{"id":3113,"date":"2012-01-31T08:58:11","date_gmt":"2012-01-31T08:58:11","guid":{"rendered":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/2012\/01\/31\/revue-des-revues-18\/"},"modified":"2012-01-31T08:58:11","modified_gmt":"2012-01-31T08:58:11","slug":"revue-des-revues-18","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/2012\/01\/31\/revue-des-revues-18\/","title":{"rendered":"Revue des Revues"},"content":{"rendered":"<div class=\"pdfprnt-buttons pdfprnt-buttons-post pdfprnt-top-right\"><a href=\"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3113?print=pdf\" class=\"pdfprnt-button pdfprnt-button-pdf\" target=\"_blank\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/wp-content\/plugins\/pdf-print\/images\/pdf.png\" alt=\"image_pdf\" title=\"Afficher le PDF\"><\/a><a href=\"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3113?print=print\" class=\"pdfprnt-button pdfprnt-button-print\" target=\"_blank\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/wp-content\/plugins\/pdf-print\/images\/print.png\" alt=\"image_print\" title=\"Contenu imprim\u00e9\"><\/a><\/div><p>Dans le num\u00e9\u00adro de sep\u00adtembre de la revue pari\u00adsienne&nbsp;: <i>Mont\u00adpar\u00adnasse<\/i> (129, bou\u00adle\u00advard Mont\u00adpar\u00adnasse) j\u2019ai sur\u00adtout go\u00fb\u00adt\u00e9&nbsp;: <i>L\u2019Humanisme path\u00e9\u00adtique<\/i>, un bel article de Mar\u00adcel&nbsp;Say.<\/p>\n<p><quote>\u2026 Dans les villes et jusqu\u2019aux plus secrets refuges des cam\u00adpagnes, le po\u00e8te sent peser lour\u00adde\u00adment sur ses \u00e9paules la chape de plomb des temps modernes qui le rive \u00e0 une mati\u00e8re tour\u00admen\u00adt\u00e9e d\u2019o\u00f9 l\u2019\u00e9vasion n\u2019est plus pos\u00adsible. Essayez donc de nier le m\u00e9tro qui vous consume, les auto\u00adbus qui vous broient, la vie ch\u00e8re qui vous an\u00e9\u00admie, le fisc et la pro\u00adpri\u00e9\u00adt\u00e9 qui vous ruinent, la guerre qui vous tue. Par quelles dupe\u00adries et quel fan\u00adtasme un \u00e9cri\u00advain de sous-pr\u00e9\u00adfec\u00adture ou de hameau pr\u00e9\u00adten\u00addrait-il \u00e9chap\u00adper lui-m\u00eame \u00e0 la loi com\u00admune&nbsp;? Dans les bour\u00adgades les plus recu\u00adl\u00e9es, on a fr\u00e9\u00admi d\u2019avoir enten\u00addu g\u00e9mir les toc\u00adsins de la mobi\u00adli\u00adsa\u00adtion, et si l\u2019agonie de l\u2019Irlande et les gr\u00e8ves du Rand y passent inaper\u00ad\u00e7ues, on y sait par c\u0153ur le cours de la rente, le taux des loyers et le prix des&nbsp;\u0153ufs.<\/quote><\/p>\n<p>Plus de pr\u00e9\u00adbendes, de pen\u00adsions, de m\u00e9c\u00e9\u00adnats, de fonc\u00adtions publiques pour faci\u00adli\u00adter la vie mat\u00e9\u00adrielle aux artistes et les entre\u00adte\u00adnir dans la dan\u00adge\u00adreuse fic\u00adtion d\u2019une liber\u00adt\u00e9 condi\u00adtion\u00adnelle et d\u2019une m\u00e9dio\u00adcri\u00adt\u00e9 dor\u00e9e. Un ab\u00eeme s\u2019est creu\u00ads\u00e9 entre la vie non\u00adcha\u00adlante, d\u00e9braill\u00e9e, mis\u00e9\u00adreuse, mais encore sup\u00adpor\u00adtable, au moins par \u00e9clair\u00adcies, des po\u00e8tes les plus mau\u00addits d\u2019il y a qua\u00adrante ans et le ser\u00advage quo\u00adti\u00addien abru\u00adtis\u00adsant et mono\u00adtone auquel nous sommes \u00e0 peu pr\u00e8s tous astreints. Chez les ronds de cuir, le bati\u00adfo\u00adlage est fini et l\u2019\u0153il de proie du vieil exp\u00e9\u00addi\u00adtion\u00adnaire, chef de groupe, qui tay\u00adlo\u00adrise et ter\u00adro\u00adrise la chiourme des bureaux, ne tol\u00e8re plus la pr\u00e9\u00adsence et le r\u00e9con\u00adfort des muses aupr\u00e8s des Mau\u00adpas\u00adsant, Dierx, Ver\u00adlaine et Samain d\u2019aujourd\u2019hui.<\/p>\n<p>Tr\u00e8s bien. Il est \u00e9vident qu\u2019aucun artiste, fut-il le plus inac\u00adtuel, le plus en dehors, ne peut se van\u00adter d\u2019\u00eatre ind\u00e9\u00adpen\u00addant, \u00e9co\u00adno\u00admi\u00adque\u00adment, de son \u00e9poque.<\/p>\n<p>Mais\u200a\u2014\u200acar il y a un mais, mon cher Mar\u00adcel Say\u200a\u2014\u200avous oubliez un aspect du pro\u00adbl\u00e8me. Vous, savez bien que les pr\u00e9\u00adbendes, les pen\u00adsions, les vil\u00adlas \u00e0 la cam\u00adpagne et les domes\u00adtiques cha\u00admar\u00adr\u00e9s sub\u00adsistent pour une cat\u00e9\u00adgo\u00adrie d\u2019<i>\u00e9cri\u00advains<\/i> (si on peut appe\u00adler ain\u00adsi ces <i>lar\u00adbins<\/i> de la plume). J\u2019aurais vou\u00adlu que vous les fus\u00adti\u00adgiez au pas\u00adsage, ces pon\u00addeurs de <i>lit\u00adt\u00e9\u00adra\u00adture ali\u00admen\u00adtaire<\/i> comme disait autre\u00adfois Gus\u00adtave T\u00e9ry. J\u2019aurais vou\u00adlu que vous cas\u00adsiez les de ces cuistres, bons com\u00admer\u00ad\u00e7ants au demeu\u00adrant, qui savent offrir \u00e0 leur clien\u00adt\u00e8le de muni\u00adtion\u00adnaires et de putains emmil\u00adlion\u00adn\u00e9es, le plat du jour \u00e0 la&nbsp;mode.<\/p>\n<p>C\u2019est quand je songe \u00e0 eux que me r\u00e9volte l\u2019id\u00e9e m\u00eame d\u2019une lit\u00adt\u00e9\u00adra\u00adture qui nour\u00adrit son homme, \u00e0 peu pr\u00e8s comme la pros\u00adti\u00adtu\u00e9e du car\u00adre\u00adfour entre\u00adtient le mec qui l\u2019exploite.<\/p>\n<p>C\u2019est en pen\u00adsant \u00e0 eux que j\u2019ai \u00e9crit <i>Lit\u00adt\u00e9\u00adra\u00adture et pognon<\/i>, ces humbles pages qui ne sont pas de la lit\u00adt\u00e9\u00adra\u00adture, mais un cri de d\u00e9go\u00fbt jailli du fond de moi-m\u00eame.<\/p>\n<p>[|<b>*  *  *  *<\/b>|]<br>\n<\/p>\n<p>Je pense bien vous entre\u00adte\u00adnir un jour ou l\u2019autre des revues lit\u00adt\u00e9\u00adraires belges&nbsp;: comme chez nous, il en est de gro\u00adtesques, d\u2019autres qui sont m\u00e9diocres et cer\u00adtaines qui se classent hors de pair par leur ind\u00e9\u00adpen\u00addance et leur belle&nbsp;tenue.<\/p>\n<p>Par\u00admi celles-ci <i>Lumi\u00e8re<\/i> (160, ave\u00adnue d\u2019Am\u00e9rique, Anvers) que dirige M.&nbsp;Roger Aver\u00admaete, est incon\u00adtes\u00adta\u00adble\u00adment l\u2019une des plus int\u00e9\u00adres\u00adsantes. Au som\u00admaire du der\u00adnier cahier paru (15 ao\u00fbt), je note l\u2019introduction de Romain Rol\u00adland \u00e0 son drame&nbsp;: <i>Les Vain\u00adcus<\/i>, \u0153uvre de jeu\u00adnesse, r\u00e9cem\u00adment \u00e9di\u00adt\u00e9e, un remar\u00adquable conte de guerre&nbsp;: <i>Alerte<\/i>, d\u2019Elie Richard qu\u2019il fau\u00addrait citer en entier, et des po\u00e8mes de valeur. Il y a aus\u00adsi une <i>Lettre ouverte<\/i> de Roger Aver\u00admaete \u00e0 M.&nbsp;L\u00e9on Debat\u00adty, cri\u00adtique lit\u00adt\u00e9 [quelques vol\u00e9es de bon bois vert sur les \u00e9pau]raire. Il advint \u00e0 celui-ci une curieuse his\u00adtoire&nbsp;: M.&nbsp;le comte Hen\u00adry Car\u00adton de Wiart, ex-pre\u00admier ministre de Bel\u00adgique, membre \u00e9mi\u00adnent de l\u2019Acad\u00e9mie belge, se pique de lit\u00adt\u00e9\u00adra\u00adture, tout comme notre Poin\u00adca\u00adrof natio\u00adnal. Comme notre Pierre Benoit non moins natio\u00adnal, il copie\u200a\u2014\u200aou fait copier\u200a\u2014\u200ases livres. M.&nbsp;Debat\u00adty l\u2019ayant prou\u00adv\u00e9, textes \u00e0 l\u2019appui, se vit mettre \u00e0 la porte du jour\u00adnal o\u00f9 il exer\u00ad\u00e7ait la cri\u00adtique lit\u00adt\u00e9\u00adraire. Il fit appel \u00e0 trois revues&nbsp;:<i> Le Thyrse<\/i>, <i>La Vie intel\u00adlec\u00adtuelle<\/i>, la <i>Renais\u00adsance d\u2019Occident<\/i>, qui firent la sourde oreille. Pour\u00adquoi&nbsp;? Roger Aver\u00admaete nous le dit&nbsp;: \u00ab&nbsp;<i>Consul\u00adtez les docu\u00adments publiant les ques\u00adtions des S\u00e9na\u00adteurs et des D\u00e9pu\u00adt\u00e9s avec les r\u00e9ponses des ministres \u00e0 la date du 6 juin 1922&nbsp;? Vous y trou\u00adve\u00adrez la liste des revues sub\u00adsi\u00addi\u00e9es par le Minis\u00adt\u00e8re des Beaux. Arts. C\u2019est tr\u00e8s int\u00e9\u00adres\u00adsant. C\u2019est m\u00eame amu\u00adsant et cela explique bien des choses<\/i>.&nbsp;\u00bb<\/p>\n<p>Mon, cher confr\u00e8re, vous avez bien de la chance dans votre royaume de Bel\u00adgique, o\u00f9 vous connais\u00adsez la liste des revues, entre\u00adte\u00adnues comme des catins qu\u2019elles sont, pas B\u00e9bert pre\u00admier. En France, le moindre manuel d\u2019instruction civique vous appren\u00addra que&nbsp;: \u00ab&nbsp;<i>Dans, une r\u00e9pu\u00adblique, le peuple contr\u00f4le par ses repr\u00e9\u00adsen\u00adtants au Par\u00adle\u00adment, les recettes et les d\u00e9pens de l\u2019\u00c9tat<\/i>&nbsp;\u00bb. Voire&nbsp;! M.&nbsp;C. Poin\u00adsot, dans une bro\u00adchure publi\u00e9e en 1918, \u00e0 la <i>Renais\u00adsance du Livre<\/i>, nous apprend qu\u2019au bud\u00adget fran\u00ad\u00e7ais sont ins\u00adcrits 275.000 francs pour le sou\u00adtien mat\u00e9\u00adriel des \u00e9cri\u00advains. Mais il assure lui-m\u00eame que c\u2019est une \u00ab&nbsp;<i>caisse noire<\/i>&nbsp;\u00bb dont on ignore les b\u00e9n\u00e9ficiaires.<\/p>\n<p>Heu\u00adreux Aver\u00admaete, sujet d\u2019un roi, mieux ren\u00adsei\u00adgn\u00e9 sur l\u2019usage de ses imp\u00f4ts\u200a\u2014\u200ac\u2019est d\u00e9j\u00e0 \u00e7\u00e0, mon vieux, ne rigo\u00adlez pas&nbsp;!\u200a\u2014\u200aque nous, libres citoyens de la plus libre des R\u00e9pu\u00adbliques (comme chantent les sub\u00adsi\u00addi\u00e9s). Vous devriez publier ces ren\u00adsei\u00adgne\u00adments pour la Bel\u00adgique&nbsp;: nous pas\u00adse\u00adrions quelques minutes de bon temps et nous conna\u00ee\u00adtrions quelques beaux salauds de&nbsp;plus.<\/p>\n<p>[|<b>*  *  *  *<\/b>|]<br>\n<\/p>\n<p>J\u2019ai d\u00e9j\u00e0 dit ma sym\u00adpa\u00adthie pour les <i>Essais cri\u00adtiques<\/i> (\u00e0 Pignan, H\u00e9rault) et leur direc\u00adteur Jean Aza\u00efs. En lisant son der\u00adnier num\u00e9\u00adro, j\u2019ai sou\u00adri de la sim\u00adpli\u00adci\u00adt\u00e9 vrai\u00adment \u00ab&nbsp;<i>pri\u00admaire<\/i>&nbsp;\u00bb avec laquelle il r\u00e9sout les pro\u00adbl\u00e8mes de poli\u00adtique ext\u00e9\u00adrieure. Il conseille tout bon\u00adne\u00adment de ne pas payer nos dettes envers l\u2019Am\u00e9rique et l\u2019Angleterre tant que l\u2019Allemagne n\u2019a pas pay\u00e9. Mais n\u2019est-ce pas une imp\u00e9\u00adrieuse obli\u00adga\u00adtion <i>de fait<\/i> que l\u2019on peut bl\u00e2\u00admer ou l\u00e9gi\u00adti\u00admer, mais non \u00e9vi\u00adter&nbsp;? M.&nbsp;Aza\u00efs ajoute&nbsp;: \u00ab&nbsp;<i>Nous pou\u00advons \u00eatre bien tran\u00adquilles, nos ancien alli\u00e9s ne nous d\u00e9cla\u00adre\u00adraient pas la guerre, ils n\u2019useraient d\u2019aucun moyen de coer\u00adci\u00adtion. Ils l\u00e8ve\u00adraient les bras au ciel et mous lais\u00adse\u00adraient faire<\/i>&nbsp;\u00bb. Peut-\u00eatre&nbsp;! Main\u00adte\u00adnant, vous savez, on peut tou\u00adjours essayer moi, je m\u2019en fous pas&nbsp;mal&nbsp;!<\/p>\n<p>Heu\u00adreu\u00adse\u00adment, il y a pour rele\u00adver ce num\u00e9\u00adro une patiente \u00e9tude sur l\u2019\u0153uvre de M.&nbsp;Jean Girau\u00addoux, auteur \u00e0 la mode. Aza\u00efs y d\u00e9montre tout le clin\u00adquant faux, la ver\u00adro\u00adte\u00adrie pour lec\u00adteurs n\u00e8gres de ces livres que les snobs d\u00e9vorent et que des auteurs renom\u00adm\u00e9s pondent en&nbsp;s\u00e9rie.&nbsp;<\/p>\n<p>Il y a aus\u00adsi, plus loin, une remarque curieuse que nous pou\u00advons faire n\u00f4tre, \u00e0 condi\u00adtion seule\u00adment de modi\u00adfier la phrase finale et de la rendre vigou\u00adreu\u00adse\u00adment affirmative&nbsp;:<\/p>\n<p>\u00ab&nbsp;<i>Un r\u00e9dac\u00adteur<\/i> de l\u2019Action fran\u00ad\u00e7aise, <i>que je ne nom\u00adme\u00adrai pas puisqu\u2019il s\u2019agit de pro\u00adpos pri\u00adv\u00e9s, aime \u00e0 r\u00e9p\u00e9\u00adter cette id\u00e9e que nous trou\u00advons chez Las\u00adserre&nbsp;:<\/i> le natio\u00adna\u00adlisme est une ver\u00adtu de d\u00e9ca\u00addence. <i>M.&nbsp;Maur\u00adras par\u00adlant du trans\u00adna\u00adtio\u00adna\u00adlisme du Prince de Rohan ne pense pas d\u2019autre mani\u00e8re. Les gens de l\u2019Ancien. R\u00e9gime n\u2019\u00e9taient pas natio\u00adna\u00adlistes. Nous n\u2019accepterions pas comme eux, un pre\u00admier ministre ita\u00adlien, un g\u00e9n\u00e9\u00adra\u00adlis\u00adsime alle\u00admand, un tr\u00e9\u00adso\u00adrier suisse. Nous sommes rou\u00adl\u00e9s en boule, comme le h\u00e9ris\u00adson en p\u00e9ril. Nous ne pou\u00advons faire dif\u00adf\u00e9\u00adrem\u00adment<\/i>.&nbsp;\u00bb<\/p>\n<p>[|<b>*  *  *  *<\/b>|]<br>\n<\/p>\n<p><i>Les Facettes<\/i> (68, Cours Lafayette, Tou\u00adlon Var), consacrent un num\u00e9\u00adro sp\u00e9\u00adcial \u00e0 Vincent Musel\u00adli. Moi je yeux bien. Mais cette po\u00e9\u00adsie hon\u00adn\u00eate, clas\u00adsique, jusqu\u2019\u00e0 la fri\u00adgi\u00addi\u00adt\u00e9 ne sau\u00adrait m\u2019\u00e9mouvoir. Et puis, quel aga\u00adce\u00adment. Ain\u00adsi, voyez ce vers extrait du po\u00e8me <i>Le Gar\u00adgo\u00adtier<\/i> qui ral\u00adlie\u00adrait mes pr\u00e9f\u00e9rences.<\/p>\n<poesie>\u00ab&nbsp;Mais que dire du feu qui nos \u00e2mes embrase.&nbsp;\u00bb<\/poesie>\n<p>Pour\u00adquoi pas \u00ab&nbsp;<i>le feu qui embrase nos tentes<\/i>&nbsp;\u00bb. Ah voi\u00adl\u00e0&nbsp;: il y avait <i>extase<\/i> \u00e0 la fin du vers pr\u00e9\u00adc\u00e9\u00addons. Et puis l\u2019inversion est admise en po\u00e9\u00adsie. Oui, oui, je sais&nbsp;; mais il n\u2019emp\u00eache que ces formes ampou\u00adl\u00e9es, arti\u00adfi\u00adcielles au pos\u00adsible, me tapent sur les&nbsp;nerfs.<\/p>\n<p>Tra\u00advail du po\u00e8te, dira-t-on&nbsp;? Mais n\u2019y aurait-il pas autant d\u2019effort \u00e0 cal\u00adcu\u00adler son rythme, \u00e0 pla\u00adcer les asso\u00adnances, les alli\u00adt\u00e9\u00adra\u00adtions \u00e0 leur meilleure place, de fa\u00e7on \u00e0 for\u00adger une phrase bel\u00adle\u00adment sonore, dis\u00adpo\u00ads\u00e9e en vers si vous vou\u00adlez, mais sans s\u2019inqui\u00e9ter s\u2019il y a bien 14 vers de douze pieds cha\u00adcun, dis\u00adpo\u00ads\u00e9s en deux qua\u00adtrains et deux tercets&nbsp;?<\/p>\n<p>Cet aga\u00adce\u00adment que me donne neuf fois sur dix, l\u2019inversion ch\u00e8re aux clas\u00adsiques, suf\u00adfi\u00adrait, seule, \u00e0 mes yeux, pour ins\u00adtil\u00adler le vers&nbsp;libre.<\/p>\n<p>[|<b>*  *  *  *<\/b>|]<br>\n<\/p>\n<p><i>Le Groupe moderne d\u2019art de Li\u00e8ge<\/i> publie tri\u00admes\u00adtriel\u00adle\u00adment une <i>Antho\u00adlo\u00adgie<\/i> (28, rue Mau\u00adde\u00adville, Li\u00e8ge). C\u2019est un effort louable, plein de bonnes inten\u00adtions. Mais dans un article <i>Jeune Alle\u00admagne<\/i> (d\u2019ailleurs tr\u00e8s favo\u00adrable \u00e0 l\u2019art alle\u00admand) une phrase m\u2019a fait sursauter&nbsp;:<\/p>\n<p><i>\u00ab&nbsp;Le peuple alle\u00admand est un esclave d\u2019une caste de hobe\u00adreaux, d\u2019industriels\u200a\u2014\u200ade hobe\u00adreaux sur\u00adtout. Sa liber\u00adt\u00e9 est celle, d\u2019un engre\u00adnage qui tourne.&nbsp;\u00bb<\/i><\/p>\n<p>Et voi\u00adl\u00e0&nbsp;! Nous ne sommes pas des esclaves, nous&nbsp;! Oh non&nbsp;! Nous avons fait notre R\u00e9vo\u00adlu\u00adtion\u2026 en 1789. Nous l\u2019avons m\u00eame recom\u00admen\u00adc\u00e9e en 1848 et en 1871, pour mieux assu\u00adrer l\u2019omnipotence de Lou\u00adcheur et Schnei\u00adder, dignes rivaux de Krupp et Stinnes. Notre engre\u00adnage \u00e0 nous ne tourne pas&nbsp;? Non, voyez le 2 ao\u00fbt 1914 si ce fut mer\u00adveilleu\u00adse\u00adment automatique.<\/p>\n<p><i>\u00ab&nbsp;Connais-toi toi-m\u00eame&nbsp;\u00bb<\/i>, disait le sage. N\u2019oublions pas cette maxime. Et, de gr\u00e2ce, rel\u00e9\u00adguons au maga\u00adsin des acces\u00adsoires p\u00e9ri\u00adm\u00e9s, ces sem\u00adpi\u00adter\u00adnels cli\u00adch\u00e9s&nbsp;: les Anglais sont comme ceci, les Alle\u00admands comme cela, les Yakoutes comme ceci, les P\u00e9ru\u00adviens comme cela, etc. etc. Par\u00adtout la m\u00e9na\u00adge\u00adrie humaine ren\u00adferme dans des cages dif\u00adf\u00e9\u00adrentes (mais qui sont tou\u00adjours des cages&nbsp;!) des hommes veules et l\u00e2ches, des indif\u00adf\u00e9\u00adrents et des r\u00e9vol\u00adt\u00e9s. Par\u00adtout aus\u00adsi, il y a des chefs affu\u00adbl\u00e9s d\u2019oripeaux, ador\u00adn\u00e9s de m\u00e9dailles, arm\u00e9s d\u2019engins dif\u00adf\u00e9\u00adrents (mais tou\u00adjours h\u00e9las, des chefs&nbsp;! Et qui nous le font bien voir, \u00e0 nous r\u00e9pu\u00adbli\u00adcains de France, comme \u00e0 nos fr\u00e8res d\u2019Allemagne, de Rus\u00adsie ou de Patagonie&nbsp;!).<\/p>\n<p>[|<b>*  *  *  *<\/b>|]<br>\n<\/p>\n<p>Tenez, tra\u00addui\u00adsez donc ceci en alle\u00admand et dites moi si ce n\u2019est pas digne de la plus revan\u00adcharde et pan\u00adger\u00adma\u00adniste revue de Pots\u00addam ou d\u2019Heidelberg.<\/p>\n<p>C\u2019est cueilli, avec des gants, dans <i>l\u2019Effort<\/i>, revue men\u00adsuelle (51, route d\u2019Uz\u00e8s, \u00e0&nbsp;N\u00eemes).<\/p>\n<poesie>\u2026 Hier, devant la Marne et sur les bords du&nbsp;Rhin,<br>\n\u00d4 Pala\u00addins, vos fils d\u2019un geste souverain<br>\nMois\u00adson\u00adnaient les lau\u00adriers de la France \u00e9ternelle&nbsp;!<\/poesie>\n<p>Oui. M\u00eame que de temps en temps, il leur d\u00e9gou\u00adli\u00adnait des \u00e9clats (de lau\u00adrier) sur la gueule&nbsp;!<\/p>\n<p>[|<b>*  *  *  *<\/b>|]<br>\n<\/p>\n<p>M.&nbsp;L\u00e9ty-Cour\u00adbi\u00e8re, direc\u00adteur d\u2019<i>Ath\u00e9\u00adna<\/i> (place de l\u2019Od\u00e9on, Paris) a fait mieux encore. \u00c9cou\u00adtez plut\u00f4t&nbsp;:<\/p>\n<poesie>Nous entre\u00adrons\u2026\u200a\u2014\u200aZim&nbsp;! Zim&nbsp;! font les balles rieuses.<br>\nQuand nos a\u00een\u00e9s\u2026\u200a\u2014\u200aTac&nbsp;! Tac&nbsp;! grognent les mitrailleuses.<br>\nMar\u00adchons&nbsp;! Mar\u00adchons!\u2026\u2014 Boum&nbsp;! Boum&nbsp;! r\u00e9pondent les&nbsp;obus.<br>\n\u2026 Tout est fini. Les \u00e9chos m\u00eames se sont&nbsp;tus.<br>\nSous un ardent soleil d\u2019\u00e9t\u00e9 mil neuf cent&nbsp;seize,<br>\nHuit cent Fran\u00ad\u00e7ais, dans un lin\u00adceul de Marseillaise,<br>\nSont morts. C\u2019\u00e9tait \u00e0 Z\u2026 un hameau tr\u00e8s&nbsp;connu.<br>\nDu bataillon entier, pas un n\u2019est revenu.<\/poesie>\n<p>\u00c7a m\u00e9rite bien un auto\u00adgraphe de Ray\u00admond le Sinistre et une acco\u00adlade de Marthe Che\u00adnal. Tra\u00addui\u00adsez en alle\u00admand, rem\u00adpla\u00adcez <i>Fran\u00ad\u00e7ais<\/i> et <i>Mar\u00adseillaise<\/i> (pas grand\u2019 chose), vous aurez un auto\u00adgraphe de Guillaume II et la couche d\u2019une putain ber\u00adli\u00adnoise\u200a\u2014\u200aet patriote,\u200a\u2014\u200aau choix. Peut-\u00eatre m\u00eame la Croix de&nbsp;fer.<\/p>\n<p>Mar\u00adcel Aza\u00efs qui cite ces vers dans les <i>Essais cri\u00adtiques<\/i>, ajoute&nbsp;: <i>\u00ab&nbsp;Je com\u00adprends que, quand on a de pareils vers \u00e0 pla\u00adcer, on fonde une&nbsp;revue.&nbsp;\u00bb<\/i><\/p>\n<p>Moi aus\u00adsi.<\/p>\n<p>[|<b>*  *  *  *<\/b>|]<br>\n<\/p>\n<p><i>La Mouette<\/i> que dirige au Havre (20, rue du Per\u00adrey) Julien Guille\u00admard, est une dr\u00f4le de revue. In\u00e9gale au pos\u00adsible. Son direc\u00adteur y publie tour \u00e0 tour des pages fort belles et d\u2019autres insi\u00adgni\u00adfiantes. Les col\u00adla\u00adbo\u00adra\u00adteurs font de m\u00eame. Mais la lec\u00adture en est tou\u00adjours int\u00e9\u00adres\u00adsante. On y cueille des choses amu\u00adsantes. Ain\u00adsi, les lignes sui\u00advantes extraites des Sou\u00adve\u00adnirs de guerre de M.&nbsp;Hen\u00adri Dutheil&nbsp;:<\/p>\n<p><i>L\u2019apr\u00e8s-midi s\u2019\u00e9coule sans heurt. Le cour\u00adrier per\u00adson\u00adnel arrive aux envi\u00adrons de seize heures. On fait sa cor\u00adres\u00adpon\u00addance. \u00c0 18 h. 30 diner pour la pre\u00admi\u00e8re \u00e9quipe. La seconde suit. Quand c\u2019est notre tour (une nuit sur deux) d\u2019\u00eatre de ser\u00advice, veille jusqu\u2019\u00e0 minuit\u2026 etc.&nbsp;etc.<\/i><\/p>\n<p>L\u2019auteur conclut&nbsp;: <i>\u00ab&nbsp;Nous ser\u00advons tout de m\u00eame \u00e0 quelque chose&nbsp;\u00bb<\/i>. Je pense bien&nbsp;: ne serait-ce qu\u2019\u00e0 nous d\u00e9go\u00fb\u00adter de l\u2019arm\u00e9e. Mais cette \u00e2me de par\u00adfait bureau\u00adcrate ne sau\u00adrait nous \u00e9ton\u00adner chez M.&nbsp;Dutheil que nous avons vu par ailleurs b\u00e9a\u00adte\u00adment pros\u00adter\u00adn\u00e9\u200a\u2014\u200aque dis-je, affa\u00adl\u00e9 \u00e0 plat ventre\u200a\u2014\u200adevant Man\u00adgin \u00e0 la gueule sinistre, le Broyeur de noirs. Et dire que ce Mon\u00adsieur vou\u00adlait faire ins\u00e9\u00adrer aux <i>Humbles<\/i> des po\u00e8mes gri\u00advois, jug\u00e9s trop com\u00adpro\u00admet\u00adtants dans les revues o\u00f9 il col\u00adla\u00adbore d\u2019ordinaire. Mais \u00e7a n\u2019a pas&nbsp;pris.<\/p>\n<p>[|<b>*  *  *  *<\/b>|]<br>\n<\/p>\n<p>Le r\u00e9cent num\u00e9\u00adro des <i>Humbles<\/i> (en vente \u00e0 la <i>Librai\u00adrie sociale<\/i>) ren\u00adferme diverses proses, po\u00e9\u00adsies et \u00e9tudes critiques.<\/p>\n<p>Voi\u00adci le der\u00adnier des trois po\u00e8mes d\u2019Henry Malot, du groupe liber\u00adtaire de Marseille&nbsp;:<\/p>\n<p>[|<sc>FOIRE DU TRONE<\/sc>|]<\/p>\n<poesie>Tu veux \u00eatre iso\u00adl\u00e9 aux remous de la&nbsp;foule.<br>\nBut\u00e9 de superbe et de vani\u00adt\u00e9. La&nbsp;moue.<br>\nVois&nbsp;! la brute se d\u00e9tend au fond des yeux fouinards<br>\nLe D\u00e9sir \u00e9ter\u00adnel s\u2019accroche, \u00e9panoui,<br>\nau tam-tam lumi\u00adneux et chan\u00adgeant des man\u00e8ges.<br>\nTu bois, avec jac\u00adtance, des liqueurs trop vertes,<br>\nle cha\u00adpeau sur l\u2019oreille, aux ter\u00adrasses des&nbsp;bars.<br>\nM\u00e9pris sur\u00adan\u00adn\u00e9 de la popu\u00adlace.&nbsp;Seul\u2026<br>\nAllons&nbsp;! ne cache pas que c\u2019est une faconde<br>\net que tu berces des vieilles phrases romantiques,<br>\ndans ces relents br\u00fb\u00adl\u00e9s, pous\u00adsi\u00e9\u00adreux de friture.<br>\nImb\u00e9\u00adcile&nbsp;! tu fais de la litt\u00e9rature.<\/poesie>\n<p>Et aus\u00adsi, d\u2019une suite de proses inti\u00adtu\u00adl\u00e9e <i>Vacances<\/i>, ces pas\u00adsages immo\u00addes\u00adte\u00adment cit\u00e9s par\u2026 l\u2019auteur lui-m\u00eame&nbsp;:&nbsp;<\/p>\n<p><quote>Tu par\u00adlais autre\u00adfois, mon jeune ami, amou\u00adreux et po\u00e8te, des feuilles du peu\u00adplier qui <i>pal\u00adpitent d\u2019un air enten\u00addu<\/i>.<br>\nPauvre cher ami&nbsp;! Les vers doivent avoir net\u00adtoy\u00e9 tes os main\u00adte\u00adnant dans ce coin de Picar\u00addie, que tu repris, h\u00e9ros bien oubli\u00e9, \u00e0 l\u2019h\u00e9r\u00e9ditaire ennemi.<br>\nEt moi, j\u2019ai beau m\u2019obstiner \u00e0 regar\u00adder, en sou\u00adve\u00adnir de toi, les mou\u00advants peu\u00adpliers, aucune feuille ne pal\u00adpite plus d\u2019un air enten\u00addu. Ne suis-je plus amou\u00adreux, ni po\u00e8te&nbsp;? Et puis, o\u00f9 nos dix-huit ans et tous nos espoirs&nbsp;? Les feuilles appellent au secours je crois entendre leur voix d\u2019agonie. Et j\u2019aper\u00e7ois tr\u00e8s bien leur geste, d\u00e9sem\u00adpa\u00adr\u00e9, ten\u00addu d\u00e9ses\u00adp\u00e9\u00adr\u00e9\u00adment vers un infi\u00adni hos\u00adtile. Une flamme de bou\u00adgie qui vacille et va s\u2019\u00e9teindre. Le bras ten\u00addu d\u2019un homme qui se noie, avant la der\u00adni\u00e8re plon\u00adg\u00e9e. Les peu\u00adpliers sont bien emb\u00ea\u00adt\u00e9s par cet impla\u00adcable vent, qui les courbe et les recourbe, de son souffle, infa\u00adti\u00adgable et sournois.<\/quote><\/p>\n<p>[|<b>*  *  *  *<\/b>|]<br>\n<\/p>\n<p>Il y avait aus\u00adsi les <i>saules argen\u00adt\u00e9s<\/i> dans la lit\u00adt\u00e9\u00adra\u00adture de mes jeunes ann\u00e9es. Je les regarde depuis un moment, ces pauvres saules, aux bles\u00adsures b\u00e9antes. Vrai\u00adment comme ils sont peu argen\u00adt\u00e9s. Ce vent de la mer secoue les feuilles, les ver\u00addit et les blan\u00adchit tour \u00e0 tour au gr\u00e9 de leurs faces chan\u00adgeantes, au gr\u00e9 de ses vagues brusques, secouant la campagne.<\/p>\n<p>Quel beau sym\u00adbole, tou\u00adchant pr\u00e9\u00adtexte \u00e0 de pos\u00adsibles d\u00e9ve\u00adlop\u00adpe\u00adments, lyriques et po\u00e9tiques.<\/p>\n<p>Comiques aus\u00adsi.<\/p>\n<p>[\/\u200bMaurice <sc>Wul\u00adlens<\/sc>.\/\u200b]<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans le num\u00e9\u00adro de sep\u00adtembre de la revue pari\u00adsienne&nbsp;: Mont\u00adpar\u00adnasse (129, bou\u00adle\u00advard Mont\u00adpar\u00adnasse) j\u2019ai sur\u00adtout go\u00fb\u00adt\u00e9&nbsp;: L\u2019Humanisme path\u00e9\u00adtique, un bel article de Mar\u00adcel&nbsp;Say. \u2026 Dans les villes et jusqu\u2019aux plus secrets refuges des cam\u00adpagnes, le po\u00e8te sent peser lour\u00adde\u00adment sur ses \u00e9paules la chape de plomb des temps modernes qui le rive \u00e0 une mati\u00e8re&nbsp;[\u2026]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"wp_typography_post_enhancements_disabled":false,"footnotes":""},"categories":[368],"tags":[],"ppma_author":[540],"class_list":["post-3113","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-la-revue-anarchiste-na9-septembre-1922"],"authors":[{"term_id":540,"user_id":1,"is_guest":0,"slug":"admin_3gikpwyf","display_name":"Vincent Dubuc","avatar_url":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/d015720652c25fd2ced191ade86430094e1f288a17483713e3b34d26dea52507?s=96&d=mm&r=g","author_category":"","user_url":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net","last_name":"Dubuc","first_name":"Vincent","job_title":"","description":""}],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3113","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3113"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3113\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3113"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3113"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3113"},{"taxonomy":"author","embeddable":true,"href":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/ppma_author?post=3113"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}