{"id":3202,"date":"2012-05-18T02:42:46","date_gmt":"2012-05-18T02:42:46","guid":{"rendered":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/2012\/05\/18\/carnet-de-promenade\/"},"modified":"2012-05-18T02:42:46","modified_gmt":"2012-05-18T02:42:46","slug":"carnet-de-promenade","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/2012\/05\/18\/carnet-de-promenade\/","title":{"rendered":"Carnet de promenade"},"content":{"rendered":"<div class=\"pdfprnt-buttons pdfprnt-buttons-post pdfprnt-top-right\"><a href=\"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3202?print=pdf\" class=\"pdfprnt-button pdfprnt-button-pdf\" target=\"_blank\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/wp-content\/plugins\/pdf-print\/images\/pdf.png\" alt=\"image_pdf\" title=\"Afficher le PDF\"><\/a><a href=\"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3202?print=print\" class=\"pdfprnt-button pdfprnt-button-print\" target=\"_blank\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/wp-content\/plugins\/pdf-print\/images\/print.png\" alt=\"image_print\" title=\"Contenu imprim\u00e9\"><\/a><\/div><p>\tL\u2019autre soir \u00e0 Mont\u00adpar\u00adnasse, deux dames, qui entre deux passes s\u2019ac\u00adcor\u00addaient quelques minutes de repos, devi\u00adsaient sur leur trot\u00adtoir, non loin d\u2019h\u00f4\u00adtels sp\u00e9\u00adcia\u00adli\u00ads\u00e9s dans les br\u00e8ves ren\u00adcontres. Plus tr\u00e8s jeunes, sans doute avaient-elles une cer\u00adtaine exp\u00e9\u00adrience de la vie, mais il ne faut jamais ces\u00adser de s\u2019ins\u00adtruire, de s\u2019a\u00admen\u00adder, de pro\u00adfi\u00adter (et de faire pro\u00adfi\u00adter ses amis) des ensei\u00adgne\u00adments de l\u2019exis\u00adtence\u200a\u2014\u200aet, au moment o\u00f9 je les croi\u00adsais, l\u2019une disait \u00e0 l\u2019autre&nbsp;:&nbsp;<\/p>\n<p>Crois-moi, on a tort de se mon\u00adtrer fami\u00adlier avec les&nbsp;gens.<\/p>\n<p>\tLa r\u00e9flexion, \u00e9tant don\u00adn\u00e9 la per\u00adson\u00adna\u00adli\u00adt\u00e9 de qui la for\u00admu\u00adlait, me parut de si haute qua\u00adli\u00adt\u00e9 que je l\u2019ins\u00adcri\u00advis en ren\u00adtrant chez moi sur un car\u00adnet tout neuf dont je ne savais que faire et que j\u2019a\u00advais ache\u00adt\u00e9 le matin pour le beau rouge de la cou\u00adver\u00adture. Apr\u00e8s quoi je m\u2019a\u00advi\u00adsai qu\u2019il res\u00adtait une large place sous les cinq ou six lignes que je venais d\u2019\u00e9\u00adcrire et, pour com\u00adbler le vide, je notai le plai\u00adsir que j\u2019a\u00advais \u00e9prou\u00adv\u00e9, peu de jours aupa\u00adra\u00advant, \u00e0 revoir Phi\u00adlippe Clay sur la sc\u00e8ne de Bobi\u00adno. Ce deuxi\u00e8me geste en entra\u00ee\u00adnant un troi\u00adsi\u00e8me, je tour\u00adnai la page pour y rap\u00adpor\u00adter les pro\u00adpos d\u2019un jeune peintre ren\u00adcon\u00adtr\u00e9 la veille\u2026 Bref, le mal \u00e9tait fait. Sans aller jus\u00adqu\u2019\u00e0 r\u00e9di\u00adger, apr\u00e8s tant de grands, et de petits, mon jour\u00adnal ou mon bloc-notes, me voi\u00adl\u00e0 tout de m\u00eame consi\u00adgnant sur un car\u00adnet, de modestes dimen\u00adsions heu\u00adreu\u00adse\u00adment, ce que je vois, je lis et j\u2019en\u00adtends&nbsp;: dans la rue, dans les librai\u00adries, dans les gale\u00adries, au cin\u00e9\u00adma, au th\u00e9\u00e2tre, \u00e0 la radio, \u00e0 la t\u00e9l\u00e9. Simple t\u00e9moi\u00adgnage, je l\u2019a\u00adjoute pour ma d\u00e9fense, de fl\u00e2\u00adneur et d\u2019a\u00adma\u00adteur. Pas ques\u00adtion d\u2019\u00e9\u00adta\u00adblir des \u00e9chelles de valeur, de par\u00adler in\u00e9vi\u00adta\u00adble\u00adment de ce qui agite le Tout-Paris. Je n\u2019ai l\u2019es\u00adprit ni cri\u00adtique, ni mon\u00addain&nbsp;; pas davan\u00adtage de pr\u00e9\u00adten\u00adtion phi\u00adlo\u00adso\u00adphique. Le lec\u00adteur, si j\u2019en ai, s\u2019en aper\u00adce\u00advra rapi\u00adde\u00adment. Mon ambi\u00adtion serait de don\u00adner de mes sor\u00adties dans Paris un compte ren\u00addu dont la sin\u00adc\u00e9\u00adri\u00adt\u00e9 ferait le prix. On ver\u00adra&nbsp;bien.&nbsp;<\/p>\n<h2>Connaissez-vous Philippe&nbsp;?<\/h2>\n<p><img decoding=\"async\" src=\"IMG\/png\/philippe.png\" alt=\"philippe.png\" align=\"left\">\tPar\u00admi les \u00ab&nbsp;nou\u00adveau\u00adt\u00e9s&nbsp;\u00bb qui fleu\u00adrissent actuel\u00adle\u00adment aux devan\u00adtures des librai\u00adries, un petit livre \u00e0 cou\u00adver\u00adture vio\u00adlette, <i>Inven\u00adtaire<\/i>[[&nbsp;<i>Inven\u00adtaire<\/i> de Phi\u00adlippe, pr\u00e9\u00adface de Iones\u00adco, Deno\u00ebl \u00e9di\u00adteur]] de Phi\u00adlippe, pr\u00e9\u00adface de Iones\u00adco, me para\u00eet plus int\u00e9\u00adres\u00adsant, par sa den\u00adsi\u00adt\u00e9 et ce qu\u2019il annonce, que nombre d\u2019ou\u00advrages plus impres\u00adsion\u00adnants par le poids de papier et le volume. C\u2019est un livre de des\u00adsins\u200a\u2014\u200anon pas de des\u00adsins \u00e0 l\u00e9gende, comme il en est de bons, d\u2019ailleurs, que l\u2019on feuillette avec un rapide sou\u00adrire\u200a\u2014\u200amais un livre de des\u00adsins \u00e0 regar\u00adder, \u00e0 lire dans l\u2019ordre des pages, et qui nous plonge peu \u00e0 peu dans un monde \u00e0 part, un monde po\u00e9\u00adtique, un monde absurde et vrai, le monde vivant et mena\u00ad\u00e7ant des objets.&nbsp;<\/p>\n<p>\tPas de texte. Le des\u00adsin, ici, est une his\u00adtoire. Il a, en lui-m\u00eame, moins d\u2019im\u00adpor\u00adtance que ce qu\u2019il exprime. Le tuyau d\u2019un po\u00eale retourne dans le po\u00eale qui s\u2019au\u00adto-asphyxie. Des ciseaux ont leurs branches nou\u00e9es. Le lit conju\u00adgal, \u00e0 deux ver\u00adsants, est inuti\u00adli\u00adsable. La brosse \u00e0 dents est plan\u00adt\u00e9e de molaires. Le canon d\u2019un revol\u00adver est tour\u00adn\u00e9 vers le tireur. Dans son excel\u00adlente pr\u00e9\u00adface, Iones\u00adco remarque&nbsp;:&nbsp;<\/p>\n<blockquote><p>\u00ab&nbsp;Par\u00adfois, rare\u00adment, les objets de Phi\u00adlippe ne sont rien que lou\u00adfoques, bla\u00adgueurs (chasse d\u2019eau-t\u00e9l\u00e9\u00advi\u00adsion, chaise per\u00adc\u00e9e \u00e0 c\u0153ur ouvert, etc.)&nbsp;; l\u2019au\u00adteur a d\u00fb les conce\u00advoir dans ses moments uniques de s\u00e9r\u00e9\u00adni\u00adt\u00e9. Le reste du temps, le reste des choses, le reste du monde, c\u2019est la menace, c\u2019est, plu\u00adt\u00f4t, nous-m\u00eames qui sommes le dan\u00adger pour nous-m\u00eames. Et cela est vrai, r\u00e9v\u00e9\u00adla\u00adteur. C\u2019est bien la psy\u00adcho\u00adlo\u00adgie de l\u2019homme actuel qui se concr\u00e9\u00adtise et se refl\u00e8te,\u200a\u2014\u200aou qui se pro\u00adjette, qui donne forme aux objets inso\u00adlites, graves, pro\u00adph\u00e9\u00adtiques de Philippe.&nbsp;\u00bb<\/p><\/blockquote>\n<p>\tPhi\u00adlippe entend-il nous confron\u00adter seule\u00adment avec les objets, ces objets dont il d\u00e9nonce la mal\u00adveillance et l\u2019hostilit\u00e9&nbsp;?&nbsp;<\/p>\n<p>\u2013 \u00ab&nbsp;\u00c9vi\u00addem\u00adment non, me dit-il. De l\u2019ob\u00adjet, je vou\u00addrais pas\u00adser \u00e0 l\u2019homme, mon\u00adtrer direc\u00adte\u00adment que cha\u00adcun d\u2019entre nous est son propre enne\u00admi. Mais c\u2019est une op\u00e9\u00adra\u00adtion bien d\u00e9li\u00adcate que de faire rire son pro\u00adchain en appuyant du doigt sur les plaies qu\u2019on lui&nbsp;voit.&nbsp;\u00bb<\/p>\n<p>\tIl est jeune, avec des yeux tendres et gais et une bouche aux dents ac\u00e9\u00adr\u00e9es. Il y a deux ans, il a quit\u00adt\u00e9 la s\u00e9cu\u00adri\u00adt\u00e9 dans le des\u00adsin de publi\u00adci\u00adt\u00e9 pour l\u2019a\u00adven\u00adture dans l\u2019hu\u00admour. \u00ab&nbsp;Je me suis aper\u00ad\u00e7u, avoue-t-il, que je ne pou\u00advais pas faire autre&nbsp;chose.&nbsp;\u00bb&nbsp;<\/p>\n<p>\tL\u2019hu\u00admour v\u00e9ri\u00adtable fait peur aux quo\u00adti\u00addiens fran\u00ad\u00e7ais qui, \u00e0 deux ou trois excep\u00adtions pr\u00e8s redoutent par-des\u00adsus tout les talents dont l\u2019o\u00adri\u00adgi\u00adna\u00adli\u00adt\u00e9 risque, estiment-ils, de rebu\u00adter la clien\u00adt\u00e8le. Pas \u00e9ton\u00adnant, donc, qu\u2019on y attende, pour faire signe \u00e0 un des\u00adsi\u00adna\u00adteur tel que Phi\u00adlippe, que la preuve soit faite de son audience aupr\u00e8s du public&nbsp;; ce qui, du reste, ne sau\u00adrait man\u00adquer d\u2019ar\u00adri\u00adver bien\u00adt\u00f4t, ne f\u00fbt-ce que par l\u2019in\u00adter\u00adm\u00e9\u00addiaire des jour\u00adnaux alle\u00admands et anglais qui, eux, ouvrent de plus en plus lar\u00adge\u00adment leurs colonnes \u00e0 l\u2019au\u00adteur d\u2019Inventaire.&nbsp;<\/p>\n<p>\t\u00c0 <i>l\u2019In\u00adtrus<\/i>, Phi\u00adlippe est \u00e9vi\u00addem\u00adment chez lui. (Voir des\u00adsin in\u00e9dit ci-contre.)<\/p>\n<h2>La belle \u00e9poque de Saint-Germain-des-Pr\u00e8s<\/h2>\n<p>\tLa qua\u00adran\u00adtaine venue, et au-del\u00e0, on aime \u00e0 se rap\u00adpe\u00adler ses vingt ans. Toute une lit\u00adt\u00e9\u00adra\u00adture est ain\u00adsi n\u00e9e des sou\u00adve\u00adnirs de jeu\u00adnesse d\u2019An\u00addr\u00e9 Sal\u00admon, de Pierre Mac Orlan, de Roland Dor\u00adge\u00adl\u00e8s, de Fran\u00adcis Car\u00adco, d\u2019An\u00addr\u00e9 War\u00adnod, etc\u2026 Mont\u00admartre et Mont\u00adpar\u00adnasse, du d\u00e9but du si\u00e8cle \u00e0 la pre\u00admi\u00e8re apr\u00e8s-guerre, y revivent avec, peints le plus sou\u00advent aux cou\u00adleurs de l\u2019a\u00admi\u00adti\u00e9, les nom\u00adbreux per\u00adson\u00adnages ensuite c\u00e9l\u00e8bres qui entr\u00e8rent en po\u00e9\u00adsie, en lit\u00adt\u00e9\u00adra\u00adture ou en pein\u00adture dans ces hauts lieux&nbsp;: Picas\u00adso, Max Jacob, Apol\u00adli\u00adnaire, Utrillo, Modi\u00adglia\u00adni, tant d\u2019autres. Cer\u00adtains de ces ouvrages sont remar\u00adquables de verve, de sen\u00adsi\u00adbi\u00adli\u00adt\u00e9, d\u2019\u00e9\u00admo\u00adtion (je pense aux Sou\u00adve\u00adnirs sans fin d\u2019An\u00addr\u00e9 Salmon).&nbsp;<\/p>\n<p>\tNul doute que <i>L\u2019Age d\u2019or de Saint-Ger\u00admain-des-Pr\u00e9s<\/i>[[&nbsp;<i>L\u2019Age d\u2019or de Saint-Ger\u00admain-des-Pr\u00e9s<\/i>, par Guillaume Hano\u00adteau, Deno\u00ebl \u00e9di\u00adteur.]], de Guillaume Hano\u00adteau, n\u2019ouvre la s\u00e9rie des m\u00e9moires et chro\u00adniques \u00e0 na\u00eetre des sou\u00adve\u00adnirs de ceux qui, ayant v\u00e9cu les grandes heures du quar\u00adtier, se penchent main\u00adte\u00adnant sur leur pas\u00ads\u00e9. Le livre de Guillaume Hano\u00adteau est excellent, dans le genre brillant Paris-Match, mais sans doute l\u2019au\u00adteur convien\u00addrait-il avec moi qu\u2019une his\u00adtoire de l\u2019\u00e9\u00adpoque reste \u00e0 \u00e9crire, vue et v\u00e9cue de l\u2019in\u00adt\u00e9\u00adrieur, non jour\u00adna\u00adlis\u00adti\u00adque\u00adment racon\u00adt\u00e9e. Cela dit, le r\u00e9cit de G. Hano\u00adteau, outre le brio, a le m\u00e9rite d\u2019une docu\u00admen\u00adta\u00adtion exacte cer\u00adtai\u00adne\u00adment dans l\u2019ensemble.&nbsp;<\/p>\n<p>\tDans le d\u00e9tail, il se trouve que j\u2019ai pu rele\u00adver ce qui est moins une erreur, peut-\u00eatre, qu\u2019une omis\u00adsion. Avec Mireille, le fon\u00adda\u00adteur de la pre\u00admi\u00e8re <i>Rose rouge<\/i>, celle de la rue de la Harpe, est Andr\u00e9 Virel, alors bien connu \u00e0 Saint-Ger\u00admain-des-Pr\u00e9s. Quand on lui a vu se don\u00adner tant de mal pour net\u00adtoyer et peindre la salle en com\u00adpa\u00adgnie de Feral Ben\u00adga, on regrette que jus\u00adtice ne lui soit pas ren\u00addue en cette affaire&nbsp;! (Jean Rou\u00adgeul arri\u00adva peu apr\u00e8s et fut direc\u00adteur artistique.)&nbsp;<\/p>\n<h2>Andr\u00e9 Virel ou&nbsp;: du terrorisme \u00e0 la philosophie<\/h2>\n<p>\tC\u2019est en 1946, par Jacques Pr\u00e9\u00advert (avec qui il venait de publier un recueil de po\u00e8mes&nbsp;: <i>Le Che\u00adval de Trois<\/i>, le troi\u00adsi\u00e8me \u00e9tant Andr\u00e9 Ver\u00addet) que j\u2019ai fait la connais\u00adsance d\u2019An\u00addr\u00e9 Virel. Pos\u00ads\u00e9\u00add\u00e9 de pein\u00adture, il occu\u00adpait rue de Lille un ate\u00adlier agr\u00e9able mais de dimen\u00adsions si r\u00e9duites qu\u2019il fal\u00adlait, pour regar\u00adder avec un recul nor\u00admal les toiles accro\u00adch\u00e9es aux murs, ouvrir la porte d\u2019en\u00adtr\u00e9e et s\u2019en aller sur le palier. Alors \u00e2g\u00e9 de 26 ans, et parais\u00adsant encore moins que son \u00e2ge, ce gar\u00ad\u00e7on au regard aigu, au visage mince et p\u00e2le, aux fa\u00e7ons vif-argent et au rire ado\u00adles\u00adcent, avait un \u00e9ton\u00adnant pas\u00ads\u00e9. En octobre 1940, jeune \u00e9tu\u00addiant \u00e0 Gre\u00adnoble, il avait d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 arr\u00ea\u00adt\u00e9 par les auto\u00adri\u00adt\u00e9s de Vichy pour une mani\u00adfes\u00adta\u00adtion qui, entre autres cons\u00e9\u00adquences, lui valut d\u2019\u00eatre chas\u00ads\u00e9 de la Facul\u00adt\u00e9. Aban\u00addon\u00adnant la sp\u00e9\u00adcu\u00adla\u00adtion pour l\u2019ac\u00adtion, il fut, pen\u00addant quatre ans, un hors-la-loi plein de feu. Avec Yves Farge il tra\u00advailla pour le Ver\u00adcors. Le 18 avril 1943, accom\u00adpa\u00adgn\u00e9 de trois faux Alle\u00admands en uni\u00adforme, il enle\u00adva deux r\u00e9sis\u00adtants d\u00e9te\u00adnus par la Ges\u00adta\u00adpo \u00e0 l\u2019h\u00f4\u00adpi\u00adtal de Gre\u00adnoble. En d\u00e9cembre 1943, la Ges\u00adta\u00adpo l\u2019ar\u00adr\u00ea\u00adta \u00e0 Paris, mais en jan\u00advier 1944, il s\u2019\u00e9vadait du wagon qui le d\u00e9por\u00adtait de Com\u00adpi\u00e8gne \u00e0 Buchenwal.&nbsp;<\/p>\n<p>\tQuand, le 4 sep\u00adtembre 1944, les comi\u00adt\u00e9s savoyards de Lib\u00e9\u00adra\u00adtion firent de lui un pr\u00e9\u00adfet r\u00e9gio\u00adnal de 24 ans et qu\u2019il s\u2019en\u00adten\u00addit nom\u00admer Pr\u00e9\u00adsident d\u2019Hon\u00adneur, \u00e0 Vizille, de l\u2019As\u00adsem\u00adbl\u00e9e g\u00e9n\u00e9\u00adrale des Comi\u00adt\u00e9s d\u00e9par\u00adte\u00admen\u00adtaux de Lib\u00e9\u00adra\u00adtion, Virel r\u00e9a\u00adli\u00adsa qu\u2019une l\u00e9gende se cr\u00e9ait autour de son nom et que son\u00adnait l\u2019heure des avan\u00adtages et des pro\u00adfits&nbsp;; aus\u00adsi\u00adt\u00f4t il s\u2019en\u00adfuit et cou\u00adrut se r\u00e9fu\u00adgier \u00e0 Saint-Ger\u00admain-des-Pr\u00e9s, o\u00f9 les hon\u00adneurs ne le guet\u00adte\u00adraient pas au coin de la&nbsp;rue.&nbsp;<\/p>\n<p>\tIl publia un roman <i>Le baron Jules<\/i>, des po\u00e8mes, expo\u00adsa des tableaux et des pierres peintes, fut jour\u00adna\u00adliste, \u00e9cri\u00advit des textes d\u2019\u00e9\u00admis\u00adsion pour la radio, voya\u00adgea, tout en par\u00adti\u00adci\u00adpant de pr\u00e8s \u00e0 la vie de son quar\u00adtier (ne fut-il pas envoy\u00e9 sp\u00e9\u00adcial de <i>l\u2019In\u00adtran\u00adsi\u00adgeant<\/i> \u00e0 Saint-Ger\u00admain-des-Pr\u00e9s&nbsp;?). Cepen\u00addant, de plus en plus pr\u00e9\u00adoc\u00adcu\u00adp\u00e9 de pro\u00adbl\u00e8mes psy\u00adcho\u00adlo\u00adgiques et pra\u00adti\u00adquant depuis 1945 la m\u00e9thode psy\u00adcho\u00adth\u00e9\u00adra\u00adpique du R\u00eave \u00c9veill\u00e9, d\u00e9si\u00adreux de don\u00adner une d\u00e9marche ration\u00adnelle \u00e0 ses exp\u00e9\u00adriences, il pas\u00adsa en Sor\u00adbonne une licence de psy\u00adcho\u00adlo\u00adgie, prit ses dipl\u00f4mes d\u2019an\u00adthro\u00adpo\u00adlo\u00adgie et de neu\u00adro-phy\u00adsio\u00adlo\u00adgie. Depuis 1963, il est assis\u00adtant de psy\u00adcho\u00adphy\u00adsio\u00adlo\u00adgie \u00e0 la Facul\u00adt\u00e9 des Sciences de Paris. Il est aus\u00adsi membre du Conseil d\u2019Ad\u00admi\u00adnis\u00adtra\u00adtion de la Soci\u00e9\u00adt\u00e9 de Recherches psy\u00adcho\u00adth\u00e9\u00adra\u00adpiques de langue fran\u00e7aise.&nbsp;<\/p>\n<h2>Histoire de notre&nbsp;image<\/h2>\n<p>\tAujourd\u2019\u00adhui Andr\u00e9 Virel publie <i>His\u00adtoire de notre image<\/i>[[&nbsp;<i>His\u00adtoire de notre image<\/i>, par Andr\u00e9 Virel. Des\u00adsins \u00e0 la plume par Jean Per\u00adraud. \u00c9di\u00adtions du Mont-Blanc (Gen\u00e8ve)]], ouvrage sur\u00adpre\u00adnant o\u00f9 \u00e0 chaque page sont remises en ques\u00adtion des id\u00e9es habi\u00adtuel\u00adle\u00adment re\u00e7ues, o\u00f9 la rigueur de l\u2019a\u00adna\u00adlyse et la richesse de l\u2019\u00e9\u00adru\u00addi\u00adtion \u00e9clatent en visions po\u00e9\u00adtiques, expo\u00ads\u00e9 scien\u00adti\u00adfique et pour\u00adtant mer\u00adveilleux de l\u2019a\u00adven\u00adture humaine, de l\u2019\u00e8re pr\u00e9\u00adhis\u00adto\u00adrique \u00e0 l\u2019\u00e8re des cosmonautes.&nbsp;<\/p>\n<p>\tSur quel rayon de la biblio\u00adth\u00e8que ran\u00adger cet ouvrage&nbsp;?&nbsp;<\/p>\n<p>\tEssai sur la fa\u00e7on dont se forme cette image que cha\u00adcun de nous pos\u00ads\u00e8de de son propre corps, recherches sur les m\u00e9ca\u00adnismes psy\u00adcho\u00adso\u00adcio\u00adlo\u00adgiques qui ont conduit l\u2019homme \u00e0 la cr\u00e9a\u00adtion artis\u00adtique, sym\u00adbo\u00adlo\u00adgie abor\u00add\u00e9e pour la pre\u00admi\u00e8re fois dans une pers\u00adpec\u00adtive his\u00adto\u00adrique, nou\u00advelle inter\u00adpr\u00e9\u00adta\u00adtion des Mythes et de l\u2019His\u00adtoire, cl\u00e9 de nos r\u00eaves et de notre propre his\u00adtoire, le livre d\u00e9passe le cadre des sp\u00e9\u00adcia\u00adli\u00adt\u00e9s et \u00e9chappe aux clas\u00adsi\u00adfi\u00adca\u00adtions pr\u00e9\u00adcises&nbsp;: entre autres m\u00e9rites son ori\u00adgi\u00adna\u00adli\u00adt\u00e9 est extr\u00eame. Sa lec\u00adture quoique moins ais\u00e9e certes que celle d\u2019un roman de la S\u00e9rie noire, devrait n\u00e9an\u00admoins para\u00eetre pas\u00adsion\u00adnante \u00e0 qui\u00adconque, sans s\u2019e\u00adnor\u00adgueillir d\u2019une t\u00eate pen\u00adsante, ne r\u00e9pugne quand m\u00eame pas \u00e0 un cer\u00adtain effort\u2026 Et puis, si le livre incite \u00e0 la r\u00e9flexion, aus\u00adsi bien nous fait-il r\u00eaver, nous enga\u00adgeant dans le plus extra\u00ador\u00addi\u00adnaire des voyages \u00e0 tra\u00advers l\u2019es\u00adpace et le temps, pour nous mener \u00e0 une d\u00e9cou\u00adverte essen\u00adtielle&nbsp;: celle de nous-m\u00eames.&nbsp;<\/p>\n<p>\tEn 1951, alors que se tenait le deuxi\u00e8me \u00ab&nbsp;Congr\u00e8s pour l\u2019\u00c9tude scien\u00adti\u00adfique du Sym\u00adbo\u00adlisme&nbsp;\u00bb, Roger Fr\u00e9\u00adti\u00adny avait d\u00e9j\u00e0 fait \u00e9tat aupr\u00e8s des par\u00adti\u00adci\u00adpants des tra\u00advaux d\u2019An\u00addr\u00e9 Virel, insis\u00adtant sur l\u2019in\u00adt\u00e9\u00adr\u00eat de leur publi\u00adca\u00adtion\u200a\u2014\u200aet il est vrai qu\u2019\u00e0 cette date Virel avait d\u00e9j\u00e0 \u00e9crit, d\u2019un trait, <i>His\u00adtoire de notre image<\/i>. Depuis, c\u2019est-\u00e0-dire pen\u00addant 15 ans, mal\u00adgr\u00e9 ses pr\u00e9\u00adoc\u00adcu\u00adpa\u00adtions uni\u00adver\u00adsi\u00adtaires et les exp\u00e9\u00adriences diverses o\u00f9 le jeta sa curio\u00adsi\u00adt\u00e9 d\u2019es\u00adprit (en 1953, eth\u00adno\u00adlogue, on le retrouve dans les for\u00eats de la Haute-Gui\u00adn\u00e9e, subis\u00adsant les rites d\u2019i\u00adni\u00adtia\u00adtion tomas), il n\u2019a ces\u00ads\u00e9 de reprendre son \u0153uvre, de l\u2019ap\u00adpro\u00adfon\u00addir, de l\u2019enrichir.&nbsp;<\/p>\n<p>\tAbou\u00adtis\u00adse\u00adment de la qu\u00eate intel\u00adlec\u00adtuelle, longue et pas\u00adsion\u00adn\u00e9e, d\u2019une per\u00adson\u00adna\u00adli\u00adt\u00e9 hors s\u00e9rie, His\u00adtoire de notre image est vrai\u00adment un ouvrage exceptionnel.<\/p>\n<h2>Le soulier du Diable boiteux<\/h2>\n<p>\t\u00c0 la Biblio\u00adth\u00e8que natio\u00adnale, l\u2019ex\u00adpo\u00adsi\u00adtion Tal\u00adley\u00adrand a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9\u00adpa\u00adr\u00e9e avec un soin, un sou\u00adci d\u2019ob\u00adjec\u00adti\u00advi\u00adt\u00e9 et un go\u00fbt dont t\u00e9moignent les 533 pi\u00e8ces r\u00e9unies dans la Gale\u00adrie Maza\u00adrine&nbsp;: manus\u00adcrits, gra\u00advures, tableaux, oeuvres d\u2019art, objets divers. On a beau me dire que Charles-Mau\u00adrice de Tal\u00adley\u00adrand-P\u00e9ri\u00adgord est sans doute le plus grand diplo\u00admate de notre his\u00adtoire, qu\u2019en fin de compte il a tou\u00adjours pr\u00ea\u00adch\u00e9 la mod\u00e9\u00adra\u00adtion, la pru\u00addence et la rai\u00adson, que pour lui une paix acquise par la conqu\u00eate ne pou\u00advait \u00eatre une paix v\u00e9ri\u00adtable, que sa conver\u00adsa\u00adtion \u00e9tait diver\u00adtis\u00adsante, son intel\u00adli\u00adgence extra\u00ador\u00addi\u00adnai\u00adre\u00adment rapide, son esprit incon\u00adtes\u00adtable et inso\u00adlent, ses mani\u00e8res \u00e9l\u00e9\u00adgantes, je ne par\u00adviens pas \u00e0 trou\u00adver sym\u00adpa\u00adthique ce sp\u00e9\u00adcia\u00adliste du retour\u00adne\u00adment poli\u00adtique, ce ser\u00advi\u00adteur de sept r\u00e9gimes, ce ministre des Rela\u00adtions Ext\u00e9\u00adrieures qui deman\u00addait de l\u2019argent aux ambas\u00adsades \u00e9tran\u00adg\u00e8res, ce pro\u00adfes\u00adsion\u00adnel du double jeu, ce col\u00adla\u00adbo avant la lettre\u200a\u2014\u200aet je me demande s\u2019il n\u2019y a pas beau\u00adcoup de vrai dans le juge\u00adment de Chateaubriand&nbsp;:&nbsp;<\/p>\n<blockquote><p>Sur\u00advivre aux gou\u00adver\u00adne\u00adments, res\u00adter quand un pou\u00advoir s\u2019en va, se d\u00e9cla\u00adrer en per\u00adma\u00adnence, se van\u00adter de n\u2019ap\u00adpar\u00adte\u00adnir qu\u2019au pays, d\u2019\u00eatre l\u2019homme des choses et non des indi\u00advi\u00addus, c\u2019est la fatui\u00adt\u00e9 de l\u2019\u00e9\u00adgo\u00efsme mal \u00e0 l\u2019aise, qui s\u2019ef\u00adforce de cacher son peu d\u2019\u00e9\u00adl\u00e9\u00adva\u00adtion sous la hau\u00adteur des paroles.&nbsp;<\/p><\/blockquote>\n<p>\tEn m\u00eame temps que la per\u00adson\u00adna\u00adli\u00adt\u00e9 de Tal\u00adley\u00adrand-P\u00e9ri\u00adgord, l\u2019ex\u00adpo\u00adsi\u00adtion de la Natio\u00adnale \u00e9voque sa famille, ce qui nous fait remon\u00adter haut dans le pas\u00ads\u00e9, l\u2019an\u00adti\u00adqui\u00adt\u00e9 de la lign\u00e9e \u00e9tant attes\u00adt\u00e9e par une pein\u00adture repr\u00e9\u00adsen\u00adtant Adal\u00adbert, comte de la Marche et du P\u00e9ri\u00adgord, l\u2019an\u00adc\u00eatre qui r\u00e9pon\u00addit \u00e0 la ques\u00adtion d\u2019Hugues Capet&nbsp;: \u00ab&nbsp;Qui t\u2019a fait comte&nbsp;?&nbsp;\u00bb.\u200a\u2014\u200a\u00ab&nbsp;Ceux-l\u00e0 m\u00eames qui t\u2019ont fait roi.&nbsp;\u00bb. Tal\u00adley\u00adrand avait encore par\u00admi ses ascen\u00addants&nbsp;: H\u00e9lie de Tal\u00adley\u00adrand, dit le Car\u00addi\u00adnal de P\u00e9ri\u00adgord, dont son ami P\u00e9trarque disait \u00ab&nbsp;qu\u2019il esti\u00admait plus beau de faire des papes que de l\u2019\u00eatre&nbsp;\u00bb, le mar\u00adquis de Cha\u00adlais, ex\u00e9\u00adcu\u00adt\u00e9 \u00e0 Nantes pour avoir conspi\u00adr\u00e9 contre Louis XIII, Col\u00adbert qui\u2026 bref, une belle gale\u00adrie d\u2019illustres&nbsp;! Com\u00adment s\u2019\u00e9\u00adton\u00adner qu\u2019a\u00advec de pareils r\u00e9pon\u00addants, notre Tal\u00adley\u00adrand ait \u00e9t\u00e9 soup\u00ad\u00e7on\u00adn\u00e9 d\u2019a\u00advoir pour\u00adsui\u00advi, apr\u00e8s la mort de Mira\u00adbeau, la poli\u00adtique de conci\u00adlia\u00adtion avec la&nbsp;Cour&nbsp;?&nbsp;<\/p>\n<p>\tMais lais\u00adsons l\u2019his\u00adtoire aux his\u00adto\u00adriens. Ce ne sont pas les docu\u00adments les plus impor\u00adtants qui retiennent tou\u00adjours le plus lon\u00adgue\u00adment l\u2019at\u00adten\u00adtion des curieux. Pour ma part, un \u00e9crit de Tal\u00adley\u00adrand inti\u00adtu\u00adl\u00e9 <i>Des lote\u00adries<\/i> m\u2019a sem\u00adbl\u00e9 plein d\u2019in\u00adt\u00e9\u00adr\u00eat. Tal\u00adley\u00adrand, joueur imp\u00e9\u00adni\u00adtent, s\u2019y \u00e9l\u00e8ve ver\u00adtueu\u00adse\u00adment contre l\u2019im\u00admo\u00adra\u00adli\u00adt\u00e9 des jeux de hasard. Lui au gou\u00adver\u00adne\u00adment, notre tier\u00adc\u00e9 serait abo\u00adli. Il y a aus\u00adsi&nbsp;: un sou\u00adlier \u00e9norme, adap\u00adt\u00e9 au pied droit, pied-bot, de Tal\u00adley\u00adrand&nbsp;; une canne en ivoire sur laquelle il s\u2019ap\u00adpuya&nbsp;; la sil\u00adhouette de Car\u00adlos, \u00e9pa\u00adgneul ch\u00e9\u00adri&nbsp;; une montre orn\u00e9e d\u2019une minia\u00adture repr\u00e9\u00adsen\u00adtant la duchesse de Dino, ni\u00e8ce char\u00admante&nbsp;; des lettres au style direct adres\u00ads\u00e9es aux fami\u00adliers, celles sur\u00adtout dans les\u00adquelles il s\u2019en\u00adquiert ten\u00addre\u00adment, en grand-oncle g\u00e2teau (ou en p\u00e8re&nbsp;?), de la san\u00adt\u00e9, des le\u00e7ons de musique et des dis\u00adtrac\u00adtions de Pau\u00adline de P\u00e9ri\u00adgord. Le prince de B\u00e9n\u00e9vent s\u2019ef\u00adface. Un homme appa\u00adra\u00eet. On oublie le bas de&nbsp;soie.<\/p>\n<p>[\/\u200bFernand <sc>Pouey<\/sc>\/\u200b]<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019autre soir \u00e0 Mont\u00adpar\u00adnasse, deux dames, qui entre deux passes s\u2019ac\u00adcor\u00addaient quelques minutes de repos, devi\u00adsaient sur leur trot\u00adtoir, non loin d\u2019h\u00f4\u00adtels sp\u00e9\u00adcia\u00adli\u00ads\u00e9s dans les br\u00e8ves ren\u00adcontres. Plus tr\u00e8s jeunes, sans doute avaient-elles une cer\u00adtaine exp\u00e9\u00adrience de la vie, mais il ne faut jamais ces\u00adser de s\u2019ins\u00adtruire, de s\u2019a\u00admen\u00adder, de pro\u00adfi\u00adter (et de faire profiter&nbsp;[\u2026]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"wp_typography_post_enhancements_disabled":false,"footnotes":""},"categories":[379],"tags":[],"ppma_author":[540],"class_list":["post-3202","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-lintrus-na1-20-janvier-1966"],"authors":[{"term_id":540,"user_id":1,"is_guest":0,"slug":"admin_3gikpwyf","display_name":"Vincent Dubuc","avatar_url":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/d015720652c25fd2ced191ade86430094e1f288a17483713e3b34d26dea52507?s=96&d=mm&r=g","author_category":"","user_url":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net","last_name":"Dubuc","first_name":"Vincent","job_title":"","description":""}],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3202","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3202"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3202\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3202"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3202"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3202"},{"taxonomy":"author","embeddable":true,"href":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/ppma_author?post=3202"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}