La Presse Anarchiste

Autopsie d’une vipère anarchiste

Décidés d’en finir avec ce rep­tile dont le nom MERLINO a empoi­son­né nom­bre de tartines, bouquins, dis­cours et autres élu­cubra­tions héris­sées de con­tra­dic­tions men­songères, sour­des dénon­ci­a­tions et calom­nies jésui­t­iques, qui mon­trent ce type rachi­tique tout pour­ri de van­ité et d’am­bi­tions mal­saines, pour la plus grande preuve de son inin­tel­li­gence. Nous voulons dès aujour­d’hui, l’ex­pos­er tout nu au pilori anarchiste.

Et, puisque ce fourbe rêve la pub­lic­ité de son nom à tous les échos, au point de le faire gueuler par les jour­naux bour­geois, aux­quels il se croit autorisé à com­mu­ni­quer son opin­ion et ses JUGEMENTS SUR LES ANARCHISTES, qu’il soit sat­is­fait ! Nous allons lui en donner!!

D’abord, il faut que l’on sache que ce sale petit mon­sieur ne vit que d’in­trigues et de con­tra­dic­tions anar­chistes. Son car­ac­tère faux le pousse à semer con­stam­ment la querelle entre les cama­rades pour se faire des par­ti­sans, surtout chez nos amis d’I­tal­ie, grâce à ses « speech­es » canailles faits récem­ment à « L’E­clair » et « Il Sec­o­lo » con­tre RAVACHOL, ces pau­vres cama­rades mal éclaires (et à des­sein) se déclar­ent en ce moment, en mass­es de l’avis de leur triste patron.

Nou­veau BAZILE, il attend dans la coulisse le résul­tat de sa calom­nie, arme dont il con­naît pré­cieuse­ment la valeur, et qu’il manie avec une rare infamie ; car sa force con­siste à atta­quer hon­teuse­ment et seule­ment les hommes qui se sont con­sacrés à l’ac­tion, et que la prison enserre ou réclame !

En effet, nous le voyons vom­ir les plus lâch­es insultes sur un homme qui bien que vain­cu, fait encore trem­bler la bour­geoisie affolée, au point qu’à l’heure présente, celle-ci ne peut encore arriv­er à con­stituer le tri­bunal dont elle a besoin pour con­damn­er ce révolté !

De même, cette vipère dans une let­tre, adressée à CERETTI (en Ital­ie,) et repro­duite dans « Il Sole del­l’Avvenire » de La Miran­dola en date du 16 févri­er 1889, dénonçait deux com­pagnons du « Groupe Intran­sigeant » de Paris, qui avaient jugé néces­saire d’aller punir par le poignard, l’ép­ithète de « mouchard », dont deux maque­reaux de ce pays, les avaient grat­i­fiés, alors que ces com­pagnons vengeurs étaient déjà traqués par la police internationale !

Voilà l’ou­vrage que ce sali­gaud fai­sait en allant pleur­er sur les mains du maque­reau blessé !

Voilà la force de ce poitri­naire avec sa plume et sa langue empoi­son­nées, comme son haleine !

Mais aus­si quelle foirade dans sa culotte, si seule­ment il aperce­vait une fois le nez d’un Ravachol!!

Ce triste Sire déclare d’autre part, qu’il n’aime pas les bombes chez les mag­is­trats (je te crois, fils de loup,) et pour cause ! Son père est Prési­dent de Tri­bunal à Naples !

Son frère est Pro­cureur du roi d’Italie !

Et lui, (cette fausse couche à la voix de faus­set)… est avo­cat!! Quand nous dis­ons… avo­cat, c’est une manière d’indi­quer que le père a fait macér­er sa progéni­ture dans le jus empoi­son­né de la chi­cane, car le fis­ton n’est (et par son acabit,) ne pou­vait être qu’un « fruit sec » bien-enten­du, et sans aucun tal­ent, sans quoi l’a­n­ar­chie ne l’au­rait jamais con­nu qu’au banc des jugeurs bourgeois,

Auquel, chas­sant de race,
Il devait pren­dre place,
Au cas où la nature,
Eut mieux fait sa structure !

Inutile d’in­sis­ter auprès des cama­rades, pour jus­ti­fi­er la néces­sité de notre com­mence­ment d’au­top­sie de ce fœtus…déposé au coin de l’anarchie !

Con­séquem­ment, nous nous enga­geons à con­tin­uer notre dis­sec­tion de ce phénomène gan­gréné, quittes à ter­min­er notre rap­port tech­nique une autre fois.

(À suiv­re.)