{"id":3371,"date":"2012-10-03T05:36:27","date_gmt":"2012-10-03T05:36:27","guid":{"rendered":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/2012\/10\/03\/la-fin-dune-mission-11\/"},"modified":"2012-10-03T05:36:27","modified_gmt":"2012-10-03T05:36:27","slug":"la-fin-dune-mission-11","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/2012\/10\/03\/la-fin-dune-mission-11\/","title":{"rendered":"La fin d\u2019une mission"},"content":{"rendered":"<div class=\"pdfprnt-buttons pdfprnt-buttons-post pdfprnt-top-right\"><a href=\"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3371?print=pdf\" class=\"pdfprnt-button pdfprnt-button-pdf\" target=\"_blank\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/wp-content\/plugins\/pdf-print\/images\/pdf.png\" alt=\"image_pdf\" title=\"Afficher le PDF\"><\/a><a href=\"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3371?print=print\" class=\"pdfprnt-button pdfprnt-button-print\" target=\"_blank\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/wp-content\/plugins\/pdf-print\/images\/print.png\" alt=\"image_print\" title=\"Contenu imprim\u00e9\"><\/a><\/div><p>[\/\u200b(<i>Suite<\/i>)\/\u200b]<br>\n<\/p>\n<p><i>Ven\u00addre\u00addi 3 d\u00e9cembre.<\/i>\u200a\u2014\u200aL\u2019interpr\u00e8te vient frap\u00adper \u00e0 notre porte avant quatre heures du matin. Cou\u00adchant \u00e0 la cui\u00adsine, il a d\u00fb res\u00adter la veille au soir avec les pro\u00adpri\u00e9\u00adtaires et le gen\u00addarme, qui ont pro\u00adf\u00e9\u00adr\u00e9 des menaces de mort contre nous et l\u2019ont ter\u00adro\u00adri\u00ads\u00e9. Il ne s\u2019est pas d\u00e9sha\u00adbill\u00e9 pour \u00eatre pr\u00eat plus vite&nbsp;; il nous presse de d\u00e9guer\u00adpir. Le fils du pro\u00adpri\u00e9\u00adtaire s\u2019est d\u00e9j\u00e0 lev\u00e9 au bruit et sort en h\u00e2te, \u00e0 moi\u00adti\u00e9 v\u00eatu, pour aller cher\u00adcher du ren\u00adfort. Nous trou\u00advons la porte de la cour fer\u00adm\u00e9e \u00e0 cl\u00e9. Comme c\u2019est une porte \u00e0 double bat\u00adtant, nous l\u2019ouvrons du dedans sans trop de dif\u00adfi\u00adcul\u00adt\u00e9s. L\u2019interpr\u00e8te nous entra\u00eene \u00e0 quelques cen\u00adtaines de m\u00e8tres, revient avec le pri\u00adson\u00adnier et les trois che\u00advaux, et nous aide f\u00e9bri\u00adle\u00adment \u00e0 char\u00adger les b\u00eates. Je ne l\u2019ai jamais vu aus\u00adsi actif, et aus\u00adsi pres\u00ads\u00e9. La peur le talonne&nbsp;; comme Panurge, il craint natu\u00adrel\u00adle\u00adment les coups. Pour notre part, nous sommes pr\u00eats \u00e0 affron\u00adter la bataille, si bataille il y a. Peut-\u00eatre sommes-nous des gens trop civi\u00adli\u00ads\u00e9s pour com\u00adprendre la r\u00e9a\u00adli\u00adt\u00e9 du danger.<\/p>\n<p>Nous nous \u00e9ga\u00adrons dans l\u2019obscurit\u00e9. Nous avons tour\u00adn\u00e9 autour de Pod\u00adgo\u00adrit\u00adza, nous ne savons pas o\u00f9 nous sommes. Aper\u00adce\u00advant une fen\u00eatre \u00e9clai\u00adr\u00e9e \u00e0 une mai\u00adson iso\u00adl\u00e9e, nous y frap\u00adpons pour deman\u00adder notre che\u00admin. Une vieille et pauvre femme nous r\u00e9pond obli\u00adgeam\u00adment&nbsp;; elle s\u2019aper\u00e7oit que nous com\u00adpre\u00adnons mal, elle sort et nous m\u00e8ne pen\u00addant mi bon kilo\u00adm\u00e8tre, jusqu\u2019\u00e0 la route que nous cher\u00adchions. Elle n\u2019accepte que nos remerciements.<\/p>\n<p>Il fait encore nuit. Nous sui\u00advons le lit, d\u00e9cou\u00adp\u00e9 dans la roche, d\u2019un ancien ruis\u00adseau. D\u2019apr\u00e8s les expli\u00adca\u00adtions de la bonne femme, nous sommes sur la vieille route de Tou\u00adzi&nbsp;; nous avons man\u00adqu\u00e9 la bonne route, que nous retrou\u00adve\u00adrons quelques kilo\u00adm\u00e8tres puis loin. Gr\u00e2ce \u00e0 cette erreur, nous avons \u00e9vi\u00adt\u00e9 de nous ren\u00adcon\u00adtrer avec nos bri\u00adgands de pro\u00adpri\u00e9\u00adtaires et leurs amis, les gen\u00addarmes. L\u2019interpr\u00e8te raconte qu\u2019ils avaient le pro\u00adjet, apr\u00e8s avoir cher\u00adch\u00e9 \u00e0 nous retar\u00adder, de se mettre en embus\u00adcade sur la route, \u00e0 la sor\u00adtie de la ville&nbsp;; ils en seront pour leur d\u00e9rangement.<\/p>\n<p>Je marche p\u00e9ni\u00adble\u00adment. La dou\u00adleur au pied, qui avait dimi\u00adnu\u00e9 pen\u00addant mon s\u00e9jour \u00e0 Pod\u00adgo\u00adrit\u00adza, gr\u00e2ce au repos rela\u00adtif, est reve\u00adnue avec la fatigue. J\u2019ai une syno\u00advite de la gaine du ten\u00addon des fl\u00e9\u00adchis\u00adseurs. La souf\u00adfrance est aigu\u00eb et s\u2019exacerbe \u00e0 chaque caillou. J\u2019engage une conver\u00adsa\u00adtion sur l\u2019art musi\u00adcal avec le cama\u00adrade qui fait la route \u00e0 che\u00adval \u00e0 cause de son hydar\u00adtrose, tr\u00e8s am\u00e9\u00adlio\u00adr\u00e9e d\u2019ailleurs. Ain\u00adsi, j\u2019oublie un peu mon mal, et je ne risque pas de me lais\u00adser distancer.<\/p>\n<p>Le jour s\u2019est lev\u00e9. Depuis Pod\u00adgo\u00adrit\u00adza, nous sommes dans une plaine nue, qui est l\u2019ancien lit du lac de Scu\u00adta\u00adri, autre\u00adfois plus \u00e9ten\u00addu. Nous ren\u00adcon\u00adtrons de loin en loin quelques mai\u00adsons rui\u00adn\u00e9es&nbsp;; le toit manque tou\u00adjours&nbsp;; ce sont l\u00e0 ves\u00adtiges de la guerre tur\u00adco-bal\u00adka\u00adnique. Nous appro\u00adchons, en effet, de l\u2019ancienne fron\u00adti\u00e8re tur\u00adco-mon\u00adt\u00e9\u00adn\u00e9\u00adgrine (et, depuis 1913, fron\u00adti\u00e8re Albano-mont\u00e9n\u00e9grine).<\/p>\n<p>Plus rien ne l\u2019indique, aujourd\u2019hui, que de grandes b\u00e2tisses vides&nbsp;; ce sont les casernes construites, en ter\u00adri\u00adtoire alba\u00adnais, sur l\u2019ordre du prince de Wied, pour gar\u00adder la fron\u00adti\u00e8re contre les Mon\u00adt\u00e9\u00adn\u00e9\u00adgrins&nbsp;; et c\u2019est tout ce qui reste du r\u00e8gne de ce Prince.<\/p>\n<p>Tout aupr\u00e8s est la petite ville de Tou\u00adzi. Nous ren\u00adcon\u00adtrons un de nos cama\u00adrades qui, par\u00adti la veille au soir de Pod\u00adgo\u00adrit\u00adza, y a cam\u00adp\u00e9 cette nuit. Il est furieux. Il a lou\u00e9 une cave \u00e0 un Mon\u00adt\u00e9\u00adn\u00e9\u00adgrin pour 3 francs. L\u2019autre lui r\u00e9clame 10 francs le lendemain.<\/p>\n<p>Il nous conseille de ne pas conti\u00adnuer notre che\u00admin. Les gens de Tou\u00adzi lui ont appris que l\u2019on ne peut pas tra\u00adver\u00adser le golfe&nbsp;; le bac ne fonc\u00adtionne pas, ou, plus exac\u00adte\u00adment, les pas\u00adseurs se refu\u00adse\u00adraient \u00e0 faire le ser\u00advice. Lui-m\u00eame prend ses dis\u00adpo\u00adsi\u00adtions pour contour\u00adner le lac, en pas\u00adsant par la mon\u00adtagne. Le golfe, en effet, est encais\u00ads\u00e9 entre des pentes abruptes, et il faut faire un long d\u00e9tour. Nous h\u00e9si\u00adtons. Si nous ne trou\u00advons pas de bac, il fau\u00addra reve\u00adnir sur nos pas. Mais nous pr\u00e9\u00adf\u00e9\u00adrons ten\u00adter la chance. Perdre un jouir entier, ou davan\u00adtage, \u00e0 grim\u00adper encore une fois dans les sen\u00adtiers de mon\u00adtagne, ne nous sou\u00adrit pas du&nbsp;tout.<\/p>\n<p>Nous nous fai\u00adsons indi\u00adquer le che\u00admin. Un Alba\u00adnais musul\u00adman, notable du pays, se d\u00e9range pour nous mettre dans la bonne voie. Mon pied va mieux. La route, plate et caillou\u00adteuse, se rap\u00adproche des mon\u00adtagnes \u00e0 notre gauche. Encore des mai\u00adsons sans&nbsp;toit.&nbsp;<\/p>\n<p>Nous sommes rejoints par une voi\u00adture tir\u00e9e par un che\u00adval fan\u00adtasque. Arri\u00adv\u00e9e \u00e0 notre hau\u00adteur, cette b\u00eate ne veut plus mar\u00adcher. L\u2019un de nous, le plus valide, prend le che\u00adval par la bride, l\u2019entra\u00eene en cou\u00adrant et le d\u00e9cide \u00e0 repar\u00adtir. Les trois Alba\u00adnais qui sont dans la voi\u00adture nous crient des remerciements.<\/p>\n<p>Nous arri\u00advons au lac&nbsp;: une cabane de p\u00eacheur, trois longs bateaux plats gou\u00addron\u00adn\u00e9s de noir. Embar\u00adque\u00adrons-nous&nbsp;? Il se trouve que le patron du bac est l\u2019un des trois Alba\u00adnais de la voi\u00adture au che\u00adval r\u00e9tif. Il donne l\u2019ordre \u00e0 ses gens de nous pas\u00adser, nous, nos bagages et nos chevaux.<\/p>\n<p>La tra\u00adver\u00ads\u00e9e se fait \u00e0 la rame&nbsp;; elle dure plus d\u2019une heure. La brume estompe les loin\u00adtains&nbsp;; par\u00adfois tombe une pluie flue. Les bateaux tra\u00adversent des champs de roseaux et de n\u00e9nu\u00adphars. Un vol de canards sau\u00advages s\u2019abat, tout proche. Un h\u00e9ron, immo\u00adbile, ne semble pas faire atten\u00adtion \u00e0 nous. Des mouettes se pour\u00adchassent. Effets d\u2019estampes japonaises.<\/p>\n<p>Nous abor\u00addons sur une rive plate et nue. Dans cette soli\u00adtude, une pauvre auberge. Nous y trou\u00advons deux cama\u00adrades de la Mis\u00adsion, qui s\u2019\u00e9tonnent de nous voir d\u00e9bar\u00adquer avec nos che\u00advaux. Eux out pu pas\u00adser, non sans pour\u00adpar\u00adlers&nbsp;; mais on a refu\u00ads\u00e9 de prendre leurs b\u00eates. Et ils se sont ins\u00adtal\u00adl\u00e9s dans l\u2019auberge, en atten\u00addant que leurs ordon\u00adnances aient fait le tour du golfe avec les bagages.<\/p>\n<p>Nous repre\u00adnons notre marche par des che\u00admins tan\u00adt\u00f4t fan\u00adgeux, tan\u00adt\u00f4t caillou\u00adteux. La terre parait, ici, plus fer\u00adtile. Il y a des traces de culture, des haies, des arbres, des plan\u00adta\u00adtions de&nbsp;tabac.<\/p>\n<p>Nous fai\u00adsons halte \u00e0 une auberge iso\u00adl\u00e9e&nbsp;; on y parle ita\u00adlien. Nous avons d\u00e9j\u00e0 ren\u00adcon\u00adtr\u00e9, au Mon\u00adt\u00e9\u00adn\u00e9\u00adgro, un cer\u00adtain nombre de per\u00adsonnes qui entendent cette langue&nbsp;; ce nombre aug\u00admente \u00e0 mesure qu\u2019on approche de la&nbsp;c\u00f4te.&nbsp;<\/p>\n<p>Et puis, c\u2019est la fin d\u2019\u00e9tape, mono\u00adtone et fati\u00adgante, jusqu\u2019au vil\u00adlage de Koplik. Le fonc\u00adtion\u00adnaire, que le gou\u00adver\u00adne\u00adment mon\u00adt\u00e9\u00adn\u00e9\u00adgrin y a ins\u00adtal\u00adl\u00e9, nous fait conduire chez de pauvres pay\u00adsans. La mai\u00adson est en dehors de l\u2019agglom\u00e9ration&nbsp;; elle est grande&nbsp;; les pro\u00adpri\u00e9\u00adtaires \u00e9taient sans doute des gens ais\u00e9s avant la guerre. Main\u00adte\u00adnant, le toit est trou\u00e9. Le rez-de-chaus\u00ads\u00e9e sert d\u2019\u00e9curie et de res\u00adserre. On acc\u00e8de de l\u2019ext\u00e9rieur par un esca\u00adlier de pierre \u00e0 un pre\u00admier \u00e9tage, sous le toit \u00e0 claire voie. Cet \u00e9tage forme une tr\u00e8s grande salle rec\u00adtan\u00adgu\u00adlaire, avec deux \u00e2tres, un \u00e0 chaque extr\u00e9\u00admi\u00adt\u00e9 du rec\u00adtangle. Ce sont tout sim\u00adple\u00adment des soles car\u00adr\u00e9es, dal\u00adl\u00e9es de plaques schis\u00adteuses, et sans che\u00admi\u00adn\u00e9e, mais s\u2019appuyant au mur par un de leurs&nbsp;c\u00f4t\u00e9s.<\/p>\n<p>Je suis tr\u00e8s fati\u00adgu\u00e9 d\u2019avoir tir\u00e9 la jambe toute la jour\u00adn\u00e9e. Je laisse les autres tra\u00advailler seuls. Ils allument du feu \u00e0 l\u2019un des deux foyers. Nous man\u00adgeons un des pou\u00adlets r\u00f4tis la veille. Et, comme un de mes cama\u00adrades a gar\u00add\u00e9 en r\u00e9serve du lait conden\u00ads\u00e9 et du cacao, nous fai\u00adsons du cho\u00adco\u00adlat au lait dans le fait-tout. Ce repas nous para\u00eet une v\u00e9ri\u00adtable bombance.<\/p>\n<p>Il ne reste plus qu\u2019\u00e0 s\u2019allonger sur le plan\u00adcher, \u00e0 c\u00f4t\u00e9 du foyer qui s\u2019\u00e9teint. Nos h\u00f4tes qui, eux, ont fait leur popote \u00e0 l\u2019autre loyer, viennent nous offrir des cou\u00adver\u00adtures. Nous remar\u00adquons que les enfants sont pouilleux, des pieds \u00e0 la t\u00eate. Mais nous accep\u00adtons l\u2019offre avec plai\u00adsir. Nous aurons moins&nbsp;froid.<\/p>\n<p>(<i>\u00c0 suivre<\/i>.)<\/p>\n<p>[\/\u200bM.&nbsp;<sc>Pier\u00adrot<\/sc>.\/\u200b]<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>[\/\u200b(Suite)\/\u200b] Ven\u00addre\u00addi 3 d\u00e9cembre.\u200a\u2014\u200aL\u2019interpr\u00e8te vient frap\u00adper \u00e0 notre porte avant quatre heures du matin. Cou\u00adchant \u00e0 la cui\u00adsine, il a d\u00fb res\u00adter la veille au soir avec les pro\u00adpri\u00e9\u00adtaires et le gen\u00addarme, qui ont pro\u00adf\u00e9\u00adr\u00e9 des menaces de mort contre nous et l\u2019ont ter\u00adro\u00adri\u00ads\u00e9. Il ne s\u2019est pas d\u00e9sha\u00adbill\u00e9 pour \u00eatre pr\u00eat plus vite&nbsp;;&nbsp;il&nbsp;[\u2026]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"wp_typography_post_enhancements_disabled":false,"footnotes":""},"categories":[396],"tags":[],"ppma_author":[540],"class_list":["post-3371","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-les-temps-nouveaux-na13-15-juillet-1920"],"authors":[{"term_id":540,"user_id":1,"is_guest":0,"slug":"admin_3gikpwyf","display_name":"Vincent Dubuc","avatar_url":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/d015720652c25fd2ced191ade86430094e1f288a17483713e3b34d26dea52507?s=96&d=mm&r=g","author_category":"","user_url":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net","last_name":"Dubuc","first_name":"Vincent","job_title":"","description":""}],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3371","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3371"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3371\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3371"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3371"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3371"},{"taxonomy":"author","embeddable":true,"href":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/ppma_author?post=3371"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}