{"id":543,"date":"2007-07-03T14:43:02","date_gmt":"2007-07-03T14:43:02","guid":{"rendered":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/2007\/07\/03\/la-poesie\/"},"modified":"2007-07-03T14:43:02","modified_gmt":"2007-07-03T14:43:02","slug":"la-poesie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/2007\/07\/03\/la-poesie\/","title":{"rendered":"La po\u00e9sie"},"content":{"rendered":"<div class=\"pdfprnt-buttons pdfprnt-buttons-post pdfprnt-top-right\"><a href=\"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/543?print=pdf\" class=\"pdfprnt-button pdfprnt-button-pdf\" target=\"_blank\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/wp-content\/plugins\/pdf-print\/images\/pdf.png\" alt=\"image_pdf\" title=\"Afficher le PDF\"><\/a><a href=\"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/543?print=print\" class=\"pdfprnt-button pdfprnt-button-print\" target=\"_blank\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/wp-content\/plugins\/pdf-print\/images\/print.png\" alt=\"image_print\" title=\"Contenu imprim\u00e9\"><\/a><\/div><div align=\"justify\">\n<p>Autant, et ce n\u2019est pas peu dire, que d\u2019\u00eatre, lorsqu\u2019il vous accueille si par\u00adfai\u00adte\u00adment \u00e9gal \u00e0 lui-m\u00eame et, \u2013 c\u2019est la m\u00eame chose, \u2013 si mer\u00adveilleu\u00adse\u00adment pareil \u00e0 son \u0153uvre, oui, autant que de tout cela, je suis recon\u00adnais\u00adsant \u00e0 Charles Vil\u00addrac de m\u2019avoir r\u00e9v\u00e9\u00adl\u00e9 l\u2019existence, aujourd\u2019hui pro\u00adpre\u00adment mira\u00adcu\u00adleuse, de Lucienne Des\u00adnoues. Car le po\u00e8te du \u00ab&nbsp;Livre d\u2019amour&nbsp;\u00bb, ne parle pas de lui-m\u00eame, mais de ses propres admirations.<\/p>\n<p>Quand donc, sur le conseil de Vil\u00addrac, j\u2019eus r\u00e9us\u00adsi \u00e0 faire venir les deux minces pla\u00adquettes de Lucienne Des\u00adnoues et que, cer\u00adtain soir, apr\u00e8s je ne sais plus quelle besogne des\u00ads\u00e9\u00adchante accep\u00adt\u00e9e \u2013 il faut bien \u2013 pour le bif\u00adteck, je les ouvris, j\u2019avais presque peur que la fatigue ne me per\u00admit pas de les appro\u00adcher avec ce mini\u00admum de r\u00e9cep\u00adti\u00advi\u00adt\u00e9 que r\u00e9clame un&nbsp;po\u00e8te.<\/p>\n<p>Je fus bien vite rassur\u00e9.<\/p>\n<p>Et d\u2019ailleurs je ne pen\u00adsai m\u00eame pas que je l\u2019\u00e9tais&nbsp;: d\u2019embl\u00e9e, le \u00ab&nbsp;Jar\u00addin d\u00e9li\u00advr\u00e9&nbsp;\u00bb (pr\u00e9\u00adface de Charles Vil\u00addrac, \u00e9di\u00adtions Rai\u00adsons d\u2019\u00eatre), puis \u00ab&nbsp;Les racines&nbsp;\u00bb (m\u00eame \u00e9di\u00adteur) avaient ins\u00adtal\u00adl\u00e9 en moi leur&nbsp;chant.<\/p>\n<p>Comme Vil\u00addrac l\u2019a \u00e9crit de la po\u00e9\u00adsie de Le Maguet, celle de Lucienne Des\u00adnoues, elle non plus, ne fera pas \u00ab&nbsp;glous\u00adser nos Cathos et nos Mag\u00adde\u00adlon&nbsp;\u00bb. Au lieu de ces coli\u00adfi\u00adchets dont, sous pr\u00e9\u00adtexte d\u2019art moderne, mal com\u00adpris d\u2019ailleurs et r\u00e9duit \u00e0 une esp\u00e8ce de rh\u00e9\u00adto\u00adrique \u00e0 rebours, on nous rebat les oreilles ou, plus exac\u00adte\u00adment, dont on nous brouille la cer\u00advelle, les po\u00e8mes tout ensemble exquis et drus de Lucienne Des\u00adnoues ont \u00ab&nbsp;seule\u00adment&nbsp;\u00bb, \u00e0 nous appor\u00adter, outre la mer\u00adveille d\u2019elle-m\u00eame, qui est po\u00e8te comme on res\u00adpire, ces \u00ab&nbsp;bana\u00adli\u00adt\u00e9s&nbsp;\u00bb, que sont l\u2019\u00e2me, l\u2019amour, la nature.<\/p>\n<p>Il fau\u00addrait tout citer, en par\u00adti\u00adcu\u00adlier de l\u2019adorable suite inti\u00adtu\u00adl\u00e9e \u00ab&nbsp;Varia\u00adtions sur un petit bois&nbsp;\u00bb o\u00f9, pei\u00adgnant un boque\u00adteau, Lucienne Des\u00adnoues a fait entre les feuilles, entre les branches, comme son propre por\u00adtrait (tout cela est si authen\u00adtique chez elle qu\u2019on peut sans le moindre ridi\u00adcule \u00e9crire qu\u2019il y a, en cette enfant de Seine-et-Oise, de la dryade)&nbsp;:<\/p>\n<poesie>Com\u00adment sais-tu par\u00adler des che\u00advreuils, mon rustaud&nbsp;?\u2026<br>\nJ\u2019ai sen\u00adti pal\u00adpi\u00adter sous ta brous\u00adsaille \u00e9paisse<br>\nL\u2019amour ail\u00e9 de gr\u00e2ce, un peu cam\u00adbr\u00e9 d\u2019orgueil.<br>\nTes feuilles m\u2019ont chan\u00adt\u00e9 la biche et le chevreuil<br>\nTou\u00adjours pr\u00eats \u00e0 la fuite et pr\u00eats \u00e0 la caresse<br>\nTou\u00adjours au bord des eaux, tou\u00adjours au bord des pleurs\u2026<br>\n\u2026 Petit bois de cambrousse\u2026<br>\n\u2026 qui t\u2019a chan\u00adt\u00e9 les biches<br>\nLes biches aux longs cils dont tu parles si&nbsp;bien&nbsp;?<br>\nPeut-\u00eatre un hal\u00adla\u00adli per\u00addu, peut-\u00eatre rien<br>\nQue mon c\u0153ur ombra\u00adg\u00e9 par un ch\u00eane trop&nbsp;riche\n<p>Mon c\u0153ur ail\u00e9 de gr\u00e2ce, un peu cam\u00adbr\u00e9 d\u2019orgueil<br>\nTou\u00adjours au bord des pleurs, mon c\u0153ur un peu chevreuil&nbsp;?<\/p><\/poesie>\n<p>Pour ceux qui n\u2019ont pas encore lu ces \u0153uvres (les vei\u00adnards&nbsp;! car il leur reste \u00e0 les d\u00e9cou\u00advrir), je dirai&nbsp;: ima\u00adgi\u00adnez une Des\u00adbordes-Val\u00admore moins pen\u00adch\u00e9e, une C\u00e9cile Sau\u00advage plus robuste, \u2013 ima\u00adgi\u00adnez sur\u00adtout une s\u0153ur de Colette, qui aurait le don du vers. Et encore ceci est-il bien insuf\u00adfi\u00adsant&nbsp;: Lucienne Des\u00adnoues est Lucienne Des\u00adnoues&nbsp;; on ne sau\u00adrait la d\u00e9fi\u00adnir par des asso\u00adcia\u00adtions lit\u00adt\u00e9\u00adraires. Dans \u00ab&nbsp;Le degr\u00e9 z\u00e9ro de l\u2019\u00e9criture&nbsp;\u00bb M.&nbsp;Barthes (l\u2019un des tenants de ce que je ne me rap\u00adpelle plus qui bap\u00adti\u00adsait r\u00e9cem\u00adment la \u00ab&nbsp;cri\u00adtique ter\u00adro\u00adriste&nbsp;\u00bb), se gausse de l\u2019\u00e9crivain encore arti\u00adsan de lettres, genre Val\u00e9\u00adry ou&nbsp;Gide.<\/p>\n<p>Sans avoir aucun rap\u00adport avec ces grands intel\u00adlec\u00adtuels, que l\u2019on vou\u00addrait d\u00e9con\u00adsi\u00add\u00e9\u00adrer pour \u00eatre res\u00adt\u00e9s fid\u00e8les \u00e0 l\u2019artisanat de leur m\u00e9tier, de concert avec son jeune mari Jean Mogin Lucienne Des\u00adnoues, \u00e0 ce que me racon\u00adtait Vil\u00addrac, s\u2019honore de l\u2019amiti\u00e9 de Lucien Jacques, qui fait dans son Midi les beaux \u00ab&nbsp;Cahiers de l\u2019Artisan&nbsp;\u00bb.<\/p>\n<p>Bra\u00advo, jeune couple et a\u00een\u00e9 tou\u00adjours jeune, bra\u00advo, jeu\u00adnesse \u00e9ter\u00adnelle, qui nous conso\u00adlez des cou\u00adpages de che\u00adveux en quatre, les\u00adquels sont d\u2019ailleurs deve\u00adnus des che\u00adveux de per\u00adruque syn\u00adth\u00e9\u00adtique, artificiels.<\/p>\n<p>Mais sur Lucienne Des\u00adnoues, dans un article de \u00ab&nbsp;Coop\u00e9\u00adra\u00adtion&nbsp;\u00bb (3 oct. 1953) consa\u00adcr\u00e9 au seul recueil \u00ab&nbsp;Les Racines&nbsp;\u00bb (dans lequel, com\u00adpa\u00adr\u00e9 \u00e0 \u00ab&nbsp;Jar\u00addin d\u00e9li\u00advr\u00e9&nbsp;\u00bb \u2013 que Lucienne Des\u00adnoues me per\u00admette, comme par droit d\u2019a\u00eenesse, de le lui dire en toute res\u00adpec\u00adtueuse et admi\u00adra\u00adtive sym\u00adpa\u00adthie \u2013 elle atteint \u00e0 un m\u00e9tier si s\u00fbr qu\u2019on a par endroits envie de lui mur\u00admu\u00adrer&nbsp;: atten\u00adtion, d\u2019abord et tou\u00adjours le chant pro\u00adfond&nbsp;!), Claude Le Maguet a dit l\u2019essentiel. Aus\u00adsi est-ce avec joie que, puisqu\u2019il a l\u2019amiti\u00e9 de me le per\u00admettre, je lui laisse la parole en citant ici tout son&nbsp;texte&nbsp;:<\/p>\n<p>Les Racines par Lucienne Des\u00adnoues [[\u00c9di\u00adtions Rai\u00adsons d\u2019\u00eatre, 2, rue des Beaux-Arts, Paris.]]<\/p>\n<p>Les racines, oui. Et pas seule\u00adment parce que le livre est d\u00e9di\u00e9 sur\u00adtout aux arbres tant aim\u00e9s. Cette po\u00e9\u00adsie tient toute \u00e0 la terre. Pro\u00adfon\u00add\u00e9\u00adment implan\u00adt\u00e9e dans son sol, au c\u0153ur de son temps, elle fait refleu\u00adrir une jeu\u00adnesse. Tout un Para\u00addis per\u00addu et rap\u00adpe\u00adl\u00e9 \u00e0 nous par la gr\u00e2ce mer\u00adveilleuse d\u2019un chant. A l\u2019\u00e9cart des diseurs de mots, Lucienne Des\u00adnoues res\u00adsus\u00adcite le pays, la mai\u00adson, les jours, les tra\u00advaux, les atta\u00adche\u00adments, un monde tra\u00adver\u00ads\u00e9 de souffles, char\u00adg\u00e9 d\u2019agrestes odeurs, rem\u00adpli du bruit des vieux m\u00e9tiers, ren\u00addu aux rai\u00adsons et \u00e0 l\u2019amour de vivre, \u00e0 la sagesse, au sens pro\u00adfond. Nous revoi\u00adci au milieu des choses, qui ont retrou\u00adv\u00e9 leur ordre natu\u00adrel et qu\u2019un beau lan\u00adgage natu\u00adrel authen\u00adti\u00adfie. Lucienne Des\u00adnoues est dans leur secret. Sa po\u00e9\u00adsie na\u00eet de la confi\u00addence qu\u2019elle en re\u00e7oit. Elle pos\u00ads\u00e8de \u00e9ton\u00adnam\u00adment et le sens du concret et le don de la vie. Par l\u00e0, elle s\u2019apparente \u00e0 la grande Colette. Mais ne faut-il pas beau\u00adcoup de sen\u00adti\u00adment, et du vrai, pour abor\u00adder avec une pareille ami\u00adti\u00e9 le monde le plus simple, celui des objets usuels, trop fid\u00e8les pour qu\u2019on les en remer\u00adcie, trop fami\u00adliers pour qu\u2019on pense \u00e0 leur&nbsp;gr\u00e2ce&nbsp;?<\/p>\n<poesie>Vase \u00e0 fleurs cou\u00adron\u00adn\u00e9 par les feux du jardin<br>\nMais dont le c\u0153ur conna\u00eet le coma lourd des&nbsp;mares,<br>\nSeau du puits qui mon\u00adtez l\u2019eau s\u00e9v\u00e8re, et vous jarres<br>\nQue la sau\u00admure emplit comme d\u2019un gros chagrin,<br>\nCuivres \u00e0 la retraite, oisives porcelaines,<br>\nPor\u00adce\u00adlaines aux murs, sans f\u00ealure ni&nbsp;chant,<br>\nAppre\u00adnez que la cruche oubli\u00e9e au couchant<br>\nA jubi\u00adl\u00e9 toute la nuit sous la fontaine.<\/poesie>\n<p>De tous les sens en \u00e9veil, tout chante chez Lucienne Des\u00adnoues (et dans tous les m\u00e8tres&nbsp;; l\u2019heptam\u00e8tre et l\u2019octosyllabe sur\u00adtout ont de fra\u00eeches musiques), avec quelle sim\u00adpli\u00adci\u00adt\u00e9, quelle aisance ins\u00adpi\u00adr\u00e9e, en des vers si constam\u00adment, si heu\u00adreu\u00adse\u00adment trouv\u00e9s&nbsp;!<\/p>\n<p>Mais voi\u00adci qui ne revien\u00addra plus. Comme ils \u00e9veillent en nous de sou\u00adve\u00adnirs, ces cou\u00adplets qui rap\u00adpellent la marche humaine des choses, les jours b\u00e9nis o\u00f9 le temps, avec sa cou\u00adl\u00e9e d\u2019\u00e9ternit\u00e9, \u00e9tait du&nbsp;temps&nbsp;:&nbsp;<poesie>\nVil\u00adlages endor\u00admis, c\u2019est la len\u00adteur qui&nbsp;passe,<br>\nRecon\u00adnais\u00adsez le cri des noc\u00adturnes fardiers,<br>\nRecon\u00adnais\u00adsez le cri d\u00e9j\u00e0 presque oubli\u00e9<br>\nDu noc\u00adturne far\u00addier tra\u00ee\u00adnant sa charge basse.<br>\n.     .     .     .     .     .     .<br>\nPar l\u2019ombre d\u2019un che\u00adval et d\u2019un arbre encha\u00een\u00e9<br>\nL\u2019adorante len\u00adteur caresse vos fa\u00e7ades.<\/poesie>\n<\/p><p>D\u00e9ri\u00adsoire, nous le savons bien, dans le concert des moteurs incon\u00adgrus, cette voix des regrets qui crie en nous. Et l\u2019\u00e9poque est telle que si vous ne vous sen\u00adtez pas en \u00eatre, elle per\u00admet \u00e0 peine que vous soyez. Ain\u00adsi, Lucienne Des\u00adnoues ima\u00adgine-t-elle, dans un tr\u00e8s beau po\u00e8me final, que les arbres ont com\u00adpris \u00ab&nbsp;la le\u00e7on&nbsp;\u00bb (c\u2019est le titre). Se sen\u00adtant de&nbsp;trop<\/p>\n<poesie>En ce pays d\u2019\u00e2me appauvrie<br>\nO\u00f9 nul ne les regar\u00addait&nbsp;plus,<br>\nLes beaux grands arbres des&nbsp;talus,<br>\nLes saules cour\u00adtauds des prairies<br>\nEt les bou\u00adleaux si vite&nbsp;\u00e9mus,<br>\nTous les fils de ligneuse race,<br>\nDu long tremble au ch\u00eane&nbsp;carr\u00e9,<br>\nM\u00e9pri\u00adsants et d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9s,<br>\nTinrent concile dans l\u2019espace<br>\nEt d\u00e9ci\u00add\u00e8rent d\u2019\u00e9migrer.<\/poesie>\n<p>Et il faut voir de quelle admi\u00adrable envo\u00adl\u00e9e elle les fait envo\u00adler, Lucienne Des\u00adnoues, ses chers arbres&nbsp;!<\/p>\n<p>Comme je com\u00adprends qu\u2019un aus\u00adsi beau po\u00e8te ait \u00e9t\u00e9 dis\u00adtin\u00adgu\u00e9 par un ma\u00eetre tel que notre Vildrac.<\/p>\n<p>[\/\u200bClaude <sc>Le Maguet<\/sc>\/\u200b]\n<\/p><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Autant, et ce n\u2019est pas peu dire, que d\u2019\u00eatre, lorsqu\u2019il vous accueille si par\u00adfai\u00adte\u00adment \u00e9gal \u00e0 lui-m\u00eame et, \u2013 c\u2019est la m\u00eame chose, \u2013 si mer\u00adveilleu\u00adse\u00adment pareil \u00e0 son \u0153uvre, oui, autant que de tout cela, je suis recon\u00adnais\u00adsant \u00e0 Charles Vil\u00addrac de m\u2019avoir r\u00e9v\u00e9\u00adl\u00e9 l\u2019existence, aujourd\u2019hui pro\u00adpre\u00adment mira\u00adcu\u00adleuse, de Lucienne Des\u00adnoues. Car le&nbsp;po\u00e8te&nbsp;[\u2026]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"wp_typography_post_enhancements_disabled":false,"footnotes":""},"categories":[67],"tags":[],"ppma_author":[540],"class_list":["post-543","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-temoins-n3-4-automne-hiver-1953-1954"],"authors":[{"term_id":540,"user_id":1,"is_guest":0,"slug":"admin_3gikpwyf","display_name":"Vincent Dubuc","avatar_url":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/d015720652c25fd2ced191ade86430094e1f288a17483713e3b34d26dea52507?s=96&d=mm&r=g","author_category":"","user_url":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net","last_name":"Dubuc","first_name":"Vincent","job_title":"","description":""}],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/543","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=543"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/543\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=543"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=543"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=543"},{"taxonomy":"author","embeddable":true,"href":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/ppma_author?post=543"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}