00e8s sa venue au&nbsp;monde.<\/p>\n<h2>A) LES VALOIS<\/h2>\n<p>\n<b>La famille de Jean le Bon<\/b> \u2015 Jean vend sa fille Isa\u00adbelle \u00e0 Gal\u00e9as, duc de Milan, pour six cent mille flo\u00adrins qu\u2019il alla d\u00e9pen\u00adser \u00e0 Londres avec la com\u00adtesse de Salisbury.<\/p>\n<p>La famille de Charles VI \u2015 Mari\u00e9 \u00e0 Isa\u00adbeau de Bavi\u00e8re, la nuit m\u00eame de leurs noces, toute la cour, hommes et femmes, ivres de vin et de liqueurs, s\u2019a\u00adban\u00addonnent, \u00e0 la faveur d\u2019un masque, \u00e0 de grandes d\u00e9bauches. Madame la reine se livre inces\u00adtueu\u00adse\u00adment au duc d\u2019Or\u00adl\u00e9ans, fr\u00e8re du roi. Celui-ci \u00e9tant deve\u00adnu fou, pour cal\u00admer sa d\u00e9mence, la reine, en pour\u00advoyeuse de son mari, fait choix d\u2019une jeune tille, Odette de Champ\u00addi\u00advers, qu\u2019elle ach\u00e8te \u00e0 ses parents pour la livrer aux caresses de son \u00e9poux. De ce com\u00admerce naquit Mar\u00adgue\u00adrite de Valois, plus tard l\u00e9gi\u00adti\u00adm\u00e9e par Charles VII b\u00e2tard lui-m\u00eame du duc d\u2019Or\u00adl\u00e9ans. Le duc de Bour\u00adgogne ayant reven\u00addi\u00adqu\u00e9 la r\u00e9gence pen\u00addant la mala\u00addie du roi. Isa\u00adbeau et son amant le font poi\u00adgnar\u00adder par leurs gens. Pour ven\u00adger l\u2019as\u00adsas\u00adsi\u00adnat de son p\u00e8re et son propre hon\u00adneur fort endom\u00adma\u00adg\u00e9 par le duc d\u2019Or\u00adl\u00e9ans, qui se van\u00adtail d\u2019a\u00advoir d\u00e9flo\u00adr\u00e9 sa jeune \u00e9pouse, Jean-Sans-Peur r\u00e9so\u00adlut de se ven\u00adger. Au d\u00e9tour de la rue Bar\u00adbette, dans l\u2019h\u00f4\u00adtel de ce nom, o\u00f9 la reine et son amant se livraient \u00e0 des orgies noc\u00adturnes avec des mignons et des femmes per\u00addues, il fait apos\u00adter une troupe, d\u2019as\u00adsas\u00adsins. Ils guettent le duc, et \u00e0 sa sor\u00adtie de l\u2019h\u00f4\u00adtel, ils lui fendent la t\u00eate \u00e0 coups de hache. Indi\u00adgn\u00e9s de la conduite de leur m\u00e8re, Louis et Jean, ses deux fils, s\u2019in\u00adsurgent contre elle&nbsp;: ils meurent tous deux empoi\u00adson\u00adn\u00e9s. Charles VII, son b\u00e2tard, ayant d\u00e9non\u00adc\u00e9 les d\u00e9bauches de sa m\u00e8re au roi, celui-ci sur\u00adprend, au ch\u00e2\u00adteau de Vin\u00adcennes sa femme sans v\u00eate\u00adments dans les bras de son nou\u00advel amant, Bois-Bour\u00adbon, auquel on fait subir la tor\u00adture et que l\u2019on jette dans un sac en Seine. Indi\u00adgn\u00e9 \u00e0 son tour contre son propre fils, Isa\u00adbeau se r\u00e9con\u00adci\u00adlie avec le nou\u00adveau duc de Bour\u00adgogne, et Jean-Sans-Terre devient l\u2019a\u00admant de celle qui avait fait assas\u00adsi\u00adner son p\u00e8re et dont il avait fait mas\u00adsa\u00adcrer l\u2019a\u00admant. Tan\u00addis que le roi ago\u00adnise, son fr\u00e8re le duc d\u2019An\u00adjou, se tient dans la chambre voi\u00adsine atten\u00addant le der\u00adnier sou\u00adpir, pour mettre la main sur ses tr\u00e9\u00adsors, puis se rend au ch\u00e2\u00adteau de Melun o\u00f9 se trou\u00advait la plus grande par\u00adtie de sa for\u00adtune en lin\u00adgots d\u2019or et d\u2019argent scel\u00adl\u00e9s au mur. Les ma\u00e7ons employ\u00e9s \u00e0 ce tra\u00advail dis\u00adpa\u00adrurent, l\u2019ou\u00advrage achev\u00e9.<\/p>\n<p><b>La famille de Charles VII<\/b>\u200a\u2014\u200aSa femme. Marie d\u2019An\u00adjou, sui\u00advant la tra\u00addi\u00adtion de la plu\u00adpart des reines de France \u2015 et d\u2019ailleurs\u200a\u2014\u200are\u00e7oit dans la couche royale ses amants d\u2019un jour, sans que son mari en prenne ombrage, pen\u00addant que lui s\u2019en\u00adferme au ch\u00e2\u00adteau de Chi\u00adnon avec la belle Agn\u00e8s Sorel. Le dau\u00adphin (le futur roi Louis XI) ayant empoi\u00adson\u00adn\u00e9 Agn\u00e8s Sorel, il se console aus\u00adsi\u00adt\u00f4t dans les bras d\u2019un nou\u00advelle ma\u00ee\u00adtresse, la baronne de Vil\u00adle\u00adquier, ni\u00e8ce de la d\u00e9funte. Mena\u00adc\u00e9 d\u2019\u00eatre empoi\u00adson\u00adn\u00e9 par les par\u00adti\u00adsans de son fils, il se laisse mou\u00adrir de&nbsp;faim.<\/p>\n<p><b>La famille de Louis XI<\/b> \u2015 Apr\u00e8s avoir fait empoi\u00adson\u00adner Agn\u00e8s Sorel, la ma\u00ee\u00adtresse de son p\u00e8re, Louis XI fait empoi\u00adson\u00adner son propre fr\u00e8re, le duc de Guyenne et la dame de Mont\u00adso\u00adreau, la ma\u00ee\u00adtresse de ce der\u00adnier. Puis, il fait juger, sans l\u2019as\u00adsis\u00adtance des pairs, son cou\u00adsin ger\u00admain, le duc de Nemours, bl\u00e2me l\u2019in\u00addul\u00adgence des juges qui l\u2019a\u00advaient fait sor\u00adtir de sa cage pour l\u2019in\u00adter\u00adro\u00adger, exige qu\u2019on lui don\u00adn\u00e2t la ques\u00adtion et, lors\u00adqu\u2019il fut d\u00e9ca\u00adpi\u00adt\u00e9, qu\u2019on pla\u00ad\u00e7a ses deux fils sous l\u2019\u00e9\u00adcha\u00adfaud afin qu\u2019ils fussent arro\u00ads\u00e9s du sang de leur&nbsp;p\u00e8re.<\/p>\n<p><b>La famille de Charles VIII<\/b> \u2015 b\u00e2tard de Louis XI.\u200a\u2014\u200aL\u2019his\u00adto\u00adrien Phi\u00adlippe de Com\u00admines ayant un jour repro\u00adch\u00e9 \u00e0 la r\u00e9gente, sa m\u00e8re, ses galan\u00adte\u00adries avec des sei\u00adgneurs, des \u00e9co\u00adliers, voire m\u00eame avec des dames de la cour, elle le fait enfer\u00admer dans une cage de fer au ch\u00e2\u00adteau de Loches. Elle tente m\u00eame d\u2019as\u00adso\u00adcier \u00e0 la r\u00e9gence le duc d\u2019Or\u00adl\u00e9ans (le futur roi Louis XII) en s\u2019of\u00adfrant \u00e0 ses plaisirs.<\/p>\n<p><b>La famille de Louis XII<\/b> \u2015 <i>le p\u00e8re du peuple<\/i>. \u2015 Apr\u00e8s la mort de sa deuxi\u00e8me femme, Anne de Bre\u00adtagne, il \u00e9pouse la s\u0153ur d\u2019Hen\u00adri VIII, Marie d\u2019An\u00adgle\u00adterre, qui avait eu pour amant le duc de Suf\u00adfolk. Les adul\u00adt\u00e8res avant et apr\u00e8s la lettre \u00e9taient si fr\u00e9\u00adquents dans la famille royale, qu\u2019\u00e0 la mort de chaque roi, si la reine avait sur\u00adv\u00e9\u00adcu, il \u00e9tait d\u2019u\u00adsage qu\u2019elle s\u2019en\u00adfer\u00adm\u00e2t six semaines dans son appar\u00adte\u00adment, et cou\u00adch\u00e9e, afin qu\u2019on p\u00fbt v\u00e9ri\u00adfier si elle \u00e9tait ou non en \u00e9tat de gros\u00adsesse. Cette pr\u00e9\u00adcau\u00adtion, de pure forme, n\u2019\u00e9\u00adtait qu\u2019une mani\u00e8re de dis\u00adsi\u00admu\u00adler au peuple l\u2019ill\u00e9\u00adgi\u00adti\u00admi\u00adt\u00e9 des nais\u00adsances royales. Marie d\u2019An\u00adgle\u00adterre se sou\u00admit \u00e0 cette exper\u00adtise et apr\u00e8s qu\u2019il fut consta\u00adt\u00e9 qu\u2019elle n\u2019\u00e9\u00adtait pas enceinte, Fran\u00ad\u00e7ois I<sup>er<\/sup> en fit aus\u00adsi\u00adt\u00f4t sa ma\u00eetresse.<\/p>\n<p>(\u00e0 suivre)<\/p>\n<p>Alb\u00e9\u00adrix<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>[( Qui, par\u00admi les anciens lec\u00adteurs de \u00ab&nbsp;l\u2019en-dehors&nbsp;\u00bb ne se sou\u00advient des \u00ab&nbsp;lettres impies&nbsp;\u00bb d\u2019Al\u00adb\u00e9\u00adrix, dont la troi\u00adsi\u00e8me, paru dans le fas\u00adci\u00adcule de mai 1939 (no330) de ce p\u00e9rio\u00addique&nbsp;? En pos\u00adses\u00adsion du manus\u00adcrit com\u00adplet, nous en repre\u00adnons la publi\u00adca\u00adtion.)] Qua\u00adtri\u00e8me lettre [\/\u200b\u200b\u00c0 Madame V.&nbsp;M.\/] Vous pour\u00adriez me repro\u00adcher, Madame, de ne vous avoir entre\u00adte\u00adnu,&nbsp;dans&nbsp;[\u2026]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"wp_typography_post_enhancements_disabled":false,"footnotes":""},"categories":[111],"tags":[],"ppma_author":[540],"class_list":["post-2542","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-lunique-na14-octobre-1946"],"authors":[{"term_id":540,"user_id":1,"is_guest":0,"slug":"admin_3gikpwyf","display_name":"Vincent Dubuc","avatar_url":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/d015720652c25fd2ced191ade86430094e1f288a17483713e3b34d26dea52507?s=96&d=mm&r=g","author_category":"","user_url":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net","last_name":"Dubuc","first_name":"Vincent","job_title":"","description":""}],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2542","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2542"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2542\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2542"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2542"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2542"},{"taxonomy":"author","embeddable":true,"href":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/ppma_author?post=2542"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}