{"id":987,"date":"2007-11-02T21:50:30","date_gmt":"2007-11-02T21:50:30","guid":{"rendered":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/2007\/11\/02\/victor-serge-lettre-a-antoine-borie-12\/"},"modified":"2007-11-02T21:50:30","modified_gmt":"2007-11-02T21:50:30","slug":"victor-serge-lettre-a-antoine-borie-12","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/2007\/11\/02\/victor-serge-lettre-a-antoine-borie-12\/","title":{"rendered":"Victor Serge&nbsp;: Lettre \u00e0 Antoine Borie"},"content":{"rendered":"<div class=\"pdfprnt-buttons pdfprnt-buttons-post pdfprnt-top-right\"><a href=\"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/987?print=pdf\" class=\"pdfprnt-button pdfprnt-button-pdf\" target=\"_blank\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/wp-content\/plugins\/pdf-print\/images\/pdf.png\" alt=\"image_pdf\" title=\"Afficher le PDF\"><\/a><a href=\"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/987?print=print\" class=\"pdfprnt-button pdfprnt-button-print\" target=\"_blank\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/wp-content\/plugins\/pdf-print\/images\/print.png\" alt=\"image_print\" title=\"Contenu imprim\u00e9\"><\/a><\/div><div align=\"justify\">\n[(\n<p>La lettre pr\u00e9\u00adc\u00e9\u00addente est la der\u00adni\u00e8re de Serge \u00e0 Borie. Le 17 novembre 1947, Serge, pris d\u2019un malaise dans une rue de Mexi\u00adco, h\u00e9la un taxi, o\u00f9 il eut juste le temps de mon\u00adter avant de mou\u00adrir. Dans une lettre dat\u00e9e du 20 jan\u00advier 1948, la com\u00adpagne du dis\u00adpa\u00adru, \u00e9cri\u00advant \u00e0 Antoine Borie, rap\u00adporte en ces termes la fin de cette vie \u00e0 tant d\u2019\u00e9gards exemplaire&nbsp;:<\/p>\n<p>)]<\/p>\n<div align=\"right\">20 jan\u00advier&nbsp;1948&nbsp;<\/div>\n<p>Cher ami,<\/p>\n<p>Mer\u00adci infi\u00adni\u00adment pour votre lettre. Elle m\u2019a pro\u00adfon\u00add\u00e9\u00adment tou\u00adch\u00e9e, car vous \u00e9tiez par\u00admi les deux ou trois amis avec les\u00adquels Vic\u00adtor cor\u00adres\u00adpon\u00addait le plus volon\u00adtiers. Votre ami\u00adti\u00e9 lui avait fait beau\u00adcoup de bien, il s\u2019en \u00e9tait sou\u00advent mon\u00adtr\u00e9 \u00e9mu. Vous savez comme il a v\u00e9cu iso\u00adl\u00e9 ces der\u00adni\u00e8res ann\u00e9es, d\u00fb en par\u00adtie aux \u00e9v\u00e9\u00adne\u00adments (qui d\u00e9ter\u00admi\u00adnaient cer\u00adtaines opi\u00adnions poli\u00adtiques), mais aus\u00adsi, et sur\u00adtout je crois, \u00e0 la vie dans une soci\u00e9\u00adt\u00e9 exces\u00adsi\u00adve\u00adment pri\u00admi\u00adtive o\u00f9 les valeurs spi\u00adri\u00adtuelles n\u2019ont pas droit de cit\u00e9. Il a beau\u00adcoup souf\u00adfert de se sen\u00adtir seul, il avait un besoin tr\u00e8s grand de contact avec d\u2019autres \u00eatres.<\/p>\n<p>Il vous avait par\u00adl\u00e9 de sa mala\u00addie\u200a\u2014\u200aqui remon\u00adtait \u00e0 sa jeu\u00adnesse, puisque d\u00e9j\u00e0 \u00e0 Melun [[O\u00f9 Serge, condam\u00adn\u00e9 \u00e0 la suite de l\u2019affaire des \u00ab&nbsp;ban\u00addits tra\u00adgiques&nbsp;\u00bb, fit cinq ans de r\u00e9clu\u00adsion. C\u2019est de cette am\u00e8re exp\u00e9\u00adrience qu\u2019il devait tirer l\u2019un de ses plus beaux livres,  \u00ab&nbsp;les Hommes dans la pri\u00adson&nbsp;\u00bb (paru seule\u00adment en 1930).]] il souf\u00adfrait d\u2019attaques du c\u0153ur. Il m\u2019en avait par\u00adl\u00e9 peu de jours avant\u200a\u2014\u200aet aus\u00adsi vous avait-il sans doute par\u00adl\u00e9 de la crise qui nous avait bien inqui\u00e9\u00adt\u00e9s, comme trois mois avant. Le m\u00e9de\u00adcin, que j\u2019avais vu avec lui, s\u2019\u00e9tait mon\u00adtr\u00e9, la pre\u00admi\u00e8re fois, exces\u00adsi\u00adve\u00adment alar\u00adm\u00e9. La seconde, une semaine apr\u00e8s, beau\u00adcoup plus calme. Comme je lui avais deman\u00add\u00e9 s\u2019il ne fal\u00adlait pas que Vic\u00adtor suive un r\u00e9gime ali\u00admen\u00adtaire, il avait r\u00e9pon\u00addu que c\u2019\u00e9tait inutile. Quant aux ciga\u00adrettes, il valait mieux les sup\u00adpri\u00admer, \u00ab&nbsp;mais, avait-il ajou\u00adt\u00e9, si cela vous ennuie, fumez\u2026\u00bb J\u2019ai su apr\u00e8s qu\u2019il avait infor\u00adm\u00e9 des amis de la gra\u00advi\u00adt\u00e9 de la mala\u00addie. Il semble que c\u2019\u00e9tait une angine de poi\u00adtrine, contre laquelle on ne pou\u00advait abso\u00adlu\u00adment&nbsp;rien.<\/p>\n<p>Depuis une quin\u00adzaine de jours, il \u00e9tait beau\u00adcoup mieux. Je ne sais pas s\u2019il vous avait \u00e9crit \u00e0 ce moment-l\u00e0. Il \u00e9tait tr\u00e8s opti\u00admiste, plein de pro\u00adjets. D\u2019ailleurs, jamais encore, en dix ans que je v\u00e9cus \u00e0 ses c\u00f4t\u00e9s, il n\u2019avait vu l\u2019horizon\u200a\u2014\u200aper\u00adson\u00adnel\u200a\u2014\u200as\u2019\u00e9claircir de la sorte. Vous savez que \u00ab&nbsp;l\u2019Affaire Tou\u00adla\u00e9v&nbsp;\u00bb, son livre qu\u2019il esti\u00admait \u00eatre le meilleur, allait \u00eatre publi\u00e9 au Cana\u00adda, on par\u00adlait s\u00e9rieu\u00adse\u00adment d\u2019une tra\u00adduc\u00adtion aux \u00c9tats-Unis, et Gras\u00adset deman\u00addait le manus\u00adcrit pour la France. On lui pro\u00admet\u00adtait enfin s\u00e9rieu\u00adse\u00adment le visa pour les \u00c9tats-Unis (et j\u2019y comp\u00adtais tel\u00adle\u00adment, si vous saviez&nbsp;! Il me sem\u00adblait que s\u2019il pou\u00advait sor\u00adtir d\u2019ici il se sau\u00adve\u00adrait\u2026 Sinon, je m\u2019attendais au pire, je l\u2019avais dit, aus\u00adsi bru\u00adta\u00adle\u00adment, aux amis qui s\u2019occup\u00e8rent du visa). En outre, il avait plu\u00adsieurs demandes de col\u00adla\u00adbo\u00adra\u00adtion aux \u00c9tats-Unis et dans deux revues mexi\u00adcaines (o\u00f9 je souf\u00adfrais de voir son nom figu\u00adrer \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de sombres canailles).<\/p>\n<p>Le same\u00addi 15, il avait d\u00e9jeu\u00adn\u00e9 avec un po\u00e8te v\u00e9n\u00e9\u00adzu\u00e9\u00adlien qui venait de rece\u00advoir un prix de po\u00e9\u00adsie (une assez forte somme d\u2019argent). Je ne le vis que le soir. Il me racon\u00adta, tr\u00e8s amu\u00ads\u00e9 et content, ses impres\u00adsions&nbsp;; les atti\u00adtudes de ce per\u00adson\u00adnage, le po\u00e8te, typi\u00adque\u00adment sud-am\u00e9\u00adri\u00adcain, assez int\u00e9\u00adres\u00adsant, et me par\u00adla lon\u00adgue\u00adment de sa com\u00adpagne qui l\u2019avait tout \u00e0 fait char\u00adm\u00e9. (Cela arrive rare\u00adment dans ce pays o\u00f9 les femmes sont sou\u00advent belles, mais tout \u00e0 fait ani\u00admales.) Le dimanche, il dor\u00admit tr\u00e8s tard. Un peu inqui\u00e8te, j\u2019entrai dans sa chambre vers une heure. Il ne tou\u00adcha ni aux jour\u00adnaux ni au cour\u00adrier que je lui avais appor\u00adt\u00e9s et conti\u00adnua \u00e0 som\u00admeiller. Il ne se leva qu\u2019\u00e0 trois heures, man\u00adgea de bon app\u00e9\u00adtit, regret\u00adtant seule\u00adment qu\u2019il n\u2019y e\u00fbt pas un \u00ab&nbsp;petit verre de vin rouge\u2026\u00bb Se mit ensuite \u00e0 tra\u00advailler. Il ne sor\u00adtit qu\u2019au cr\u00e9\u00adpus\u00adcule avec Jean\u00adnine pour se rendre chez des amis. Ayant un tra\u00advail \u00e0 finir, je les rejoi\u00adgnis plus tard. Il avait tou\u00adjours sa belle humeur, fai\u00adsait des plai\u00adsan\u00adte\u00adries sans arr\u00eat, riait comme un enfant. Nous f\u00eemes, avec nos amis, des pro\u00adjets de voyage. (Il pen\u00adsait venir avec moi dans une zone arch\u00e9o\u00adlo\u00adgique o\u00f9 je comp\u00adtais me rendre en jan\u00advier, pour un tra\u00advail que m\u2019offrait l\u2019Institut d\u2019anthropologie.) Nous ren\u00adtr\u00e2mes en mar\u00adchant, nous arr\u00ea\u00adt\u00e2mes pour ache\u00adter de petites choses pour le d\u00eener. Apr\u00e8s le d\u00eener, il se mit \u00e0 tra\u00advailler. Il \u00e9tait dans une extr\u00eame effer\u00adves\u00adcence et visi\u00adble\u00adment avait beau\u00adcoup de choses dans la t\u00eate. J\u2019entrai plu\u00adsieurs fois dans sa pi\u00e8ce pour le consul\u00adter sur quelque chose que j\u2019\u00e9crivais, mais il me dit qu\u2019il avait la t\u00eate trop pleine d\u2019autres choses. Nous r\u00eemes, car nous \u00e9tions, tous les deux, dans une esp\u00e8ce de tour\u00adbillon int\u00e9\u00adrieur. Vers une heure du matin, il vint me dire qu\u2019il vou\u00adlait me lire un po\u00e8me qu\u2019il venait d\u2019achever. Il fut ter\u00adri\u00adble\u00adment \u00e9mu en le lisant\u200a\u2014\u200ail en eut les larmes aux yeux\u200a\u2014\u200aet j\u2019en fus bou\u00adle\u00adver\u00ads\u00e9e. Je lui dis que jamais, me sem\u00adblait-il, il n\u2019avait \u00e9t\u00e9 \u00ab&nbsp;si loin, comme si tu avais ouvert toutes les portes\u2026\u00bb Il me dit qu\u2019il vou\u00adlait le retou\u00adcher. J\u2019en fus \u00e9ton\u00adn\u00e9e, car il me sem\u00adblait par\u00adfait ain\u00adsi. \u00ab&nbsp;Tu as rai\u00adson, je vais sim\u00adple\u00adment le copier \u00e0 la machine.&nbsp;\u00bb Une fois au lit, je me deman\u00addais pour\u00adquoi ce po\u00e8me m\u2019avait fait cette impres\u00adsion d\u2019aller \u00ab&nbsp;si loin&nbsp;\u00bb et me pro\u00admis de le lire le len\u00adde\u00admain pour voir. Je m\u2019endormis quand il com\u00admen\u00ad\u00e7ait \u00e0 taper. Le len\u00adde\u00admain matin, je lui appor\u00adtai son petit d\u00e9jeu\u00adner, ses jour\u00adnaux vers dix heures. Nous par\u00adl\u00e2mes d\u2019un tra\u00advail d\u2019ethnologie que je devais pr\u00e9\u00adsen\u00adter ce jour-l\u00e0 et dis\u00adcu\u00adt\u00e2mes un peu sur la valeur magique de l\u2019or. J\u2019ouvris \u00ab&nbsp;le Rameau d\u2019or&nbsp;\u00bb, de Fra\u00adzer, mais n\u2019y trou\u00advai aucune indi\u00adca\u00adtion. Et je m\u2019en allai, car j\u2019\u00e9tais d\u00e9j\u00e0 en retard pour mon tra\u00advail. Je ne l\u2019ai revu qu\u2019\u00e0 dix heures du soir, \u00e9ten\u00addu dans une hor\u00adrible salle de police. Il sem\u00adblait dor\u00admir, ses mains, qui \u00e9taient si belles, \u00e9taient encore ti\u00e8des\u2026<\/p>\n<p>Il \u00e9tait sor\u00adti \u00e0 huit heures du soir pour se rendre chez son fils, Vla\u00addy. Il avait re\u00e7u, la veille, une lettre d\u2019un ami qui lui par\u00adlait des tableaux de Vla\u00addy et les com\u00adpa\u00adrait \u00e0 cer\u00adtains po\u00e8mes russes. Il vou\u00adlait que son fils voie cette lettre. Ne l\u2019ayant pas trou\u00adv\u00e9 chez lui, il erra dans les rues, sans doute pen\u00adsant retour\u00adner un peu plus tard. Il ren\u00adcon\u00adtra un jeune Espa\u00adgnol et sa maman, leur par\u00adla gaie\u00adment et tr\u00e8s affec\u00adtueu\u00adse\u00adment. Puis ren\u00adcon\u00adtra Julian Gor\u00adkin, ils par\u00adl\u00e8rent un bon moment. Vers dix heures et demie, se sen\u00adtant sans doute mal, il prit un taxi, eut juste le temps de don\u00adner l\u2019adresse au chauf\u00adfeur, de mon\u00adter, et tout \u00e9tait fini. Le chauf\u00adfeur dit que ce fut imm\u00e9\u00addiat, qu\u2019il pen\u00adsa qu\u2019il s\u2019\u00e9tait endor\u00admi, tant cela s\u2019\u00e9tait fait dou\u00adce\u00adment, sans aucune plainte.<\/p>\n<p>Et voi\u00adl\u00e0. Et main\u00adte\u00adnant, IL N\u2019Y A PLUS RIEN A FAIRE. C\u2019est la chose la plus d\u00e9ses\u00adp\u00e9\u00adrante, la plus r\u00e9vol\u00adtante et aus\u00adsi la plus inima\u00adgi\u00adnable qui soit. Mais le temps passe et l\u2019absence se fait plus pesante. Je me sens abso\u00adlu\u00adment cou\u00adp\u00e9e de tout, comme flot\u00adtante. Ce que l\u2019on pour\u00adrait don\u00adner, faire, pour que cela ne soit pas, mais RIEN A&nbsp;FAIRE.<\/p>\n<p>Je vous envoie le po\u00e8me qui est son der\u00adnier \u00e9crit. Il l\u2019avait com\u00adpo\u00ads\u00e9 une dizaine de jours aupa\u00adra\u00advant, en \u00e9cou\u00adtant la IXe Sym\u00adpho\u00adnie. Il \u00e9tait visi\u00adble\u00adment tr\u00e8s pris par la musique. Je feuille\u00adtais, tout en \u00e9cou\u00adtant, des livres d\u2019art que j\u2019avais trou\u00adv\u00e9s avec joie dans cette mai\u00adson. Je lui mon\u00adtrais, de temps en temps, des choses qui me frap\u00adpaient. En der\u00adnier, je lui mon\u00adtrai des mains incroya\u00adble\u00adment \u00e9mou\u00advantes. Il les regar\u00adda, lon\u00adgue\u00adment, puis se leva. J\u2019ai cru que je l\u2019avais impor\u00adtu\u00adn\u00e9 en l\u2019emp\u00eachant d\u2019\u00e9couter la musique. Il s\u2019\u00e9carta de tous et je vis qu\u2019il pre\u00adnait des&nbsp;notes.<\/p>\n<p>Affec\u00adtueu\u00adse\u00adment.<\/p>\n<p>Lau\u00adrette<\/p><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>[( La lettre pr\u00e9\u00adc\u00e9\u00addente est la der\u00adni\u00e8re de Serge \u00e0 Borie. Le 17 novembre 1947, Serge, pris d\u2019un malaise dans une rue de Mexi\u00adco, h\u00e9la un taxi, o\u00f9 il eut juste le temps de mon\u00adter avant de mou\u00adrir. Dans une lettre dat\u00e9e du 20 jan\u00advier 1948, la com\u00adpagne du dis\u00adpa\u00adru, \u00e9cri\u00advant \u00e0 Antoine Borie, rapporte&nbsp;[\u2026]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"wp_typography_post_enhancements_disabled":false,"footnotes":""},"categories":[115],"tags":[],"ppma_author":[540],"class_list":["post-987","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-temoins-n21-fevrier-1959"],"authors":[{"term_id":540,"user_id":1,"is_guest":0,"slug":"admin_3gikpwyf","display_name":"Vincent Dubuc","avatar_url":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/d015720652c25fd2ced191ade86430094e1f288a17483713e3b34d26dea52507?s=96&d=mm&r=g","author_category":"","user_url":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net","last_name":"Dubuc","first_name":"Vincent","job_title":"","description":""}],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/987","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=987"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/987\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=987"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=987"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=987"},{"taxonomy":"author","embeddable":true,"href":"https:\/\/la-presse-anarchiste.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/ppma_author?post=987"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}