{"id":3870,"date":"1937-10-11T00:00:31","date_gmt":"1937-10-11T00:00:31","guid":{"rendered":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/2018\/10\/04\/memoires-dun-libertaire-chapitre-v\/"},"modified":"2025-07-20T01:30:00","modified_gmt":"2025-07-20T01:30:00","slug":"memoires-dun-libertaire-chapitre-v","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/1937\/10\/11\/memoires-dun-libertaire-chapitre-v\/","title":{"rendered":"M\u00e9moires d\u2019un libertaire\u200a\u2014\u200aChapitre V"},"content":{"rendered":"<div class=\"pdfprnt-buttons pdfprnt-buttons-post pdfprnt-top-right\"><a href=\"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3870?print=pdf\" class=\"pdfprnt-button pdfprnt-button-pdf\" target=\"_blank\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/wp-content\/plugins\/pdf-print\/images\/pdf.png\" alt=\"image_pdf\" title=\"Afficher le PDF\"><\/a><a href=\"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3870?print=print\" class=\"pdfprnt-button pdfprnt-button-print\" target=\"_blank\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/wp-content\/plugins\/pdf-print\/images\/print.png\" alt=\"image_print\" title=\"Contenu imprim\u00e9\"><\/a><\/div><div align=\"justify\">\n<div style=\"text-indent: 1cm;\">\n<h6 style=\"text-align: center;\">V<\/h6>\n<h6 style=\"text-align: center;\">Avant l\u2019effondrement.\u200a\u2014\u200aLa soci\u00e9t\u00e9 du Second Empire.\u200a\u2014\u200aUn naufrage dans le bassin du Luxembourg.<\/h6>\n<p>La guerre fut d\u00e9cla\u00adr\u00e9e \u00e0 la Prusse le 15 juillet, apr\u00e8s un vote du Corps l\u00e9gis\u00adla\u00adtif. Un dis\u00adcours de Thiers ne put l\u2019emp\u00eacher&nbsp;: le petit homme pr\u00e9\u00adpa\u00adrait sa ren\u00adtr\u00e9e, voyant plus clair que les mame\u00adluks de l\u2019Em\u00adpire. Ceux-ci, abso\u00adlu\u00adment aveu\u00adgl\u00e9s, cou\u00adraient au-devant de la catas\u00adtrophe par laquelle allait \u00eatre empor\u00adt\u00e9 le r\u00e9gime. \u00ab&nbsp;La guerre, nous l\u2019ac\u00adcep\u00adtons d\u2019un c\u0153ur l\u00e9ger&nbsp;\u00bb, d\u00e9cla\u00adra \u00c9mile Olli\u00advier. Phrase qui fut son arr\u00eat de mort poli\u00adtique&nbsp;: il est per\u00admis d\u2019\u00eatre cyni\u00adque\u00adment canaille, mais \u00e0 la condi\u00adtion de r\u00e9ussir.<\/p>\n<p>La France, sous le Second Empire, \u00e9tait demeu\u00adr\u00e9e d\u2019\u00e2me chau\u00advine. Depuis qu\u2019a\u00advait com\u00admen\u00adc\u00e9 le conflit diplo\u00adma\u00adtique, pr\u00e9\u00adlude obli\u00adg\u00e9 au conflit mili\u00adtaire, des mani\u00adfes\u00adta\u00adtions bel\u00adli\u00adqueuses par\u00adcou\u00adraient les rues de la capi\u00adtale aux cris de&nbsp;: \u00ab&nbsp;Vive la guerre&nbsp;!&nbsp;\u00bb \u00ab&nbsp;\u00c0 Ber\u00adlin&nbsp;!&nbsp;\u00bb Il est juste de dire que ces mani\u00adfes\u00adta\u00adtions \u00e9taient loin d\u2019\u00eatre toutes spon\u00adta\u00adn\u00e9es&nbsp;: le per\u00adson\u00adnel de la police secr\u00e8te y jouait un r\u00f4le d\u2019entra\u00eeneur, gros\u00adsi, d\u00e8s sa des\u00adcente dans la rue, d\u2019une foule de badauds qui fai\u00adsaient rapi\u00adde\u00adment boule de&nbsp;neige.<\/p>\n<p>On a dit sou\u00advent qu\u2019il n\u2019y avait eu en France, depuis la grande R\u00e9vo\u00adlu\u00adtion, qu\u2019un seul r\u00e8gne&nbsp;: celui de la police. Bou\u00adtade, peut-\u00eatre, car la police, comme l\u2019ar\u00adm\u00e9e, est sur\u00adtout un ins\u00adtru\u00adment&nbsp;; le r\u00f4le direc\u00adteur de la reli\u00adgion et de l\u2019argent est bien autre\u00adment consi\u00add\u00e9\u00adrable. Quoi qu\u2019il en soit, sous Napo\u00adl\u00e9on III, la police, diri\u00adg\u00e9e par l\u2019im\u00admuable pr\u00e9\u00adfet Pi\u00e9\u00adtri, et bon\u00add\u00e9e de ses com\u00adpa\u00adtriotes corses, d\u00e9vou\u00e9s par tra\u00addi\u00adtion au r\u00e9gime imp\u00e9\u00adrial, eut la haute main en France.<\/p>\n<p>Les faux ouvriers embri\u00adga\u00add\u00e9s rue de J\u00e9ru\u00adsa\u00adlem pour la d\u00e9fense de l\u2019ordre\u2026 imp\u00e9\u00adrial, ceux qu\u2019on a appe\u00adl\u00e9s les \u00ab&nbsp;blouses blanches&nbsp;\u00bb ont jou\u00e9, durant cette p\u00e9riode, un r\u00f4le impor\u00adtant d\u2019al\u00adlu\u00admeurs ou d\u2019a\u00adgents pro\u00advo\u00adca\u00adteurs. Cepen\u00addant, il convient de dire que, plus d\u2019une fois, des r\u00e9vo\u00adlu\u00adtion\u00adnaires bon teint, conspi\u00adra\u00adteurs comme les lieu\u00adte\u00adnants de Blan\u00adqui, ou entra\u00ee\u00adneurs de foules, comme Flou\u00adrens, ont \u00e9t\u00e9 qua\u00adli\u00adfi\u00e9s de \u00ab&nbsp;blouses blanches&nbsp;\u00bb par de graves bour\u00adgeois, r\u00e9pu\u00adbli\u00adcains en th\u00e9o\u00adrie, mais tr\u00e8s sou\u00adcieux de r\u00e9pu\u00addier des soli\u00adda\u00adri\u00adt\u00e9s p\u00e9rilleuses. Ce devait \u00eatre le cas, le 14 ao\u00fbt 1870, lors de la ten\u00adta\u00adtive avor\u00adt\u00e9e des blan\u00adquistes \u00e0 la caserne des pom\u00adpiers de la Villette.<\/p>\n<p>Pour chauf\u00adfer les enthou\u00adsiasmes bel\u00adli\u00adqueux, le gou\u00adver\u00adne\u00adment fai\u00adsait main\u00adte\u00adnant jouer la <i>Mar\u00adseillaise<\/i> par les musiques mili\u00adtaires. R\u00e9ap\u00adpa\u00adri\u00adtion subite de l\u2019hymne r\u00e9pu\u00adbli\u00adcain, pros\u00adcrit depuis dix-huit ans, et que les oreilles n\u2019\u00e9taient plus habi\u00adtu\u00e9es \u00e0 entendre. Mais cette <i>Mar\u00adseillaise-<\/i>l\u00e0 n\u2019\u00e9\u00adtait plus le chant de guerre de la liber\u00adt\u00e9 appe\u00adlant le peuple aux armes contre les tyrans. Avi\u00adlie par l\u2019au\u00adto\u00adri\u00adsa\u00adtion offi\u00adcielle, elle tom\u00adbait au rang de can\u00adtate dynas\u00adtique, \u00e0 l\u2019\u00e9\u00adgal de <i>Par\u00adtant pour la Syrie<\/i>, l\u2019hymne ridi\u00adcule sign\u00e9 (et m\u00eame pas com\u00adpo\u00ads\u00e9) par la reine Hor\u00adtense. Roche\u00adfort, enfer\u00adm\u00e9 \u00e0 Sainte-P\u00e9la\u00adgie, sus\u00adpen\u00addit la publi\u00adca\u00adtion de son jour\u00adnal, dont le titre per\u00addait pro\u00advi\u00adsoi\u00adre\u00adment toute signi\u00adfi\u00adca\u00adtion antigouvernementale.<\/p>\n<p>Pour\u00adtant, si lamen\u00adtable que f\u00fbt cette main\u00admise par le gou\u00adver\u00adne\u00adment imp\u00e9\u00adrial sur le chant \u00e9pique de la R\u00e9vo\u00adlu\u00adtion, elle attes\u00adtait que le sou\u00adve\u00adnir de cette R\u00e9vo\u00adlu\u00adtion, \u00e9tran\u00adgl\u00e9e \u00e0 deux reprises par les Bona\u00adpartes, vivait tou\u00adjours. Et, \u00e0 la r\u00e9veiller, le gou\u00adver\u00adne\u00adment jouait un jeu dan\u00adge\u00adreux. N\u2019\u00e9\u00adtait-ce pas au chant de la <i>Mar\u00adseillaise<\/i> que le peuple de Paris avait empor\u00adt\u00e9 d\u2019as\u00adsaut les Tui\u00adle\u00adries, d\u00e9cou\u00adron\u00adnant Louis Capet avant de le d\u00e9ca\u00adpi\u00adter&nbsp;? Un nou\u00adveau 10 ao\u00fbt n\u2019\u00e9\u00adtait-il pas pos\u00adsible comme soixante-dix-huit ans auparavant&nbsp;?<\/p>\n<p>Natu\u00adrel\u00adle\u00adment, les r\u00e9pu\u00adbli\u00adcains contre-mani\u00adfes\u00adtaient, oppo\u00adsant au cri inf\u00e2me de \u00ab&nbsp;Vive la guerre&nbsp;!&nbsp;\u00bb le cri humain de&nbsp;: \u00ab&nbsp;Vive la paix!\u00bbLes deux par\u00adtis adverses se heur\u00adtaient sou\u00advent sur les bou\u00adle\u00advards, ou plu\u00adt\u00f4t les colonnes paci\u00adfistes \u00e9taient atta\u00adqu\u00e9es par les colonnes bel\u00adli\u00adcistes et par les ser\u00adgents de ville\u200a\u2014\u200atel \u00e9tait le nom que por\u00adtaient alors ceux qui sont appe\u00adl\u00e9s aujourd\u2019\u00adhui, dans la langue offi\u00adcielle \u00ab&nbsp;gar\u00addien de la paix&nbsp;\u00bb et dans la langue fau\u00adbou\u00adrienne, \u00ab&nbsp;flics&nbsp;\u00bb.<\/p>\n<p>Ces agents de Pi\u00e9\u00adtri, je dois le dire, ne man\u00adquaient pas de cou\u00adrage&nbsp;: ils confir\u00admaient la sen\u00adtence de gram\u00admaire qui \u00e9ta\u00adblit une s\u00e9rieuse dif\u00adf\u00e9\u00adrence entre \u00ab&nbsp;brave homme&nbsp;\u00bb et \u00ab&nbsp;homme brave&nbsp;\u00bb. Je me suis tou\u00adjours rap\u00adpe\u00adl\u00e9 l\u2019un d\u2019eux, le 4 sep\u00adtembre, lut\u00adtant avec \u00e9ner\u00adgie der\u00adri\u00e8re le Louvre, alors que la foule avait enva\u00adhi le Palais-Bour\u00adbon, contre un groupe de jeunes gens qui vou\u00adlaient lui arra\u00adcher son \u00e9p\u00e9e. Chose remar\u00adquable, les assaillants ne por\u00adt\u00e8rent \u00e0 leur unique adver\u00adsaire aucun de ces coups qui, de nos jours, sont \u00e0 la connais\u00adsance du moindre apache et, apr\u00e8s avoir bri\u00ads\u00e9 l\u2019arme, ils s\u2019\u00e9\u00adloi\u00adgn\u00e8rent, lais\u00adsant libre l\u2019homme qui l\u2019a\u00advait d\u00e9fen\u00addue. Serait-on, aujourd\u2019\u00adhui, aus\u00adsi chevaleresque&nbsp;?<\/p>\n<p>Les ser\u00adgents de ville du Second Empire ont \u00e9t\u00e9, dans la police, ce que la garde du Pre\u00admier fut dans l\u2019ar\u00adm\u00e9e. Fiers d\u2019\u00eatre des sala\u00adri\u00e9s du r\u00e9gime napo\u00adl\u00e9o\u00adnien, ils gagnaient conscien\u00adcieu\u00adse\u00adment leur solde&nbsp;; sans doute, aus\u00adsi, se sen\u00adtaient-ils forts de la ter\u00adreur qu\u2019ins\u00adpi\u00adraient \u00e0 de vul\u00adgaires p\u00e9kins<sup class=\"modern-footnotes-footnote modern-footnotes-footnote--expands-on-desktop \" data-mfn=\"1\" data-mfn-post-scope=\"000000005f97f375000000003825004f_3870\"><a href=\"javascript:void(0)\" role=\"button\" aria-pressed=\"false\" aria-describedby=\"mfn-content-000000005f97f375000000003825004f_3870-1\">1<\/a><\/sup><span id=\"mfn-content-000000005f97f375000000003825004f_3870-1\" role=\"tooltip\" class=\"modern-footnotes-footnote__note\" tabindex=\"0\" data-mfn=\"1\">Civils. Ce terme de p\u00e9kin, aujourd\u2019\u00adhui tom\u00adb\u00e9 en d\u00e9su\u00e9\u00adtude, a d\u00fb s\u2019in\u00adtro\u00adduire dans la langue \u00e0 la suite de la guerre de Chine.<\/span> leur \u00e9p\u00e9e et leur casse-t\u00eate, car ils por\u00adtaient l\u2019une et l\u2019autre. J\u2019ai vu une foule de plu\u00adsieurs cen\u00adtaines d\u2019in\u00addi\u00advi\u00addus\u200a\u2014\u200aje ne puis \u00e9crire d\u2019\u00abhommes&nbsp;\u00bb\u200a\u2014\u200afuir, frap\u00adp\u00e9s de panique, \u00e0 l\u2019ap\u00adpa\u00adri\u00adtion d\u2019un seul ser\u00adgent de ville, sym\u00adbole de la redou\u00adtable Autorit\u00e9&nbsp;!<\/p>\n<p>Le drame des \u00e9v\u00e9\u00adne\u00adments va se pr\u00e9\u00adci\u00adpi\u00adter. Wis\u00adsem\u00adbourg, Reich\u00adshof\u00adfen, Sedan, la Com\u00admune se pr\u00e9\u00adparent. Avant d\u2019esquisser ces sou\u00adve\u00adnirs tra\u00adgiques, ma pen\u00ads\u00e9e se reporte \u00e0 des tableaux moins terribles.<\/p>\n<p>Cette p\u00e9riode du Second Empire, n\u00e9e dans le char\u00adnier du 2 d\u00e9cembre et close dans la boue san\u00adglante de Sedan eut pour\u00adtant son charme super\u00adfi\u00adciel, tout au moins dans les hautes sph\u00e8res, o\u00f9 ne p\u00e9n\u00e8tre pas le peuple, et sur le bou\u00adle\u00advard, o\u00f9 fl\u00e2\u00adnaient les \u00e9l\u00e9\u00adgants d\u00e9s\u00ad\u0153u\u00advr\u00e9s. Pen\u00addant que des m\u00e8res ou des veuves pleu\u00adraient un \u00eatre cher, tom\u00adb\u00e9 sous les balles du coup d\u2019\u00c9\u00adtat, d\u2019autres un trans\u00adpor\u00adt\u00e9, mou\u00adrant de fi\u00e8vre \u00e0 Cayenne ou \u00e0 Lam\u00adbes\u00adsa, en cas\u00adsant des pierres au soleil, la cour des Tui\u00adle\u00adries fai\u00adsait la f\u00eate. Dans un d\u00e9cor cap\u00adti\u00advant se nouaient des idylles rapi\u00adde\u00adment ame\u00adn\u00e9es \u00e0 conclu\u00adsion. V\u00e9ri\u00adtable f\u00e9e\u00adrie dans laquelle, entou\u00adr\u00e9e de ses favo\u00adrites de haut rang, tr\u00f4\u00adnait la belle imp\u00e9\u00adra\u00adtrice&nbsp;! On y voyait son anti\u00adth\u00e8se morale et phy\u00adsique, la prin\u00adcesse de Met\u00adter\u00adnich, laide, mais spi\u00adri\u00adtuelle&nbsp;; la mar\u00adquise de Galif\u00adfet, aus\u00adsi peu farouche que son noble \u00e9poux sur le cha\u00adpitre de la morale&nbsp;; d\u2019autres encore. Ces dames, tem\u00adp\u00e9\u00adra\u00adments de noceuses qu\u2019a\u00advait l\u2019hon\u00adneur d\u2019en\u00adtre\u00adte\u00adnir le bon peuple fran\u00ad\u00e7ais, s\u2019ap\u00adpe\u00adlaient entre elles de petits noms d\u2019a\u00admi\u00adti\u00e9 qui leurs conve\u00adnaient admi\u00adra\u00adble\u00adment&nbsp;: \u00ab&nbsp;Canaillette&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;Cochon\u00adnette&nbsp;\u00bb, etc. tr\u00e8s ind\u00e9\u00adpen\u00addante d\u2019es\u00adprit et de corps, la prin\u00adcesse Mathilde avait aus\u00adsi sa cour et se don\u00adnait le ton de pro\u00adt\u00e9\u00adger des \u00e9cri\u00advains&nbsp;: Fran\u00ad\u00e7ois Cop\u00adp\u00e9e fut de ceux-l\u00e0.<\/p>\n<p>Ailleurs, l\u2019es\u00adprit pari\u00adsien p\u00e9tillait en mousse l\u00e9g\u00e8re comme du cham\u00adpagne. Des chro\u00adni\u00adqueurs \u00e9tin\u00adce\u00adlants&nbsp;: Aur\u00e9\u00adlien Scholl et Roche\u00adfort\u200a\u2014\u200acelui-ci que la poli\u00adtique allait bien\u00adt\u00f4t enle\u00adver au th\u00e9\u00e2tre et \u00e0 la cri\u00adtique d\u2019art&nbsp;; des des\u00adsi\u00adna\u00adteurs&nbsp;: Cham et Gill, non moins mor\u00addants avec leur crayon que le lan\u00adter\u00adnier avec sa plume&nbsp;; des libret\u00adtistes&nbsp;: Meil\u00adhac, Hal\u00e9\u00advy, entre\u00adte\u00adnaient, m\u00eame sous le r\u00e9gime du sabre, la verve frondeuse.<\/p>\n<p>Un com\u00adpo\u00adsi\u00adteur, Offen\u00adbach, d\u2019o\u00adri\u00adgine alle\u00admande, et tout aus\u00adsi fron\u00addeur d\u2019es\u00adprit que l\u2019a\u00advait \u00e9t\u00e9 Hen\u00adri Heine, venait pr\u00ea\u00adter \u00e0 l\u2019hu\u00admour des deux c\u00e9l\u00e8bres libret\u00adtistes le concours de sa musique l\u00e9g\u00e8re et fan\u00adtai\u00adsiste. De la \u00ab&nbsp;musi\u00adquette&nbsp;\u00bb, ont dit d\u00e9dai\u00adgneu\u00adse\u00adment quelques cri\u00adtiques. Certes, ce n\u2019\u00e9\u00adtait pas l\u2019or\u00adches\u00adtra\u00adtion puis\u00adsante de Wag\u00adner, lequel d\u00e9bu\u00adtant \u00e0 Paris y fut m\u00e9con\u00adnu. Pas plus que l\u2019es\u00adprit de Ber\u00adlin n\u2019est l\u2019es\u00adprit de Paris. C\u2019\u00e9\u00adtait autre chose&nbsp;: la fan\u00adtai\u00adsie l\u00e9g\u00e8re et ail\u00e9e venant railler les dieux et les&nbsp;rois.<\/p>\n<p>Anar\u00adchisme de bou\u00adle\u00advard&nbsp;! Nul\u00adle\u00adment doc\u00adtri\u00adnaire, mais aimable, spi\u00adri\u00adtuel, et, par-des\u00adsus tout, fon\u00adci\u00e8\u00adre\u00adment irres\u00adpec\u00adtueux, qui s\u2019at\u00adta\u00adquait aux puis\u00adsants du jour sous un voile des plus trans\u00adpa\u00adrents, Aga\u00admem\u00adnon, pas\u00adteur des peuples, c\u2019\u00e9\u00adtait Napo\u00adl\u00e9on III&nbsp;; la cas\u00adca\u00addeuse H\u00e9l\u00e8ne, c\u2019\u00e9\u00adtait l\u2019im\u00adp\u00e9\u00adra\u00adtrice&nbsp;; Cal\u00adchas, c\u2019\u00e9\u00adtait Pie IX&nbsp;; Jupi\u00adter et son Olympe mytho\u00adlo\u00adgique \u00e9vo\u00adquaient irr\u00e9\u00adsis\u00adti\u00adble\u00adment le dieu chr\u00e9\u00adtien et sa c\u00e9leste cour. Tan\u00addis que les mar\u00e9\u00adchaux empa\u00adna\u00adch\u00e9s du Second Empire se trou\u00advaient ridi\u00adcu\u00adli\u00ads\u00e9s de main de ma\u00eetre dans le per\u00adson\u00adnage gro\u00adtesque du g\u00e9n\u00e9\u00adral&nbsp;Boum.<\/p>\n<p>\u00ab&nbsp;<i>La Belle H\u00e9l\u00e8ne, Orph\u00e9e aux Enfers, Les Bri\u00adgands, La Grande Duchesse de G\u00e9rol\u00adstein&nbsp;\u00bb, <\/i>op\u00e9\u00adrettes qui, pour la plu\u00adpart, virent le jour dans les der\u00adni\u00e8res ann\u00e9es de l\u2019Empire, ont \u00e9t\u00e9 de fait, sinon dans l\u2019intention de leurs auteurs, des \u0153uvres de d\u00e9mo\u00adli\u00adtion r\u00e9volutionnaire.<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9\u00adtat d\u2019es\u00adprit d\u2019une \u00e9poque se refl\u00e8te sou\u00advent dans les chan\u00adsons. Voi\u00adci celle que Roche\u00adfort, sans la signer, bien enten\u00addu, consa\u00adcra \u00e0 l\u2019im\u00adp\u00e9\u00adra\u00adtrice, per\u00adsi\u00adfl\u00e9e sous le sobri\u00adquet de Badin\u00adguette. Badin\u00adguet \u00e9tait le nom d\u2019un ma\u00e7on dont Louis-Napo\u00adl\u00e9on avait jadis emprun\u00adt\u00e9 la blouse et la per\u00adson\u00adna\u00adli\u00adt\u00e9 pour s\u2019\u00e9\u00adva\u00adder du fort de Ham, o\u00f9 il \u00e9tait d\u00e9tenu&nbsp;:<\/p>\n<\/div>\n<blockquote>\n<p style=\"padding-left: 120px;\"><b>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; I<\/b><\/p>\n<p style=\"padding-left: 120px;\">La belle au fond de l\u2019Espagne<br>\nHabitait.<br>\nAh&nbsp;! la buveuse de champagne<br>\nQue c\u2019\u00e9tait<br>\nBien que Badin\u00adguette eut pour&nbsp;p\u00e8res<br>\nOn le&nbsp;dit,<br>\nPresque tous les c\u00e9libataires<br>\nDe Madrid,<br>\nEt que, sur sa nais\u00adsance, on&nbsp;jase<br>\n\u00c0&nbsp;gogo,<br>\nOn l\u2019appelait par antiphrase&nbsp;:<br>\nMontijo.<\/p>\n<p style=\"padding-left: 120px;\">(Refrain.)<\/p>\n<p style=\"padding-left: 120px;\">Amis du pouvoir,<br>\nvou\u00adlez-vous savoir<br>\nCom\u00adment Badinguette,<br>\nD\u2019un coup de baguette,<br>\nDevint par hasard<br>\nMadame C\u00e9sar&nbsp;?<\/p>\n<p style=\"padding-left: 120px;\"><b>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; II<\/b><\/p>\n<p style=\"padding-left: 120px;\">Un jour sa vieille maugrabine<br>\nDe&nbsp;maman<br>\nLui dit:\u201d Nous sommes dans la d\u00e9bine<br>\nBigrement.<br>\nVrai, ton visage se d\u00e9gomme<br>\nTous les&nbsp;jours.<br>\nMa fille, il faut te faire un&nbsp;homme<br>\nPour toujours.<br>\nDepuis que ta figure est&nbsp;fan\u00e9e,<br>\nNous mangeons<br>\nBeau\u00adcoup trop de vache enrag\u00e9e&nbsp;:<br>\nVoyageons.<\/p>\n<p style=\"padding-left: 120px;\">(Refrain.)<\/p>\n<p style=\"padding-left: 120px;\"><b>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; III<\/b><\/p>\n<p style=\"padding-left: 120px;\">Voi\u00adl\u00e0 Badin\u00adguette qui d\u00e9barque<br>\n\u00c0&nbsp;Paris<br>\nEt Badin\u00adguet, qui la remarque,<br>\nest&nbsp;\u00e9pris.<\/p>\n<p style=\"padding-left: 120px;\">\u2014&nbsp;Sacre\u00adbleu&nbsp;! dit-il \u00e0 son&nbsp;oncle,<br>\nsoyons francs&nbsp;:<br>\nPapa J\u00e9r\u00f4me, cette&nbsp;femme<br>\nVaux six francs.<br>\nNon, dit J\u00e9r\u00f4me, elle en vaut&nbsp;douze.<br>\nSavez-vous<br>\nQu\u2019on n\u2019a jamais vu d\u2019Andalouse<br>\nAu poil&nbsp;roux&nbsp;?<\/p>\n<p style=\"padding-left: 120px;\">(Refrain.)<\/p>\n<p style=\"padding-left: 120px;\"><b>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; IV<\/b><\/p>\n<p style=\"padding-left: 120px;\">Voi\u00adl\u00e0 Badin\u00adguet qui cherche causeuse,<br>\nUn&nbsp;moyen<br>\nPour l\u2019avoir pour tr\u00e8s peu de choses,<br>\nOu pour&nbsp;rien.<br>\nIl s\u2019en va trou\u00adver la du\u00e8gne,<br>\nPeu honteux,<br>\nEt les embarque pour Compi\u00e8gne<br>\ntoutes deux.<br>\nMais, las&nbsp;! ne pou\u00advant plus attendre,<br>\nLe grossier,<br>\nEn plein bal, il osa lui prendre<br>\nLe fessier.<\/p>\n<p style=\"padding-left: 120px;\">(Refrain.)<\/p>\n<p style=\"padding-left: 120px;\"><b>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; V<\/b><\/p>\n<p style=\"padding-left: 120px;\">Cara\u00adjo&nbsp;! s\u2019\u00e9cria la&nbsp;belle<br>\nSaligaud&nbsp;!<br>\nNe savez-vous pas qu\u2019on m\u2019appelle<br>\nMontijo&nbsp;!<br>\nQuand on a cinq ou six cents&nbsp;p\u00e8res<br>\nAndalous,<br>\nOn vaut bien un Robert Macaire<br>\nComme&nbsp;vous&nbsp;!<br>\nCroyez-vous donc que je me&nbsp;donne<br>\nPour six blancs&nbsp;?<br>\nJe veux coif\u00adfer une couronne,<br>\nOu du&nbsp;flanc&nbsp;!<\/p>\n<p style=\"padding-left: 120px;\">(Refrain.)<\/p>\n<p style=\"padding-left: 120px;\"><b>VI<\/b><\/p>\n<p style=\"padding-left: 120px;\">\u00c0 toi ma cou\u00adronne, mon&nbsp;ange&nbsp;!<br>\nMes ch\u00e2teaux&nbsp;!<br>\nMal\u00adgr\u00e9 que tu sois la plus franche<br>\nDes cateaux&nbsp;!<br>\nMais puisque, apr\u00e8s tout, je t\u2019aime,<br>\nEntre&nbsp;nous,<br>\nQue mon peuple jure ou blasph\u00e8me,<br>\nJe m\u2019en&nbsp;fous&nbsp;!<br>\nQui fut mou\u00adchard en Angleterre<br>\nEt bourreau,<br>\nSans d\u00e9ro\u00adger peut bien se&nbsp;faire<br>\nMaquereau&nbsp;!<\/p>\n<p style=\"padding-left: 120px;\">(Refrain.)<\/p>\n<p style=\"padding-left: 120px;\"><b>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; VII<\/b><\/p>\n<p style=\"padding-left: 120px;\">Adieu, can\u00adcan, Mai\u00adson&nbsp;Dor\u00e9e,<br>\nBal Musard&nbsp;!<br>\nLa voi\u00adl\u00e0 l\u2019\u00e9pouse ador\u00e9e<br>\nDe&nbsp;C\u00e9sar&nbsp;!<br>\nOn dit pour\u00adtant qu\u2019elle regrette<br>\nQuelquefois<br>\nSes amants et sa cigarette<br>\nD\u2019autrefois.<br>\nMais que l\u2019Espagnole, trop&nbsp;fi\u00e8re<br>\nPour&nbsp;c\u00e9der,<br>\nDe son mou\u00adton pour\u00adrait bien&nbsp;faire<br>\nun b\u00e9lier&nbsp;!<\/p>\n<p style=\"padding-left: 120px;\">(Refrain.)<\/p>\n<\/blockquote>\n<div style=\"text-indent: 1cm;\">\n<p>Cette fin du Second Empire vit dis\u00adpa\u00adra\u00eetre de la mode f\u00e9mi\u00adnine la hideuse cri\u00adno\u00adline, aus\u00adsi gro\u00adtesque que le cha\u00adpeau haut de forme et bien plus encom\u00adbrant. Vers la m\u00eame \u00e9poque parurent les v\u00e9lo\u00adci\u00adp\u00e8des, pr\u00e9\u00adcur\u00adseurs de la moderne bicy\u00adclette. J\u2019en fis l\u2019es\u00adsai en 1869, der\u00adri\u00e8re le Luxem\u00adbourg, sous la conduite d\u2019un cor\u00adnac, sur\u00adveill\u00e9 lui-m\u00eame par ma m\u00e8re anxieuse, et y ramas\u00adsai sto\u00ef\u00adque\u00adment mes trois pre\u00admi\u00e8res pelles. Sou\u00adve\u00adnir res\u00adt\u00e9 pour moi atten\u00addris\u00adsant au bout de plus d\u2019un demi-si\u00e8cle&nbsp;!<\/p>\n<p>Qu\u2019il \u00e9tait char\u00admant ce jar\u00addin du Luxem\u00adbourg, d\u2019o\u00f9 l\u2019\u00e9\u00adl\u00e9\u00adgante ordon\u00adnance du palais et des ave\u00adnues n\u2019ex\u00adcluait pas la po\u00e9\u00adsie&nbsp;! Car il avait son coin mys\u00adt\u00e9\u00adrieux et dis\u00adcret&nbsp;: \u00ab&nbsp;La P\u00e9pi\u00adni\u00e8re&nbsp;\u00bb, o\u00f9, le soir, \u00e9tu\u00addiants et gri\u00adsettes\u200a\u2014\u200ail y avait encore des gri\u00adsettes&nbsp;!\u200a\u2014\u200aallaient s\u2019\u00e9\u00adga\u00adrer. L\u2019ombre de Marie de M\u00e9di\u00adcis n\u2019en t\u00e9moi\u00adgnait aucune indi\u00adgna\u00adtion, non plus que les froides sta\u00adtues des autres reines de France, immo\u00adbiles sur leur pi\u00e9destal.<\/p>\n<p>Et son bas\u00adsin qui, pour les mar\u00admou\u00adsets lan\u00adceurs de bateaux, repr\u00e9\u00adsen\u00adtait la mer&nbsp;! Il m\u2019ar\u00adri\u00adva d\u2019y prendre un bain invo\u00adlon\u00adtaire en me pen\u00adchant pour rame\u00adner mon navire en d\u00e9tresse. Quel \u00e9moi pour ma m\u00e8re, tan\u00addis que des spec\u00adta\u00adteurs de mon rep\u00ea\u00adchage pr\u00e9\u00adsa\u00adgeaient que l\u2019a\u00adve\u00adnir me des\u00adti\u00adnait \u00e0 affron\u00adter la fureur des oc\u00e9ans&nbsp;!<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<ul class=\"modern-footnotes-list modern-footnotes-list--show-only-for-print\"><li><span>1<\/span><div>Civils. Ce terme de p\u00e9kin, aujourd\u2019\u00adhui tom\u00adb\u00e9 en d\u00e9su\u00e9\u00adtude, a d\u00fb s\u2019in\u00adtro\u00adduire dans la langue \u00e0 la suite de la guerre de&nbsp;Chine.<\/div><\/li><\/ul>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>V Avant l\u2019effondrement.\u200a\u2014\u200aLa soci\u00e9\u00adt\u00e9 du Second Empire.\u200a\u2014\u200aUn nau\u00adfrage dans le bas\u00adsin du Luxem\u00adbourg. La guerre fut d\u00e9cla\u00adr\u00e9e \u00e0 la Prusse le 15 juillet, apr\u00e8s un vote du Corps l\u00e9gis\u00adla\u00adtif. Un dis\u00adcours de Thiers ne put l\u2019emp\u00eacher&nbsp;: le petit homme pr\u00e9\u00adpa\u00adrait sa ren\u00adtr\u00e9e, voyant plus clair que les mame\u00adluks de l\u2019Em\u00adpire. Ceux-ci, abso\u00adlu\u00adment aveu\u00adgl\u00e9s, cou\u00adraient au-devant&nbsp;[\u2026]<\/p>\n","protected":false},"author":98,"featured_media":5379,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"wp-custom-template-page-d-article","format":"standard","meta":{"wp_typography_post_enhancements_disabled":false,"footnotes":""},"categories":[469],"tags":[893],"ppma_author":[764],"class_list":["post-3870","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-memoires-dun-libertaire-par-charles-malato-le-peuple-1937-1938","tag-memoires"],"authors":[{"term_id":764,"user_id":98,"is_guest":0,"slug":"charles-malato","display_name":"Charles Malato","avatar_url":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/dec37ae452dae98c83574ffb83b51be776819688ad66aad5025fe8a60d533467?s=96&d=mm&r=g","author_category":"","user_url":"","last_name":"Malato","first_name":"Charles","job_title":"","description":""}],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3870","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/98"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3870"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3870\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":9003,"href":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3870\/revisions\/9003"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/5379"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3870"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3870"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3870"},{"taxonomy":"author","embeddable":true,"href":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/ppma_author?post=3870"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}