{"id":4100,"date":"2020-07-10T07:15:06","date_gmt":"2020-07-10T07:15:06","guid":{"rendered":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/2020\/07\/10\/colas-breugnon-par-romain-rolland-un-homme-de-theatre-la-poetesse-aux-violettes-une-enquete-sur-lart-de-demain-la-revue-intellectualiste-causerie-la-galerie-vildrac\/"},"modified":"2020-07-10T07:15:06","modified_gmt":"2020-07-10T07:15:06","slug":"colas-breugnon-par-romain-rolland-un-homme-de-theatre-la-poetesse-aux-violettes-une-enquete-sur-lart-de-demain-la-revue-intellectualiste-causerie-la-galerie-vildrac","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/2020\/07\/10\/colas-breugnon-par-romain-rolland-un-homme-de-theatre-la-poetesse-aux-violettes-une-enquete-sur-lart-de-demain-la-revue-intellectualiste-causerie-la-galerie-vildrac\/","title":{"rendered":"Colas Breugnon par Romain Rolland \u2013 Un homme de th\u00e9\u00e2tre \u2013 La po\u00e9tesse aux violettes. \u2013Une enqu\u00eate sur l\u2019Art de demain \u2013 La Revue Intellectualiste \u2013 Causerie\u2026 \u2013 La Galerie Vildrac."},"content":{"rendered":"<div class=\"pdfprnt-buttons pdfprnt-buttons-post pdfprnt-top-right\"><a href=\"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4100?print=pdf\" class=\"pdfprnt-button pdfprnt-button-pdf\" target=\"_blank\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/wp-content\/plugins\/pdf-print\/images\/pdf.png\" alt=\"image_pdf\" title=\"Afficher le PDF\"><\/a><a href=\"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4100?print=print\" class=\"pdfprnt-button pdfprnt-button-print\" target=\"_blank\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/wp-content\/plugins\/pdf-print\/images\/print.png\" alt=\"image_print\" title=\"Contenu imprim\u00e9\"><\/a><\/div><div align=\"justify\">\n<h2>Colas Breugnon par Romain Rolland<\/h2>\n<p>Ayant lu la pr\u00e9\u00adface que fit \u00e0 son der\u00adnier livre Romain Rol\u00adland, on est mis en garde contre l\u2019\u00e9tonnement qu\u2019en pour\u00adrait cau\u00adser la lec\u00adture. Cela n\u2019emp\u00eache pas cepen\u00addant qu\u2019on n\u2019y recon\u00adnaisse gu\u00e8re l\u2019\u00e9crivain de la <em>Der\u00adni\u00e8re men\u00e9e<\/em>.<\/p>\n<p>Que le cr\u00e9a\u00adteur de <em>Jean Chris\u00adtophe<\/em>, \u2013 esprit tour\u00admen\u00adt\u00e9, c\u0153ur inquiet, sans cesse \u00e0 la recherche d\u2019un bon\u00adheur qu\u2019il ne peut trou\u00adver que dans le divin refuge de la musique, \u2013 soit aus\u00adsi parent de ce Colas Breu\u00adgnon, cela semble tout d\u2019abord inconcevable.<\/p>\n<p>La forme de ce livre est toute dif\u00adf\u00e9\u00adrente des pr\u00e9\u00adc\u00e9\u00addentes. Colas Breu\u00adgnon est beau\u00adcoup plus un long po\u00e8me qu\u2019une prose. Le rythme alexan\u00addrin qui s\u2019en d\u00e9gage le rat\u00adtache \u00e0 l\u2019\u00c9pop\u00e9e. Et c\u2019en est une en somme que l\u2019histoire de ce Bour\u00adgui\u00adgnon, si riche de vita\u00adli\u00adt\u00e9 et de pens\u00e9e.<\/p>\n<p>Colas Breu\u00adgnon est un h\u00e9ros plein de bon sens et telles de ses phrases sont des v\u00e9ri\u00adt\u00e9s \u00e9ter\u00adnelles&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>\u00c9tions-nous b\u00eates de nous battre pour le pro\u00adfit de nos gar\u00addiens<\/em>, dit-il, apr\u00e8s le si\u00e8ge fait par les troupes de V\u00e9ze\u00adlay, <em>si nous n\u2019avions pas d\u2019ennemis, ils en inven\u00adte\u00adraient, par\u00adbleu, pour nous d\u00e9fendre&nbsp;! Grand mer\u00adci&nbsp;! Dieu nous sauve de nos sau\u00adveurs. Nous nous sau\u00adve\u00adrons bien tout seuls. Pauvres mou\u00adtons&nbsp;! Si nous n\u2019avions \u00e0 nous d\u00e9fendre que du loup, nous sau\u00adrions bien nous en gar\u00adder. Mais qui nous gar\u00adde\u00adra du ber\u00adger&nbsp;!<\/em>&nbsp;\u00bb<\/p>\n<p>Et comme ses bons com\u00adpa\u00adgnons Paillard, le notaire, et l\u2019abb\u00e9 Chai\u00admaille sont dignes de lui, l\u2019un pa\u00efen, l\u2019autre chr\u00e9\u00adtien, mais pr\u00e9\u00adf\u00e9\u00adrant aux dis\u00adcus\u00adsions de cha\u00adpelles, leur affec\u00adtueuse soli\u00adda\u00adri\u00adt\u00e9 devant un bon fla\u00adcon de Cha\u00adblis ou d\u2019Yrancy.<\/p>\n<p>Colas Breu\u00adgnon incarne l\u2019esprit fran\u00ad\u00e7ais, non pas celui main\u00adte\u00adnant cher aux Capus et aux Bar\u00adr\u00e8s, mais celui de Vil\u00adlon ou de Mon\u00adtaigne, chers \u00e9ter\u00adnel\u00adle\u00adment \u00e0 tous les hommes qui pensent, et aiment la&nbsp;vie.<\/p>\n<p>M.&nbsp;Paul Sou\u00adday ana\u00adly\u00adsant, dans le <em>Temps<\/em> du 27 mars, cette \u0153uvre nou\u00advelle de Romain Rol\u00adland, s\u2019ing\u00e9nie \u00e0 y d\u00e9cou\u00advrir cer\u00adtain \u00ab&nbsp;bar\u00adres\u00adsisme&nbsp;\u00bb. Quelle erreur&nbsp;!<\/p>\n<p>D\u2019abord ce livre \u2013 l\u2019auteur nous le dit \u2013 \u00e9tait \u00e9crit avant la guerre&nbsp;; et cette esp\u00e8ce de r\u00e9ac\u00adtion int\u00e9\u00adrieure ten\u00addant \u00e0 se tour\u00adner vers autre chose que la pro\u00adfon\u00addeur trou\u00adblante du wag\u00adne\u00adrisme, n\u2019a, nous semble-t-il, d\u2019autre valeur que celle d\u2019un \u00ab&nbsp;diver\u00adtis\u00adse\u00adment&nbsp;\u00bb au sens sup\u00e9\u00adrieur que don\u00adna \u00e0 ce mot R\u00e9my de Gour\u00admont inti\u00adtu\u00adlant ain\u00adsi ses po\u00e8mes. Nous croyons pou\u00advoir \u00eatre en mesure d\u2019affirmer \u00e0 M.&nbsp;Sou\u00adday, que la guerre n\u2019a point contri\u00adbu\u00e9 \u00e0 rame\u00adner Romain Rol\u00adland vers \u00ab&nbsp;ses morts&nbsp;\u00bb, mais bien au contraire a fait de lui, et d\u00e9fi\u00adni\u00adti\u00adve\u00adment, l\u2019Europ\u00e9en dont parle le cr\u00e9a\u00adteur de Zarathoustra.<\/p>\n<p>Et d\u2019ailleurs, ce \u00ab&nbsp;diver\u00adtis\u00adse\u00adment&nbsp;\u00bb est plein de cet esprit libre \u2013 voire liber\u00adtaire \u2013 qui n\u2019a rien \u2013 oh rien&nbsp;! de com\u00admun avec un quel\u00adconque barressisme.<\/p>\n<p>Colas Breu\u00adgnon, au reste, n\u2019est point seule\u00adment un bon vivant, c\u2019est un arti\u00adsan fin et sen\u00adsible, ouvert \u00e0 toutes les audaces de l\u2019esprit.<\/p>\n<p>Le bon abb\u00e9 J\u00e9r\u00f4me Coi\u00adgnard ne d\u00e9sa\u00advoue\u00adrait point cer\u00adtaine paren\u00adt\u00e9 avec Colas Breu\u00adgnon, cer\u00adtains cha\u00adpitres le prouvent surabondamment.<\/p>\n<p>La \u00ab&nbsp;Mort de la Vieille&nbsp;\u00bb et \u00ab&nbsp;Belette&nbsp;\u00bb et, sur\u00adtout dans ce der\u00adnier cha\u00adpitre, les regrets de celle qui, bien qu\u2019amoureuse, jadis le d\u00e9dai\u00adgna, sont empreinte d\u2019une m\u00e9lan\u00adco\u00adlie douce et sereine qui font son\u00adger au bon truand Fran\u00ad\u00e7ois Villon.<\/p>\n<p>Le bon Breu\u00adgnon n\u2019est pas \u00e9par\u00adgn\u00e9 par l\u2019injustice et la m\u00e9chan\u00adce\u00adt\u00e9 des hommes. Il voit sa mai\u00adson&nbsp;: br\u00fb\u00adl\u00e9e, ses \u0153uvres d\u00e9truites, et il clame d\u00e9ses\u00adp\u00e9\u00adr\u00e9 devant un laquais \u00e9bau\u00adbi&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>Crois-tu que je ne me ferais pas fes\u00adser pour un de ces mor\u00adceaux de bois que mes doigts ont ani\u00adm\u00e9&nbsp;? L\u2019homme n\u2019est rien, c\u2019est l\u2019\u0153uvre qui est sacr\u00e9e. Triple assas\u00adsin, que celui qui tue l\u2019Id\u00e9e<\/em>\u2026&nbsp;\u00bb Mais il dit aus\u00adsi sa foi en l\u2019Effort&nbsp;:<\/p>\n<p>\u00ab&nbsp;<em>Le monde est une plaine aride o\u00f9, \u00e7\u00e0 et l\u00e0, poussent les champs que nous, artistes, avons, sem\u00e9s. Les b\u00eates de la terre et du ciel viennent les bec\u00adque\u00adter, macher et pi\u00e9\u00adti\u00adner. Impuis\u00adsants \u00e0 cr\u00e9er, ils ne peuvent que tuer. Ron\u00adgez et d\u00e9trui\u00adsez. Ani\u00admaux, fou\u00adlez aux pieds, mon bl\u00e9, j\u2019en ferai pous\u00adser d\u2019autres. \u00c9pi m\u00fbr, \u00e9pi mort, que, m\u2019importe la mois\u00adson&nbsp;? Dans le ventre de la terre fer\u00admentent les grains nou\u00adveaux. Je suis ce qui sera et non ce qui a&nbsp;\u00e9t\u00e9\u2026<\/em><\/p>\n<p>\u00ab&nbsp;Voi\u00adl\u00e0 mon plus beau tra\u00advail, les \u00e2mes que j\u2019ai sculp\u00adt\u00e9e&nbsp;\u00bb dit-il encore en son\u00adgeant \u00e0 ses deux appren\u00adtis dont il a mode\u00adl\u00e9 l\u2019esprit comme il leur appre\u00adnait \u00e0 mode\u00adler le&nbsp;bois\u2026<\/p>\n<p>Les pen\u00ads\u00e9es \u00ab&nbsp;sub\u00adver\u00adsives&nbsp;\u00bb expri\u00adm\u00e9es par Colas Breu\u00adgnon paraissent scan\u00adda\u00adli\u00adser M.&nbsp;Paul Sou\u00adday, qui pro\u00adfite de l\u2019occasion, offerte pour exhi\u00adber son patrio\u00adtisme, dont dou\u00adtaient si fort les gens de l\u2019<em>Action Fran\u00ad\u00e7aise<\/em> qui, nagu\u00e8re, le bap\u00adti\u00ads\u00e8rent&nbsp;: <em>Der Temps bekante Redak\u00adteue<\/em>. Le bon Breu\u00adgnon ayant pr\u00e9\u00adten\u00addu que les bre\u00adbis doivent \u00ab&nbsp;se m\u00e9fier au moins autant du ber\u00adger que du loup&nbsp;\u00bb. M.&nbsp;Sou\u00adday ajoute en guise de com\u00admen\u00adtaire&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>Nul loup ne mena\u00ad\u00e7ait l\u2019Allemagne, mais elle avait de bien mau\u00advais ber\u00adgers.<\/em>&nbsp;\u00bb<\/p>\n<p>C\u2019est une opi\u00adnion. Ce n\u2019est point pour\u00adtant celle de M.&nbsp;le com\u00adman\u00addant de Civrieux, lequel, dans son livre <em>Le Ger\u00adma\u00adnisme encer\u00adcl\u00e9<\/em> (Lavau\u00adzelle, Paris, 1913), s\u2019ing\u00e9niait \u00e0 expo\u00adser dans ses d\u00e9tails le tra\u00advail de lent et s\u00fbr encer\u00adcle\u00adment accom\u00adpli en dix ans par les alli\u00e9s, ce n\u2019\u00e9tait point non plus l\u2019avis de M.&nbsp;Vic\u00adtor Cam\u00adbon qui, dans 1\u2019<em>Alle\u00admagne au tra\u00advail<\/em>, nous par\u00adla de la ten\u00adta\u00adtion qu\u2019avaient les mili\u00adtaires alle\u00admands de rompre par la force cet \u00ab&nbsp;encer\u00adcle\u00adment&nbsp;\u00bb et pour\u00adtant ces mes\u00adsieurs ne se sont point mon\u00adtr\u00e9s par\u00admi les plus f\u00e9roces bel\u00adli\u00adcistes&nbsp;!\u2026 Mais passons.<\/p>\n<p>Mettre la cri\u00adtique au ser\u00advice d\u2019un des mythes du \u00ab&nbsp;Patrio\u00adtisme reli\u00adgion d\u2019\u00c9tat&nbsp;\u00bb est assez peu com\u00adpa\u00adtible avec la digni\u00adt\u00e9 de l\u2019art litt\u00e9raire.<\/p>\n<p>M.&nbsp;Paul. Sou\u00adday a peut-\u00eatre, par sa cri\u00adtique (?) de Colas Breu\u00adgnon, recon\u00adquis l\u2019estime des patriotes, il n\u2019a point fait \u0153uvre de cri\u00adtique, au sens que Sainte Beuve ou Gour\u00admont eussent don\u00adn\u00e9 \u00e0 ce&nbsp;mot.<\/p>\n<p>Mais reve\u00adnons \u00e0 Colas Breugnon.<\/p>\n<p>Il serait trop long de citer tous les pas\u00adsages int\u00e9\u00adres\u00adsants de cette \u0153uvre, et telles des r\u00e9par\u00adties du h\u00e9ros pour\u00adraient \u00eatre pour beau\u00adcoup une ligne de conduite&nbsp;; il faut lire ce livre chan\u00adtant, tout plein de soleil et de saine vigueur. Apr\u00e8s lec\u00adture faite, notre \u00e9ton\u00adne\u00adment dimi\u00adnue\u00adra, nous nous aper\u00adce\u00advrons que Jean-Chris\u00adtophe et Colas sont bien de la, m\u00eame lign\u00e9e d\u2019hommes forts de corps, de c\u0153ur et d\u2019esprit, nous aurons com\u00adpris qu\u2019en eux est le m\u00eame amour de la vie, o\u00f9 qu\u2019elle soit, et le m\u00eame sou\u00adci de la beau\u00adt\u00e9 vraie dans les choses et dans les&nbsp;\u00eatres.<\/p>\n<p>Et nous remer\u00adcie\u00adrons Romain Rol\u00adland d\u2019avoir don\u00adn\u00e9, au sor\u00adtir de la tour\u00admente, ce livre de san\u00adt\u00e9, \u00e0 nos pauvres corps meur\u00adtris, \u00e0 nos pauvres esprits d\u00e9sha\u00adbi\u00adtu\u00e9s de pen\u00adser. Impr\u00e9\u00adgnons-nous de l\u2019\u00c9picurisme de Breu\u00adgnon, soyons comme lui s\u00fbrs de nous-m\u00eames et de notre force qu\u2019il nous suf\u00adfit de vouloir.<\/p>\n<p>[\/\u200b<sc>Genold<\/sc>.\/\u200b]<\/p>\n<h2>Un homme de th\u00e9\u00e2tre<\/h2>\n<p>Il y a \u00e0, Paris un homme de th\u00e9\u00e2tre remar\u00adquable. Je ne parle pas de M.&nbsp;Andr\u00e9, Antoine, qui a don\u00adn\u00e9 sa mesure et, qui n\u2019aura besoin de la voix de per\u00adsonne, je pense, le jour qu\u2019il lui plai\u00adra, de diri\u00adger \u00e0 nou\u00adveau sur une sc\u00e8ne pari\u00adsienne, pour le plus grand hon\u00adneur de l\u2019art dra\u00adma\u00adtique. Je ne parle pas non plus de M.&nbsp;Fir\u00admin G\u00e9mie, \u00e0 l\u2019incontestable et double talent duquel la for\u00adtune a lar\u00adge\u00adment sou\u00adri, et qui pos\u00ads\u00e8de, bien situ\u00e9e, une salle o\u00f9 expo\u00adser ses \u0153uvres. Je parle de M.&nbsp;Durec, le plus qua\u00adli\u00adfi\u00e9 avec eux des met\u00adteurs en sc\u00e8ne. M.&nbsp;Durec, que tout le monde conna\u00eet et que per\u00adsonne n\u2019aide, M.&nbsp;Durec, qui a fait ses preuves d\u2019homme de th\u00e9\u00e2tre habile, sagace et artiste, sans tou\u00adte\u00adfois avoir don\u00adn\u00e9 sa mesure, je veux dire sans avoir encore pu r\u00e9a\u00adli\u00adser com\u00adpl\u00e8\u00adte\u00adment ses aspi\u00adra\u00adtions dans une salle dont il serait non pas seule\u00adment le direc\u00adteur de la sc\u00e8ne, ain\u00adsi qu\u2019au Th\u00e9\u00e2tre des Arts, mais le direc\u00adteur tout court&nbsp;; M.&nbsp;Durec, que devraient sou\u00adte\u00adnir et ins\u00adtal\u00adler en plein bou\u00adle\u00advard les auteurs qui ne peuvent plus faire repr\u00e9\u00adsen\u00adter leurs \u0153uvres parce que les th\u00e9\u00e2tres sont g\u00e9r\u00e9s, main\u00adte\u00adnant, comme des caf\u00e9s, pour le compte de deux ou trois pro\u00adpri\u00e9\u00adtaires sans com\u00adp\u00e9\u00adtence, ce qui \u00e9qui\u00advaut \u00e0 dire qu\u2019il n\u2019y a plus que deux ou trois th\u00e9\u00e2tres \u00e0 Paris pour les quelques \u00e9cri\u00advains de grand talent et la foule des autres&nbsp;; que devraient aider aus\u00adsi les jeunes hommes de lettres qui n\u2019ont pas encore pu faire jouer leurs pi\u00e8ces, pour la m\u00eame rai\u00adson, et aus\u00adsi parce que le direc\u00adteur de l\u2019Od\u00e9on, sub\u00adven\u00adtion\u00adn\u00e9 pour qu\u2019il faci\u00adlite l\u2019acc\u00e8s du temple aux talents neufs, ne satis\u00adfait cepen\u00addant pas aux exi\u00adgences, bien l\u00e9g\u00e8res, de son cahier des charges&nbsp;; que devraient aider, sur\u00adtout, les ama\u00adteurs de th\u00e9\u00e2tre, de vrai th\u00e9\u00e2tre, qui en sont r\u00e9duits \u00e0 ne pou\u00advoir y aller que trois fois par sai\u00adson \u00e9cou\u00adter la pi\u00e8ce de M.&nbsp;Hen\u00adry Bataille, de M.&nbsp;Bern\u00adstein et de M.&nbsp;Sacha Gui\u00adtry, puisque tout ce qu\u2019on joue outre les com\u00e9\u00addies de ces trois auteurs (sauf, bien enten\u00addu, de temps en temps, mais si rare\u00adment, une \u0153uvre d\u2019un dra\u00adma\u00adturge de leur valeur) n\u2019est que plat vau\u00adde\u00adville, op\u00e9\u00adrette l\u00e9g\u00e8re ou parade foraine&nbsp;; bref, tout ceux qui aiment le th\u00e9\u00e2tre, soit pour y appor\u00adter leur pierre, soit pour s\u2019y r\u00e9cr\u00e9er.<\/p>\n<p>M.&nbsp;Durec va par\u00adtir le mois pro\u00adchain pour les pays scan\u00addi\u00adnaves avec un r\u00e9per\u00adtoire intel\u00adli\u00adgent com\u00adpo\u00ads\u00e9 d\u2019\u0153uvres modernes fran\u00ad\u00e7aises, qui ne sont pas toutes des chefs-d\u2019\u0153uvre, mais qui, toutes, sont ani\u00adm\u00e9es d\u2019un souffle pur&nbsp;; des pi\u00e8ces de M.&nbsp;Fran\u00ad\u00e7ois de Curel, de M.&nbsp;Georges Duha\u00admel, de M.&nbsp;Mae\u00adter\u00adlinck, de M.&nbsp;St-Georges de Bou\u00adhe\u00adlier, d\u2019un jeune, M.&nbsp;Hen\u00adry-Marx, et d\u2019un mort tou\u00adjours vivant dans le c\u0153ur des artistes, Jules Renard. \u00c0 ce sujet., un de nos confr\u00e8res fit jus\u00adte\u00adment remar\u00adquer dans \u00ab&nbsp;Bon\u00adsoir&nbsp;\u00bb qu\u2019au lieu d\u2019aller si loin, M.&nbsp;Durec pour\u00adrait faire de la pro\u00adpa\u00adgande lit\u00adt\u00e9\u00adraire fran\u00ad\u00e7aise \u00e0 Paris, o\u00f9 ces pi\u00e8ces sont aus\u00adsi peu connues qu\u2019a l\u2019\u00e9tranger. Mais pour cela il faut qu\u2019on l\u2019aide \u00e0 arra\u00adcher aux \u00ab&nbsp;trus\u00adter&nbsp;\u00bb des th\u00e9\u00e2tres pari\u00adsiens la vente d\u2019une salle de spec\u00adtacles, ce qui est d\u00e9j\u00e0 assez dif\u00adfi\u00adcile&nbsp;; et \u00e0 un prix qui ne fasse pas de cette vente une exploi\u00adta\u00adtion, ce qui appa\u00adra\u00eet comme presque impossible.<\/p>\n<p>Il faut que la, Soci\u00e9\u00adt\u00e9 des auteurs l\u2019aide de son influence, dans l\u2019int\u00e9r\u00eat de l\u2019art dra\u00adma\u00adtique, d\u2019abord, que les membres de cette soci\u00e9\u00adt\u00e9 aiment, je sup\u00adpose \u2013 et dans son propre int\u00e9\u00adr\u00eat. Depuis que le Vau\u00adde\u00adville n\u2019existe plus que pour M.&nbsp;Sacha Gui\u00adtry, le Gym\u00adnase pour M.&nbsp;Bern\u00adstein, et les autres th\u00e9\u00e2tres, pour les ouvriers de MM.&nbsp;Guin\u00adson et Vol\u00adter\u00adra, ne pen\u00adsez-vous pas, Mon\u00adsieur Abel Humant, et vous, M.&nbsp;Edmond S\u00e9e, vous deux qui \u00eates les plus robustes et les plus p\u00e9n\u00e9\u00adtrants des auteurs dra\u00adma\u00adtiques de notre \u00e9poque, et vous, Mon\u00adsieur Brieux, qui avez connu M.&nbsp;Antoine quand il se d\u00e9bat\u00adtait comme M.&nbsp;Durec aujourd\u2019hui pour \u00ab&nbsp;faire mieux que les autres&nbsp;\u00bb, ne croyez-vous pas qu\u2019il serait int\u00e9\u00adres\u00adsant d\u2019avoir au c\u0153ur de Paris, \u00e0 un endroit o\u00f9 le public se rend plus faci\u00adle\u00adment, et plus volon\u00adtiers qu\u2019au Th\u00e9\u00e2tre des Arts, une sc\u00e8ne o\u00f9 le choix des \u0153uvres serait fait par un amant du th\u00e9\u00e2tre et non par\u2026 ne disons pas par qui\u2026 Usez de votre influence, mes\u00adsieurs les membres influents de la Soci\u00e9\u00adt\u00e9 des Auteurs, pour que nous puis\u00adsions voir sur la sc\u00e8ne des Vari\u00e9\u00adt\u00e9s, par exemple, ou du Nou\u00advel-Ambi\u00adgu autre chose que les niai\u00adse\u00adries qu\u2019on y d\u00e9bite.<\/p>\n<p>L\u2019homme qui a mon\u00adt\u00e9 \u2013 rap\u00adpe\u00adlez-vous com\u00adment \u2013 sous la firme Jacques Rou\u00adch\u00e9, des \u0153uvres aus\u00adsi nou\u00advelles, que <em>le Pain<\/em>, de, Gh\u00e9on&nbsp;; le <em>Car\u00adna\u00adval des Enfants<\/em>, de Bou\u00adh\u00e9\u00adlier, qui allait mon\u00adter, quand il quit\u00adta les Arts, <em>la Pro\u00adfes\u00adsion de M<sup>me<\/sup>&nbsp;War\u00adren<\/em>, cette \u0153uvre puis\u00adsante de Ber\u00adnard Schaw, et qui en aurait mon\u00adt\u00e9 bien d\u2019autres si les auteurs lui avaient appor\u00adt\u00e9 de leurs pi\u00e8ces. (mais ils ne lui en appor\u00adtaient pas parce que le Th\u00e9\u00e2tre des Arts \u00e9tait trop loin de Paris)&nbsp;; l\u2019homme qui don\u00adna ces preuves de sa conscience artis\u00adtique ne vous d\u00e9ce\u00advra pas&nbsp;; et vous vous devez comme vous lui devez, \u00e0 lui, de le mettre \u00e0 m\u00eame d\u2019apporter l\u2019appoint de sa com\u00adp\u00e9\u00adtence et de son amour \u00e0 notre th\u00e9\u00e2tre.<\/p>\n<p>La Soci\u00e9\u00adt\u00e9 des Auteurs est puis\u00adsante. Quand elle le vou\u00addra, elle pour\u00adra for\u00adcer chaque direc\u00adteur \u00e0 ne pos\u00ads\u00e9\u00adder \u00ab&nbsp;r\u00e9el\u00adle\u00adment&nbsp;\u00bb qu\u2019un seul th\u00e9\u00e2tre. Il lui suf\u00adfi\u00adra pour cela d\u2019un peu de cou\u00adrage. Je sais que la plu\u00adpart des soci\u00e9\u00adtaires se plaignent d\u2019\u00eatre l\u00e9s\u00e9s par le trust actuel. Se plaindre entre soi ne sert \u00e0 rien. Qu\u2019ils agissent. Qu\u2019ils donnent a M.&nbsp;Durec, d\u2019abord (qui est la plus grande per\u00adson\u00adna\u00adli\u00adt\u00e9 th\u00e9\u00e2\u00adtrale du moment), \u00e0 d\u2019autres aus\u00adsi, qui vien\u00addront sans doute, la pos\u00adsi\u00adbi\u00adli\u00adt\u00e9 d\u2019acheter un th\u00e9\u00e2tre. Et si cela ne se peut pas, qu\u2019ils le fassent nom\u00admer direc\u00adteur de l\u2019Od\u00e9on. Il m\u00e9rite mieux que cet exil&nbsp;; mais, au moins, l\u2019art y gagne\u00adra, et la jeu\u00adnesse lit\u00adt\u00e9\u00adraire pos\u00ads\u00e9\u00adde\u00adra \u00e0 nou\u00adveau la sc\u00e8ne \u00e0 laquelle, elle aus\u00adsi, elle a droit&nbsp;; car je suis per\u00adsua\u00add\u00e9 que M.&nbsp;Durec, \u00e9pris d\u2019art et d\u2019honn\u00eatet\u00e9, n\u2019accepterait pas la direc\u00adtion et la sub\u00adven\u00adtion de ce qui s\u2019est appe\u00adl\u00e9 \u2013 jusqu\u2019au d\u00e9part de M.&nbsp;Andr\u00e9 Antoine \u2013 le Second Th\u00e9\u00e2tre Fran\u00ad\u00e7ais, avec l\u2019intention de ne pas rem\u00adplir ses obli\u00adga\u00adtions. Il refe\u00adrait de l\u2019Od\u00e9on le Second Th\u00e9\u00e2tre Fran\u00ad\u00e7ais. La beau\u00adt\u00e9, la lit\u00adt\u00e9\u00adra\u00adture et la jeu\u00adnesse y auraient tri\u00adple\u00adment&nbsp;acc\u00e8s.<\/p>\n<p>[\/\u200bRen\u00e9 <sc>Wach\u00adthau\u00adsen<\/sc>.\/\u200b]<\/p>\n<h2>La po\u00e9tesse aux violettes.<\/h2>\n<p>Dans le <em>Mer\u00adcure de France<\/em>, M.&nbsp;Jean de Gour\u00admont nous parle du <em>Ren\u00e9e Vivien<\/em> de M.&nbsp;Andr\u00e9 Ger\u00admain en termes pr\u00e9\u00adcis et charmants&nbsp;:<\/p>\n<p><quote>La belle muse saphique e\u00fbt aim\u00e9 d\u2019\u00eatre ain\u00adsi com\u00adprise et d\u2019une fa\u00e7on si sub\u00adtile jusque dans ses mou\u00adve\u00adments les plus intimes&nbsp;; com\u00adprise dans son roman\u00adtisme secret et dis\u00adcret qui devait fleu\u00adrir \u2013 fleur supr\u00eame \u2013 en mys\u00adti\u00adcisme reli\u00adgieux&nbsp;; com\u00adprise et admi\u00adr\u00e9e dans la belle archi\u00adtec\u00adture et la pure musi\u00adca\u00adli\u00adt\u00e9 de sa po\u00e9\u00adsie. \u00c0 p\u00e9n\u00e9\u00adtrer ain\u00adsi avec M.&nbsp;Ger\u00admain dans l\u2019intime sanc\u00adtuaire d\u2019une vie si dou\u00adlou\u00adreu\u00adse\u00adment fer\u00advente, on sent mieux com\u00adbien tous les chants, tous les cris humains se rejoignent dans la d\u00e9tresse&nbsp;: Sapho ou sainte Th\u00e9\u00adr\u00e8se, n\u2019est-ce pas tou\u00adjours le m\u00eame c\u0153ur qui souffre la m\u00eame souf\u00adfrance, et le m\u00eame d\u00e9sir d\u2019infini dans l\u2019amour&nbsp;? Ren\u00e9e Vivien chante comme une belle chr\u00e9\u00adtienne, nue, livr\u00e9e aux b\u00eates dans le cirque.<\/quote><\/p>\n<p>Ce livre de M.&nbsp;Ger\u00admain sur Ren\u00e9e Vivien est \u00e0 la fois une r\u00e9v\u00e9\u00adla\u00adtion, puisqu\u2019il nous pr\u00e9\u00adcise ce que fut l\u2019odyss\u00e9e de la Muse saphique, mais aus\u00adsi un hymne per\u00adp\u00e9\u00adtuel \u00e0 sa beau\u00adt\u00e9, \u00e0 sa fer\u00adveur. Nul mieux que M.&nbsp;Andr\u00e9 Ger\u00admain ne pou\u00advait \u00e9pou\u00adser, avec une intui\u00adtion plus f\u00e9mi\u00adnine, les \u00e9mo\u00adtions, les fr\u00e9\u00admis\u00adse\u00adments et les d\u00e9go\u00fbts de cet \u00eatre d\u2019exception&nbsp;: elle aurait tant vou\u00adlu, \u00e9crit-il, \u00ab&nbsp;\u00e9car\u00adter d\u2019elle toutes les imper\u00adfec\u00adtions, toutes les viri\u00adli\u00adt\u00e9s, toutes les lai\u00addeurs&nbsp;!&nbsp;\u00bb C\u2019est moi qui sou\u00adligne cette assi\u00admi\u00adla\u00adtion de la viri\u00adli\u00adt\u00e9 et de la lai\u00addeur. Mais n\u2019est-ce pas la viri\u00adli\u00adt\u00e9 qui per\u00adp\u00e9\u00adtue la vie, qui est dou\u00adleur selon la for\u00admule boud\u00adhique&nbsp;? alors les amours saphiques ne sont-elles pas les plus esth\u00e9\u00adtiques, puisqu\u2019elles sont infer\u00adtiles&nbsp;? Au point de vue chr\u00e9\u00adtien, lui-m\u00eame, la vie n\u2019est-elle pas le p\u00e9ch\u00e9&nbsp;! Les\u00adbos&nbsp;: Anges\u2026 et Archanges&nbsp;!&nbsp;\u00bb<\/p>\n<p>[|<b>*   *   *   *<\/b>|]<\/p>\n<p>Il est \u00e9ga\u00adle\u00adment ques\u00adtion, dans le m\u00eame num\u00e9\u00adro, des <em>Por\u00adtraits pari\u00adsiens<\/em> d\u2019Andr\u00e9 Ger\u00admain o\u00f9, nous dit M.&nbsp;Jean de Gour\u00admont, l\u2019auteur \u00ab&nbsp;s\u2019exerce \u00e0 d\u2019harmonieuses irr\u00e9\u00adv\u00e9\u00adrences, et o\u00f9 il y a un peu de venin dans le par\u00adfum qu\u2019il offre aux&nbsp;Muses&nbsp;\u00bb.<\/p>\n<p>Nous nous sou\u00adve\u00adnons en effet de la \u00ab&nbsp;ros\u00adse\u00adrie&nbsp;\u00bb aig\u00fce d\u2019un dia\u00adlogue paru dans l\u2019<em>Europe Nou\u00advelle<\/em>, on M.&nbsp;Andr\u00e9 Ger\u00admain fut peu tendre pour notre natio\u00adnal Barr\u00e8s.<\/p>\n<h2>Une enqu\u00eate sur l\u2019Art de demain.<\/h2>\n<p><em>Le Livre et l\u2019image<\/em> a inter\u00adro\u00adg\u00e9 sur l\u2019Art de demain Voi\u00adci la r\u00e9ponse du gra\u00adveur Lep\u00e8re, mort, r\u00e9cemment&nbsp;:<\/p>\n<p><quote>R\u00e9pondre \u00e0 vos ques\u00adtions, hum&nbsp;!, D\u2019abord ce serait un peu long, cela ne peut \u00eatre dit en cinq sec. Et puis, vrai\u00adment, quand on est de la par\u00adtie, pour une si faible par\u00adtie, peut-on juger de l\u2019ensemble&nbsp;?<\/quote><\/p>\n<p>Une g\u00e9n\u00e9\u00adra\u00adtion a\u2011t-elle la claire vision de ce qu\u2019elle produit&nbsp;?<\/p>\n<p>N\u2019a\u2011t-elle pas assez \u00e0 faire de s\u2019agiter afin de se main\u00adte\u00adnir la t\u00eate hors de l\u2019eau, au petit bon\u00adheur, en sui\u00advant le cou\u00adrant men\u00e9 par le destin.<\/p>\n<p>Je sais bien que c\u2019est une manie bien humaine de vou\u00adloir juger et vou\u00adloir pr\u00e9\u00addire aus\u00adsi&nbsp;; autant qu\u2019il m\u2019est pos\u00adsible, je m\u2019en abs\u00adtiens, m\u2019\u00e9tant aper\u00ad\u00e7u que, g\u00e9n\u00e9\u00adra\u00adle\u00adment, mes juge\u00adments \u00e9taient mau\u00advais et mes pr\u00e9\u00addic\u00adtions irr\u00e9alisables.<\/p>\n<p>Bien cor\u00addia\u00adle\u00adment \u00e0&nbsp;vous,<\/p>\n<p>[\/\u200bA. Lep\u00e8re\/]<\/p>\n<p>Nous conseillons volon\u00adtiers cette pru\u00addence \u00e0 tous nos pro\u00adph\u00e8tes de c\u00e9nacles lit\u00adt\u00e9\u00adraires et esth\u00e9\u00adti\u00adciens de th\u00e9s-tangos\u2026<\/p>\n<h2>La Revue Intellectualiste.<\/h2>\n<p>\u00c0 par\u00adtir de P\u00e2ques 1919 para\u00ee\u00adtra une pre\u00admi\u00e8re s\u00e9rie de dix num\u00e9\u00adros de la <em>Revue Intel\u00adlec\u00adtua\u00adliste<\/em>, consa\u00adcr\u00e9s&nbsp;\u00e0&nbsp;:<\/p>\n<p>Paul Adam. \u2013 La jeune Musique fran\u00ad\u00e7aise. \u2013 Paul Fort. \u2013 Louis Ber\u00adtrand. \u2013 Mau\u00adrice Beau\u00adbourg (une pi\u00e8ce in-exten\u00adso&nbsp;: <em>La Bande des Jur\u00e9s de la Seine<\/em>). \u2013 Remy de Gour\u00admont (<em>Com\u00adm\u00e9\u00admo\u00adra\u00adtion. 28 Sep\u00adtembre 1919<\/em>. \u2013 Les Exo\u00adtiques (Paul Clau\u00addel, Vic\u00adtor S\u00e9ga\u00adlen, Robert Ran\u00addau, Albert de Pou\u00advour\u00adville, etc.). \u2013 Ros\u00adny a\u00een\u00e9. \u2013 P\u00e9la\u00addan. \u2013 La jeune Pein\u00adture fran\u00e7aise.<\/p>\n<p>Avec la col\u00adla\u00adbo\u00adra\u00adtion de&nbsp;: Paul Adam, Mar\u00adcel Bar\u00adri\u00e8re, Mau\u00adrice Beau\u00adbourg, Ani\u00adta Ber\u00adlioz, Louis Ber\u00adtrand, Domi\u00adnique Bra\u00adga, Carol-B\u00e9rard, Fer\u00adnand Divoire, Paul Fort, Louis de Gon\u00adzague-Frick, N. Kost\u00adpleff, Camille Mau\u00adclair, Vic\u00adtor-Emile Miche\u00adlet, Gas\u00adton Picard, Rachilde, J.-H. Ros\u00adny A\u00een\u00e9, Han Ryner, Hen\u00adri Strenz, Gus\u00adtave-Louis Tau\u00adtain, Wal\u00adde\u00admar-George, etc.<\/p>\n<p>Cha\u00adcun de ces recueils com\u00adpren\u00addra, outre un frag\u00adment in\u00e9dit et une biblio\u00adgra\u00adphie, une s\u00e9rie d\u2019\u00e9tudes sur l\u2019\u0153uvre qui fait l\u2019objet du num\u00e9\u00adro&nbsp;: Recueils cri\u00adtiques, dont l\u2019ensemble consti\u00adtue\u00adra une biblio\u00adth\u00e8que de la pen\u00ads\u00e9e contemporaine.<\/p>\n<h2>Causerie\u2026<\/h2>\n<p>Aujourd\u2019hui dimanche, 152, bou\u00adle\u00advard du Mont\u00adpar\u00adnasse, dans l\u2019atelier Tokine o\u00f9 seront expo\u00ads\u00e9s quelques des\u00adsins du peintre you\u00adgo\u00adslave Istar, dont les toiles obtiennent un si vif suc\u00adc\u00e8s au Petit Palais.<\/p>\n<p>Mar\u00adcel Sau\u00advage par\u00adle\u00adra du mou\u00adve\u00adment lit\u00adt\u00e9\u00adraire contem\u00adpo\u00adrain dans une conf\u00e9\u00adrence intitul\u00e9e&nbsp;:<\/p>\n<p>\u00ab&nbsp;Une morte et quelques vivants&nbsp;\u00bb&nbsp;; la revue <em>Soi-m\u00eame<\/em> et les ten\u00addances de l\u2019heure.<\/p>\n<p>Tous les artistes sont invit\u00e9s.<\/p>\n<h2>La Galerie Vildrac.<\/h2>\n<p>La Gale\u00adrie Vil\u00addrac, 11, rue de Seine, est ouverte de 10&nbsp;h. \u00e0 midi et de 2&nbsp;h. \u00e0 6&nbsp;h. (dimanches except\u00e9s).<\/p>\n<p>Expo\u00adsi\u00adtion per\u00adma\u00adnente d\u2019\u0153uvres modernes&nbsp;: Asse\u00adlin, Bor\u00adgeaud,. Camoin, Dou\u00adcet, Durey, Friesz, Guin\u00addet, Grillon, Luce, Lebasque, Mar\u00adquet, Malm, Ortiz, Ott\u00admann, Picart-le Doux, Th\u00e9\u00adnard, de Vla\u00adminck, Ver\u00addil\u00adhan,&nbsp;etc.<\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Colas Breu\u00adgnon par Romain Rol\u00adland Ayant lu la pr\u00e9\u00adface que fit \u00e0 son der\u00adnier livre Romain Rol\u00adland, on est mis en garde contre l\u2019\u00e9tonnement qu\u2019en pour\u00adrait cau\u00adser la lec\u00adture. Cela n\u2019emp\u00eache pas cepen\u00addant qu\u2019on n\u2019y recon\u00adnaisse gu\u00e8re l\u2019\u00e9crivain de la Der\u00adni\u00e8re men\u00e9e. Que le cr\u00e9a\u00adteur de Jean Chris\u00adtophe, \u2013 esprit tour\u00admen\u00adt\u00e9, c\u0153ur inquiet, sans&nbsp;cesse&nbsp;[\u2026]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"wp_typography_post_enhancements_disabled":false,"footnotes":""},"categories":[330],"tags":[],"ppma_author":[540],"class_list":["post-4100","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-notre-voix-na2-13-avril-1919"],"authors":[{"term_id":540,"user_id":1,"is_guest":0,"slug":"admin_3gikpwyf","display_name":"Vincent Dubuc","avatar_url":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/d015720652c25fd2ced191ade86430094e1f288a17483713e3b34d26dea52507?s=96&d=mm&r=g","author_category":"","user_url":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net","last_name":"Dubuc","first_name":"Vincent","job_title":"","description":""}],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4100","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4100"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4100\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4100"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4100"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4100"},{"taxonomy":"author","embeddable":true,"href":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/ppma_author?post=4100"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}