{"id":2686,"date":"1922-03-01T00:03:32","date_gmt":"1922-03-01T00:03:32","guid":{"rendered":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/2010\/12\/09\/revue-des-revues-3\/"},"modified":"2024-05-22T08:45:29","modified_gmt":"2024-05-22T08:45:29","slug":"revue-des-revues-3","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/1922\/03\/01\/revue-des-revues-3\/","title":{"rendered":"Revue des revues"},"content":{"rendered":"<div class=\"pdfprnt-buttons pdfprnt-buttons-post pdfprnt-top-right\"><a href=\"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2686?print=pdf\" class=\"pdfprnt-button pdfprnt-button-pdf\" target=\"_blank\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/wp-content\/plugins\/pdf-print\/images\/pdf.png\" alt=\"image_pdf\" title=\"Afficher le PDF\"><\/a><a href=\"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2686?print=print\" class=\"pdfprnt-button pdfprnt-button-print\" target=\"_blank\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/wp-content\/plugins\/pdf-print\/images\/print.png\" alt=\"image_print\" title=\"Contenu imprim\u00e9\"><\/a><\/div><p style=\"text-align: justify;\">Et d\u2019abord que je com\u00adpl\u00e8te, au hasard des revues arri\u00adv\u00e9es ce mois-ci, ma der\u00adni\u00e8re nomenclature.<\/p>\n<h5 style=\"text-align: center;\"><b>* * * *<\/b><\/h5>\n<p style=\"text-align: justify;\"><i>Les Cahiers d\u2019aujourd\u2019hui<\/i> (27, quai de Gre\u00adnelle, Paris), dont je viens de rece\u00advoir le num\u00e9\u00adro 7, sont incon\u00adtes\u00adta\u00adble\u00adment l\u2019une des revues les mieux pr\u00e9\u00adsen\u00adt\u00e9es par\u00admi toutes les publi\u00adca\u00adtions actuelles. Je la ran\u00adge\u00adrais par\u00admi les revues <i>mixtes<\/i>. Ce cahier, impri\u00adm\u00e9 sur fort beau papier par la sainte Cathe\u00adrine Press de Bruges, est illus\u00adtr\u00e9 d\u2019un des\u00adsin de Hen\u00adri Matisse, de plu\u00adsieurs cro\u00adquis curieux de Carl Hofer et sur\u00adtout de magni\u00adfiques bois gra\u00adv\u00e9s par Frans Masereel.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Jus\u00adte\u00adment Ren\u00e9 Arcos \u00e9tu\u00addie un peu plus loin l\u2019\u0153uvre de ce sym\u00adpa\u00adthique peintre fla\u00admand&nbsp;: <i>Un grand artiste et un homme. Un bon visage, une franche poi\u00adgn\u00e9e de mains. Nous voi\u00adl\u00e0 loin de tous les serre-fesses, pisse-froid et j\u00e9suites de l\u2019art pari\u00adsien. Mase\u00adreel n\u2019est pas seule\u00adment le gra\u00adveur le plus per\u00adson\u00adnel et le plus f\u00e9cond de ce temps, c\u2019est aus\u00adsi celui qui a su mettre le plus d\u2019humanit\u00e9 et de v\u00e9ri\u00adt\u00e9 dans son&nbsp;\u0153uvre.<\/i><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Lucie Cous\u00adtu\u00adrier donne un extrait de son pro\u00adchain volume sur le peintre Paul Signac. J\u2019avoue mon incom\u00adp\u00e9\u00adtence en mati\u00e8re pic\u00adtu\u00adrale, mais je ne puis m\u2019emp\u00eacher de mar\u00adquer ma sym\u00adpa\u00adthie \u00e0 un artiste qui osa pro\u00adcla\u00admer pen\u00addant la bou\u00adche\u00adrie&nbsp;: \u2026 <i>les mas\u00adsacres Alle\u00admands me sont aus\u00adsi p\u00e9nibles que ceux des Fran\u00ad\u00e7ais\u2026 Vic\u00adtoire ou d\u00e9faite, le bilan de nos v\u00e9ri\u00adtables b\u00e9n\u00e9\u00adfices sera le m\u00eame<\/i>\u2026 Cela n\u2019a rien \u00e0 voir avec la pein\u00adture&nbsp;: je le sais fichtre bien mais c\u2019est si rare dans le monde artis\u00adtique que j\u2019ai vou\u00adlu signa\u00adler le&nbsp;fait.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Enfin, je retrouve dans ce cahier mon L\u00e9on Werth, mon pr\u00e9\u00adf\u00e9\u00adr\u00e9, avec Romain Rol\u00adland, si dis\u00adsem\u00adblables qu\u2019ils puissent para\u00eetre, par\u00admi tous les lit\u00adt\u00e9\u00adra\u00adteurs modernes. Je ne veux pas cr\u00e9er de nou\u00advelles idoles&nbsp;: Werth serait le pre\u00admier \u00e0 en rire. Mais je ne puis taire la joie que j\u2019\u00e9prouve \u00e0 lire cha\u00adcun de ses nou\u00adveaux livres, cha\u00adcun de ses rares articles. Il rend compte ici du cou\u00adra\u00adgeux volume d\u2019Alain&nbsp;: <i>Mars ou la guerre jug\u00e9e<\/i>. Et acci\u00adden\u00adtel\u00adle\u00adment nous parle de M.&nbsp;Andr\u00e9 Gide, lequel en la <i>Nou\u00advelle Revue fran\u00ad\u00e7aise<\/i>, s\u2019av\u00e8re depuis quelque temps un paci\u00adfiste fervent, apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 un jusqu\u2019auboutiste non moins fervent. L\u00e9on Werth le juge par le tru\u00adche\u00adment de son ami, c\u2019est-\u00e0-dire, avoue-t-il en com\u00admen\u00ad\u00e7ant&nbsp;: \u2026 <i>une par\u00adtie de moi-m\u00eame, un de ces nom\u00adbreux per\u00adson\u00adnages qui com\u00adposent cha\u00adcun de nous, c\u2019\u00e9tait un per\u00adson\u00adnage qui aurait \u00e9t\u00e9 en moi de pre\u00admier plan et qui ten\u00addait \u00e0 dis\u00adpa\u00adra\u00eetre, mais qui ne s\u2019y r\u00e9si\u00adgnait pas et me fai\u00adsait de durs reproches<\/i>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cet ami est reve\u00adnu de la guerre et juge sans aucun m\u00e9na\u00adge\u00adment les patriotes de la lit\u00adt\u00e9\u00adra\u00adture&nbsp;: \u00ab&nbsp;<i>Je veux dis\u00adcer\u00adner mes assas\u00adsins\u2026 Ce sont ceux qui, n\u2019\u00e9tant point \u00e0 qua\u00adrante m\u00e8tres des mitrailleuses alle\u00admandes accep\u00adtaient que j\u2019y fusse\u2026 Cela a dur\u00e9 cinq ans. Ils ont eu tout le temps de venir devant les mitrailleuses, o\u00f9 de crier&nbsp;: Assez!\u2026 Pour un peu, je b\u00e9ni\u00adrais la guerre. Gr\u00e2ce \u00e0 elle, je sais exac\u00adte\u00adment, par\u00admi les hommes que je connais, ceux qui sont et ceux qui ne sont pas, au pro\u00adfond d\u2019eux-m\u00eames, des salauds<\/i>.&nbsp;\u00bb Faut-il ajou\u00adter que M.&nbsp;Andr\u00e9 Gide est cata\u00adlo\u00adgu\u00e9 par\u00admi les salauds.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><i>\u00ab\u2026 Il y a chez Gide un besoin de consen\u00adte\u00adment aux grandes pres\u00adsions de l\u2019\u00e9poque qui est par\u00adti\u00adcu\u00adli\u00e8\u00adre\u00adment bas, parce qu\u2019il se d\u00e9guise tou\u00adjours sous le cos\u00adtume d\u2019un sens cri\u00adtique d\u00e9ci\u00addant selon la rai\u00adson et la per\u00adfec\u00adtion du go\u00fbt. C\u2019est l\u2019homme qui n\u2019ose pas. Et son h\u00e9si\u00adta\u00adtion penche tou\u00adjours du c\u00f4t\u00e9 du plus fort, du c\u00f4t\u00e9 de celui qui lui semble le plus fort. Moi, je me sou\u00adviens\u2026 Pen\u00addant la guerre, il \u00e9cri\u00advait \u00e0 Maur\u00adras&nbsp;: \u201cIl est temps de nous comp\u00adter, les vivants et les morts\u2026\u201d (Eux bien d\u00e9ci\u00add\u00e9s \u00e0 se comp\u00adter par\u00admi les vivants). Puis il \u00e9crit un article sur Romain Rol\u00adland (quel cou\u00adrage!) Il hurle cri\u00adti\u00adque\u00adment avec les loups. Il dit \u201cMes\u00adsieurs les loups\u2026 Je n\u2019y vais pas de m\u00eame voix que vous. Mais j\u2019apporte mon petit faus\u00adset cri\u00adtique. C\u2019est cet homme qu\u2019il est pru\u00addent de dimi\u00adnuer par les temps qui courent. Mes\u00adsieurs les Loups, je suis avec vous.\u201d Aujourd\u2019hui, cette atti\u00adtude lui para\u00eet quand m\u00eame un peu b\u00eate. Certes, il n\u2019annonce pas qu\u2019il refuse d\u00e9sor\u00admais de se comp\u00adter avec les grands morts, mais il \u00e9crit un article sur la n\u00e9ces\u00adsi\u00adt\u00e9 des rap\u00adports intel\u00adlec\u00adtuels entre la France et l\u2019Allemagne\u2026<\/i><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Et com\u00adment qu\u2019il l\u2019\u00e9crit&nbsp;: \u00ab&nbsp;Nombre d\u2019esprits et des meilleurs\u200a\u2014\u200aje veux dire&nbsp;: des plus fran\u00ad\u00e7ais\u200a\u2014\u200acom\u00admencent d\u2019envisager d\u2019un autre \u0153il la ques\u00adtion des rela\u00adtions intel\u00adlec\u00adtuelles avec l\u2019Allemagne. \u00ab&nbsp;<i>Ces esprits qui envi\u00adsagent d\u2019un \u0153il\u2026 Qu\u2019en dis-tu&nbsp;? Qu\u2019est-ce qu\u2019il pren\u00addrait le pri\u00admaire qui \u00e9cri\u00adrait ain\u00adsi&nbsp;? Mais tu entends bien que si tu railles, tu es un pri\u00admaire aus\u00adsi, parce que c\u2019est n\u00e9gli\u00adgence \u00e9l\u00e9\u00adgante, non\u00adcha\u00adlance vou\u00adlue<\/i>\u2026\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Que voi\u00adla un \u00ab&nbsp;abat\u00adtage&nbsp;\u00bb soi\u00adgn\u00e9. Il n\u2019y a pas \u00e0 dire&nbsp;: c\u2019est du beau bou\u00adlot. Bra\u00advo,&nbsp;Werth&nbsp;!<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Et j\u2019esp\u00e8re, amis lec\u00adteurs, que vous m\u2019excuserez d\u2019avoir \u00e9t\u00e9 aus\u00adsi&nbsp;long.<\/p>\n<h5 style=\"text-align: center;\"><b>* * * *<\/b><\/h5>\n<p style=\"text-align: justify;\"><i>L\u2019\u0152uf dur<\/i> (15, rue d\u2019\u00c9dimbourg) publie une page de Car\u00adco mais cela n\u2019a plus grand int\u00e9\u00adr\u00eat&nbsp;: nous connais\u00adsons main\u00adte\u00adnant tous les mar\u00adlous, tapettes et putains \u00e9vo\u00adluant de la place Cli\u00adchy \u00e0 la R\u00e9pu\u00adblique. Le reste de la revue est du m\u00eame aca\u00adbit. Gu\u00e8re ori\u00adgi\u00adnal bien que l\u2019on sente beau\u00adcoup d\u2019efforts\u200a\u2014\u200aen pure perte\u200a\u2014\u200apour ne pas \u00e9crire comme tout le monde. Voi\u00adci, au hasard, le d\u00e9but d\u2019un conte&nbsp;: \u00ab&nbsp;<i>Le che\u00admin de fer me d\u00e9po\u00adsa sur le quai de Paris et n\u2019alla pas plus loin&nbsp;: ce qui, tout de m\u00eame, me flat\u00adta. Ma mai\u00adtresse, tou\u00adjours fid\u00e8le, avait quit\u00adt\u00e9 pour mon retour ce cou\u00adlis\u00adsier hon\u00adgrois qui fut \u00e0 Deau\u00adville son voi\u00adsin de chambre&nbsp;: \u00ab&nbsp;Quit\u00adtez aus\u00adsi, lui dis-je, cette brune voi\u00adlette, ce jer\u00adsey de soie, et jusqu\u2019\u00e0 ces petits sou\u00adliers de daim.<\/i>\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On sent l\u00e0 un grand d\u00e9sir d\u2019\u00eatre spi\u00adri\u00adtuel, mais vrai\u00adment, \u00e7a ne casse rien et j\u2019aime encore mieux le <i>Canard Encha\u00ee\u00adn\u00e9<\/i>.<\/p>\n<h5 style=\"text-align: center;\"><b>* * * *<\/b><\/h5>\n<p style=\"text-align: justify;\"><i>La Rose-Croix<\/i>, revue men\u00adsuelle syn\u00adth\u00e9\u00adtique des sciences d\u2019Herm\u00e8s est r\u00e9di\u00adg\u00e9e par M.&nbsp;P. Jol\u00adli\u00advet Cas\u00adte\u00adlot (19, Rue St-Jean, Douai). On y est tout d\u00e9vou\u00e9 au com\u00admu\u00adnisme. Mais on y fait aus\u00adsi de la cri\u00adtique lit\u00adt\u00e9\u00adraire. On y juge Romain Rol\u00adland de deux lignes d\u00e9fi\u00adni\u00adtives <i>\u00ab&nbsp;ce roi des pleutres et des d\u00e9mo\u00adra\u00adli\u00adsa\u00adteurs, dont l\u2019\u0153uvre sue un atta\u00adche\u00adment bes\u00adtial \u00e0 la vie phy\u00adsique et n\u2019est qu\u2019un per\u00adp\u00e9\u00adtuel&nbsp;: Bas les c\u0153urs&nbsp;!&nbsp;\u00bb<\/i> tan\u00addis que Rudyard Kipling est <i>\u00ab&nbsp;si m\u00e2le, si&nbsp;brave&nbsp;!&nbsp;\u00bb<\/i><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je pense bien&nbsp;: sur\u00adtout avec la peau des autres.<\/p>\n<h5 style=\"text-align: center;\"><b>* * * *<\/b><\/h5>\n<p style=\"text-align: justify;\">Voi\u00adci main\u00adte\u00adnant quelques revues net\u00adte\u00adment inter\u00adna\u00adtio\u00adnales, de fait et non plus seule\u00adment d\u2019intentions.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><i>Sen\u00adna\u00adcie\u00adca Revuo<\/i> (24, Bou\u00adle\u00advard Beau\u00admar\u00adchais, Paris) est enti\u00e8\u00adre\u00adment r\u00e9di\u00adg\u00e9 en esp\u00e9\u00adran\u00adto. Han Ryner ayant appris cette langue auxi\u00adliaire, \u00e9cri\u00advit l\u2019autre jour une longue lettre en esp\u00e9\u00adran\u00adto que la revue publia. G. Charles Bau\u00addouin et d\u2019autres col\u00adla\u00adbo\u00adra\u00adteurs s\u2019essaient m\u00eame \u00e0 la po\u00e9\u00adsie esp\u00e9\u00adran\u00adtiste. Enfin, <i>Sen\u00adna\u00adcie\u00adca Revuo<\/i> s\u2019efforce d\u2019\u00e9tablir des rela\u00adtions avec l\u2019\u00e9tranger, tous les pays \u00e9tran\u00adgers. Et c\u2019est l\u00e0 une t\u00e2che urgente, nous ne le r\u00e9p\u00e9\u00adte\u00adrons jamais assez, dans notre France ivre d\u2019orgueil et folle de vanit\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><i>L\u2019Esp\u00e9rantiste R\u00e9vo\u00adlu\u00adtion\u00adnaire<\/i> (23 bis, Rue Mor\u00e8re, Paris) est le bul\u00adle\u00adtin tri\u00admes\u00adtriel de la F\u00e9d\u00e9\u00adra\u00adtion Esp\u00e9\u00adran\u00adtiste R\u00e9volutionnaire.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Enfin voi\u00adci <i>Libre\u00adso<\/i> (37, Andr\u00e9as Hofers\u00adtrasse Klos\u00adter\u00adneu\u00adburg, Autriche) l\u2019organe men\u00adsuel de la sec\u00adtion anar\u00adchiste d\u2019<i>Eman\u00adci\u00adpan\u00adta Ste\u00adlo<\/i>, l\u2019union inter\u00adna\u00adtio\u00adnale des tra\u00advailleurs idistes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">H\u00e9las&nbsp;! ido&nbsp;? esp\u00e9\u00adran\u00adto&nbsp;? pour\u00adquoi faut-il que ce beau r\u00eave d\u2019une langue inter\u00adna\u00adtio\u00adnale soit trou\u00adbl\u00e9 par des jalou\u00adsies et des rivalit\u00e9s&nbsp;?<\/p>\n<h5 style=\"text-align: center;\"><b>* * * *<\/b><\/h5>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les <i>Images de Paris<\/i> (14, rue du Clo\u00eetre N. D., Paris) est une revue modeste exclu\u00adsi\u00adve\u00adment consa\u00adcr\u00e9e \u00e0 l\u2019art. Elle publie dans son der\u00adnier cahier de fort beaux bois gra\u00adv\u00e9s de R. Thiol\u00adli\u00e8re et M.&nbsp;Bus\u00adset. Elle ins\u00adcrit sur sa cou\u00adver\u00adture un beau pro\u00adgramme qui se ter\u00admine ain\u00adsi&nbsp;: \u00ab&nbsp;<i>Cette revue r\u00eave d\u2019\u00e9lever d\u2019une pierre, la tour dans le ciel, et d\u2019y ins\u00adcrire au milieu des sym\u00adboles humains et des signes trop vieux, le mot des tailleurs d\u2019images de Chartres&nbsp;: Liber\u00adt\u00e9<\/i>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Tr\u00e8s bien. Mais pour\u00adquoi ajou\u00adter \u00e0 cette belle for\u00admule, la sui\u00advante pour le moins \u00e9qui\u00advoque&nbsp;: <i>Ses fon\u00adda\u00adteurs ne demandent aucun pri\u00advi\u00adl\u00e8ge pour avoir fait comme tout le monde leur devoir<\/i>.&nbsp;\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Vrai\u00adment, chers confr\u00e8res \u00ab&nbsp;<i>votre devoir<\/i>&nbsp;\u00bb&nbsp;? H\u00e9las&nbsp;! Je crains bien que votre tour ne soit gu\u00e8re solide, et que la moindre brise de juillet, Poin\u00adca\u00adr\u00e9 r\u00e9gnant, ne la ren\u00adverse. Il est vrai que m\u00eame dans ce cas, le mot <em>Liber\u00adt\u00e9<\/em> vous fera une jolie \u00e9pitaphe.<\/p>\n<h5 style=\"text-align: center;\"><b>* * * *<\/b><\/h5>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je ne suis pas natu\u00adrien, ni v\u00e9g\u00e9\u00adta\u00adrien, ni\u2026 Mais chaque mois, je lis avec plai\u00adsir <i>Le N\u00e9o-Natu\u00adrien<\/i> (Cha\u00adtillon-sur-Thouet, pr\u00e8s Par\u00adthe\u00adnay). Car ce n\u2019est pas un organe sec\u00adtaire et il ne se borne pas aux doc\u00adtrines natu\u00adriennes&nbsp;; il vise aus\u00adsi \u00e0 l\u2019\u00e9ducation g\u00e9n\u00e9\u00adrale de ses lec\u00adteurs. Dans chaque num\u00e9\u00adro, il publie des <i>Consta\u00adta\u00adtions<\/i> de G\u00e9rard de Lacaze Duthiers, dont je veux aujourd\u2019hui rete\u00adnir celle-ci&nbsp;:<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><i>\u00ab&nbsp;Des gens viennent de pro\u00advince visi\u00adter la tombe du sol\u00addat incon\u00adnu. Ils s\u2019en retournent contents, ils peuvent mou\u00adrir, ils l\u2019ont vu. \u201cC\u2019est peut-\u00eatre bien lui\u201d, pensent-ils, ce qui suf\u00adfit \u00e0 les ras\u00adsu\u00adrer. Ce \u00ab&nbsp;culte nou\u00adveau&nbsp;\u00bb n\u2019a rien \u00e0 voir avec le sou\u00adve\u00adnir et la recon\u00adnais\u00adsance. C\u2019est une hypo\u00adcri\u00adsie et une imb\u00e9\u00adci\u00adli\u00adt\u00e9. C\u2019est une nou\u00advelle mani\u00adfes\u00adta\u00adtion de la b\u00eatise col\u00adlec\u00adtive qui tombe dans tous les pi\u00e8ges et fait ain\u00adsi le jeu des dirigeants.&nbsp;\u00bb<\/i><\/p>\n<h5 style=\"text-align: center;\"><b>* * * *<\/b><\/h5>\n<p style=\"text-align: justify;\">M.&nbsp;L\u00e9ty-Cour\u00adbi\u00e8re, qui reprit la mai\u00adson d\u2019\u00e9ditions J. Figni\u00e9re et Cie, lance une nou\u00advelle revue <i>Ath\u00e9\u00adna<\/i> (30, Rue Racine, Paris).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Son pro\u00adgramme&nbsp;? Voyons son article liminaire&nbsp;:<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><i>\u00ab&nbsp;Chas\u00adser les miasmes qui gan\u00adgr\u00e8nent notre art et notre lit\u00adt\u00e9\u00adra\u00adture, d\u00e9fendre les saines tra\u00addi\u00adtions&nbsp;; ne pas rou\u00adgir d\u2019avoir un esprit qui pense, un c\u0153ur qui bat&nbsp;; res\u00adpec\u00adter sans s\u2019en cacher le sen\u00adti\u00adment de l\u2019honneur, l\u2019attachement \u00e0 la famille, \u00e0 la patrie, \u00e0 la reli\u00adgion, \u00e0 la morale&nbsp;; voi\u00adla notre pro\u00adgramme, banal on le voit\u2026\u00bb<\/i> En effet, mon cher confr\u00e8re, je ne vous le fais pas&nbsp;dire.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Heu\u00adreu\u00adse\u00adment vous nous don\u00adnez dans ce num\u00e9\u00adro de copieux extraits d\u2019un savou\u00adreux roman de Jules Leroux&nbsp;: <i>Le pain et le bl\u00e9<\/i>. Ceci vous fera par\u00addon\u00adner&nbsp;cela.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dr\u00f4le de roman d\u2019ailleurs&nbsp;: plu\u00adt\u00f4t une gale\u00adrie de por\u00adtraits et de pay\u00adsages. Comme dit mon ami F. Leprette, c\u2019est une \u00ab&nbsp;<i>Concep\u00adtion auda\u00adcieuse du roman qui ne peut ten\u00adter que les forts puisque la seule v\u00e9ri\u00adt\u00e9 des milieux et des carac\u00adt\u00e8res en peut faire la valeur et lui don\u00adner figure d\u2019\u00e9ternit\u00e9<\/i>.&nbsp;\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dom\u00admage que la place me manque pour repro\u00adduire ces belles des\u00adcrip\u00adtions de l\u2019Ardenne, ou l\u2019un de ces curieux por\u00adtraits. Celui de Pon\u00adcette Var\u00adnier notam\u00adment, la vieille fille pro\u00advin\u00adciale, dont on dit dans tout le vil\u00adlage&nbsp;: \u00ab&nbsp;<i>Quelle bonne femme&nbsp;!<\/i>\u00bb et qui est en r\u00e9a\u00adli\u00adt\u00e9 d\u2019un \u00e9go\u00efsme sadique et raf\u00adfi\u00adn\u00e9. Voi\u00adci tout au moins le pas\u00adsage d\u00e9cri\u00advant l\u2019une de ses journ\u00e9es&nbsp;;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><i>\u00ab&nbsp;En toute sai\u00adson, elle se levait \u00e0 sept heures, ouvrait sa porte, pous\u00adsait ses volets, allu\u00admait son feu. Les chats, qui connais\u00adsaient la r\u00e8gle, com\u00admen\u00ad\u00e7aient \u00e0 miau\u00adler au sep\u00adti\u00e8me coup de la pen\u00addule et miau\u00adlaient jusqu\u2019\u00e0 ce qu\u2019elle leur don\u00adn\u00e2t le sou de lait que chaque soir elle allait cher\u00adcher \u00e0 la ferme Camus. Puis elle pr\u00e9\u00adpa\u00adrait son caf\u00e9, sa tar\u00adtine beur\u00adr\u00e9e, et man\u00adgeait, assise aupr\u00e8s de la fen\u00eatre, le bol sur les genoux, les talons sur le pre\u00admier bar\u00adreau de la chaise. Elle regar\u00addait pas\u00adser les fer\u00admi\u00e8res\u2026 \u00c0 neuf heures, la voi\u00adture du bou\u00adcher s\u2019arr\u00eatait sur le pav\u00e9&nbsp;; Pon\u00adcette pre\u00adnait les huit sous pr\u00e9\u00adpa\u00adr\u00e9s sur la com\u00admode, ache\u00adtait son petit quart de b\u0153uf pour son petit pot-au-feu. Apr\u00e8s avoir mis en ordre son petit m\u00e9nage, frot\u00adt\u00e9 ses meubles, \u00e0 onze heures un quart juste\u200a\u2014\u200al\u2019heure \u00e0 laquelle son mari autre\u00adfois ren\u00adtrait du bureau, elle d\u00e9jeu\u00adnait sur un tout petit coin de table, les talons sur le pre\u00admier bar\u00adreau de la chaise.<\/i><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>L\u2019apr\u00e8s-midi, elle s\u2019occupait au jar\u00addin, lisait la Croix, fai\u00adsait ses courses chez l\u2019\u00e9picier, le bou\u00adlan\u00adger, bavar\u00addait avec les voi\u00adsines qui trou\u00advaient tou\u00adjours un pr\u00e9\u00adtexte pour entrer chez elle, dinait \u00e0 six heures et se cou\u00adchait \u00e0&nbsp;huit&nbsp;\u00bb<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Sa reli\u00adgion&nbsp;? <i>\u00ab&nbsp;Elle \u00e9tait pieuse, de cette pi\u00e9\u00adt\u00e9 s\u00e8che qui n\u2019impr\u00e8gne point la vie, qui jamais ne f\u00e9conde le jar\u00addin clos et par\u00adfu\u00adm\u00e9 de la Cha\u00adri\u00adt\u00e9. Que pou\u00advait-elle deman\u00adder \u00e0 Dieu&nbsp;? De lui don\u00adner dans un Para\u00addis silen\u00adcieux une petite place o\u00f9 elle conti\u00adnue\u00adrait pen\u00addant l\u2019\u00e9ternit\u00e9 \u00e0 jouir du bien-\u00eatre et de la qui\u00e9\u00adtude dont elle jouis\u00adsait ici-bas.&nbsp;\u00bb<\/i><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il y en a comme cela plu\u00adsieurs pages, tant et si bien que le por\u00adtrait de Pon\u00adcette Var\u00adnier, figno\u00adl\u00e9, ache\u00adv\u00e9, vous obs\u00e8de bien\u00adt\u00f4t comme une r\u00e9a\u00adli\u00adt\u00e9, quelque chose de d\u00e9j\u00e0 ren\u00adcon\u00adtr\u00e9. Tous, nous avons connu une Pon\u00adcette Var\u00adnier ou sa&nbsp;s\u0153ur.<\/p>\n<h5 style=\"text-align: center;\"><b>* * * *<\/b><\/h5>\n<p style=\"text-align: justify;\">Jules Leroux est un roman\u00adcier de valeur&nbsp;: il avait d\u00e9j\u00e0 publi\u00e9 <i>Une fille de rien<\/i> et <i>L\u00e9on Cha\u00adtry, ins\u00adti\u00adtu\u00adteur<\/i> deux romans savou\u00adreux, char\u00adg\u00e9s du suc robuste du ter\u00adroir arden\u00adnais. C\u2019\u00e9tait aus\u00adsi un po\u00e8te remar\u00adquable&nbsp;: apr\u00e8s des vers de jeu\u00adnesse, il avait dans <i>La muse noire<\/i>, su trou\u00adver des accents ori\u00adgi\u00adnaux pour c\u00e9l\u00e9\u00adbrer le pays minier du Nord, ses usines, ses fours a&nbsp;coke&nbsp;:<\/p>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Pour faire une lyre&nbsp;digne<\/em><br>\n<em>D\u2019\u00eatre ser\u00adr\u00e9e en des bras&nbsp;forts<\/em><br>\n<em>Je n\u2019ai pas pris deux cols de cygnes<\/em><br>\n<em>Nageant dans la brume de quelque fiord<\/em><br>\n<em>J\u2019ai dit aux for\u00adge\u00adrons&nbsp;: \u00ab&nbsp;Martelez<\/em><br>\n<em>Une barre de fer \u00e0 grands coups redoubl\u00e9s&nbsp;!&nbsp;\u00bb<\/em><br>\n<em>J\u2019ai dit&nbsp;: \u00ab&nbsp;\u00c9ti\u00adrez tr\u00e9fileurs,<\/em><br>\n<em>Sept fils durs et brillants de l\u2019acier le meilleur&nbsp;\u00bb<\/em><\/p>\n<\/blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il y raille aus\u00adsi les ama\u00adteurs de petite secousse, indi\u00advi\u00addua\u00adlistes au rabais por\u00adtant leur c\u0153ur en \u00e9charpe et ado\u00adrant b\u00eate\u00adment leur gros orteil&nbsp;:<\/p>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Tu dis com\u00adplai\u00adsam\u00adment que ton \u00e2me t\u2019accable.<\/em><br>\n<em>Qu\u2019elle est palu\u00add\u00e9enne, hor\u00adrible, inextricable,<\/em><br>\n<em>Qu\u2019elle est le c\u00e9no\u00adtaphe o\u00f9 s\u2019\u00e9plorent deux&nbsp;ifs&nbsp;!<\/em><br>\n<em>Ne te crois pas fatal, toi qui n\u2019es que&nbsp;na\u00eff.<\/em><\/p>\n<\/blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce roman\u00adcier, ce po\u00e8te qui sut c\u00e9l\u00e9\u00adbrer digne\u00adment le peuple dont il \u00e9tait, dis\u00adpa\u00adrut, h\u00e9las, au cours de la der\u00adni\u00e8re bou\u00adche\u00adrie mon\u00addiale. Et d\u2019y avoir per\u00addu de tels com\u00adpa\u00adgnons nous est une nou\u00advelle rai\u00adson pour mau\u00addire tous ceux qui appor\u00adt\u00e8rent leur aide au mas\u00adsacre international.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En atten\u00addant que paraisse <i>Le pain et le bl\u00e9<\/i> en librai\u00adrie, Fer\u00adnand Leprette \u00e0 consa\u00adcr\u00e9 \u00e0 <i>Jules Leroux<\/i> une \u00e9tude atten\u00adtive et \u00e9mue qui forme le cahier de f\u00e9vrier de la revue <i>Les Humbles<\/i> (en d\u00e9p\u00f4t \u00e0 la Librai\u00adrie Sociale&nbsp;: deux francs). En voi\u00adci la conclusion&nbsp;:<\/p>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\">Des \u00e9cri\u00advains nous ont don\u00adn\u00e9 des <i>Vies d\u2019hommes illustres<\/i> pour notre plus grande \u00e9di\u00adfi\u00adca\u00adtion. Et, certes, les hauts exemples ont des ver\u00adtus que nous ne nie\u00adrons pas. On res\u00adpire sur les som\u00admets un air plus vif. Les appels du des\u00adtin y reten\u00adtissent plus lon\u00adgue\u00adment. Mais nous croyons aus\u00adsi qu\u2019il peut y avoir int\u00e9\u00adr\u00eat \u00e0 \u00e9crire la vie des obs\u00adcurs qui furent des hommes, et grands, et dont nous nous sen\u00adtons plus direc\u00adte\u00adment les fr\u00e8res, qui nous touchent plus s\u00fbre\u00adment, parce qu\u2019ils vivaient \u00e0 nos c\u00f4t\u00e9s, et qu\u2019une condi\u00adtion com\u00admune nous m\u00ealait \u00e0&nbsp;eux.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Jules Leroux fut de ceux-ci. Il nous a dit la valeur de l\u2019effort, car il a lut\u00adt\u00e9 contre les hommes (h\u00e9las!) contre la for\u00adtune et les dieux, sans jamais se d\u00e9cou\u00adra\u00adger, et il a vain\u00adcu. Il a for\u00adg\u00e9 son esprit et puri\u00adfi\u00e9 son \u00e2me dans l\u2019\u00e2pre et divine soli\u00adtude. Et quand il est venu par le monde, il \u00e9tait arm\u00e9 d\u2019une intran\u00adsi\u00adgeance morale si abso\u00adlue, si d\u00e9dai\u00adgneuse des intrigues et des com\u00adpro\u00admis\u00adsions, qu\u2019elle fai\u00adsait autour de son obs\u00adcu\u00adri\u00adt\u00e9 un cercle de noble lumi\u00e8re. Mettre d\u2019accord ses actions et ses pen\u00ads\u00e9es, par pro\u00adbi\u00adt\u00e9&nbsp;; m\u00e9pri\u00adser les hon\u00adneurs offi\u00adciels, par sen\u00adti\u00adment de l\u2019honneur, ce ne sont point choses com\u00admunes. Tou\u00adjours plus s\u00e9v\u00e8re pour lui-m\u00eame que pour les autres, ayant le sen\u00adti\u00adment de la com\u00adplexi\u00adt\u00e9 des choses,\u200a\u2014\u200ace qui ren\u00addait sa pen\u00ads\u00e9e pru\u00addente et sa cri\u00adtique, en un sens, indul\u00adgente, il allait, pareil \u00e0 son h\u00e9ros L\u00e9on Cha\u00adtry, et disait son fait \u00e0 un cuistre anti\u00adcl\u00e9\u00adri\u00adcal, \u00e0 une tra\u00ee\u00adn\u00e9e deve\u00adnue bigote sur le tard, et savait qu\u2019il peut y avoir des tyrans du Roy et des tyrans de la R\u00e9vo\u00adlu\u00adtion, et qu\u2019il faut juger l\u2019homme \u00e0 ce qu\u2019il&nbsp;vaut.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je ne sau\u00adrais ter\u00admi\u00adner cette chro\u00adnique sur de plus justes paroles.<\/p>\n<p style=\"text-align: right;\">Mau\u00adrice Wullens.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Et d\u2019abord que je com\u00adpl\u00e8te, au hasard des revues arri\u00adv\u00e9es ce mois-ci, ma der\u00adni\u00e8re nomen\u00adcla\u00adture. * * * * Les Cahiers d\u2019aujourd\u2019hui (27, quai de Gre\u00adnelle, Paris), dont je viens de rece\u00advoir le num\u00e9\u00adro 7, sont incon\u00adtes\u00adta\u00adble\u00adment l\u2019une des revues les mieux pr\u00e9\u00adsen\u00adt\u00e9es par\u00admi toutes les publi\u00adca\u00adtions actuelles. Je la ran\u00adge\u00adrais par\u00admi les revues mixtes.&nbsp;[\u2026]<\/p>\n","protected":false},"author":293,"featured_media":8089,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"wp-custom-template-page-d-article","format":"standard","meta":{"wp_typography_post_enhancements_disabled":false,"footnotes":""},"categories":[263],"tags":[569],"ppma_author":[1084],"class_list":["post-2686","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-la-revue-anarchiste-na3-mars-1922","tag-revue-de-presse"],"authors":[{"term_id":1084,"user_id":293,"is_guest":0,"slug":"maurice-wullens","display_name":"Maurice Wullens","avatar_url":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/0961d715f0b527ec829f1d9c54b8eb3a6bc16556607fe2eadf5c5c5458614650?s=96&d=mm&r=g","author_category":"","user_url":"","last_name":"Wullens","first_name":"Maurice","job_title":"","description":""}],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2686","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/293"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2686"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2686\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":8391,"href":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2686\/revisions\/8391"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/8089"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2686"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2686"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2686"},{"taxonomy":"author","embeddable":true,"href":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/ppma_author?post=2686"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}