La Presse Anarchiste

Catégorie : L’Unique, (1945 - 1956)

  • Du haut de mon mirador

    Du haut de mon mirador

        Au cours des six années que l’Eu­rope vient de tra­ver­ser à la façon d’un homme pris de délire et qui a per­du tout sens de sa res­pon­sa­bi­li­té — l’ab­cès est loin d’être gué­ri — on a beau­coup dis­cou­ru sur la civi­li­sa­tion qu’il s’a­gis­sait de pré­ser­ver, de sau­ver, qui cou­rait le risque d’être anéan­tie, et ain­si de suite.…

  • Les faiseurs de profit

    Les faiseurs de profit

    Fai­seurs de pro­fit, lut­teurs pour le gain, Quel est votre des­sein, quel but poursuivez-vous ? Engen­dreurs de guerre, créa­teurs de douleur, Quelle gloire tirez-vous de votre contrôle du monde ? Regar­dez vos doigts, ces pinces d’acier, Des­truc­teurs de liber­té, muti­la­teurs de joie ! Après le triomphe, une fois l’af­faire emportée, Com­bien de tout ce que vous aurez gagné ne s’a­vé­re­ra-t-il pas…

  • Pour faire réfléchir

    Pour faire réfléchir

    Dans notre monde humain, la pré­ci­sion du méca­nisme est abso­lu­ment impos­sible. L’im­pos­si­bi­li­té de défi­nir la mora­li­té est une par­tie de son imper­fec­tion néces­saire. Il n’y a pas seule­ment place dans la mora­li­té pour l’as­pi­ra­tion éle­vée, la déci­sion cou­ra­geuse, le fré­mis­se­ment tonique des muscles de l’âme, mais il convient d’y faire ren­trer éga­le­ment le sacri­fice et…

  • Le triomphe de l’humain

    Le triomphe de l’humain

    Pen­ser aux hori­zons loin­tains, vou­loir pou­voir les visi­ter, per­met, à mon humble avis, de se for­ger une phi­lo­so­phie vitale per­son­nelle, ne pou­vant nuire qu’aux nuisibles. Déve­lop­per en soi ses pos­si­bi­li­tés ultimes, afin de vivre le mieux pos­sible, en ennuyant les autres le moins pos­sible – quand j’é­cris les autres, j’en­tends « les mien » … Vivre heu­reux et libre…

  • Sur le vif

    Sur le vif

    Je connais assez bien les Évan­giles. Il m’est arri­vé ces temps-ci de médi­ter sur les para­boles qui les émaillent, par exemple sur celle qui veut qu’à l’é­gal de ceux qui tra­vaillent depuis l’aube soient trai­tés les « ouvriers de la onzième heure ». Cer­taines des affir­ma­tions de celui que la chré­tien­té consi­dèrent comme le sau­veur du monde…

  • Tendances et thèses principales du centre “L’Unique” (Les Amis d’E. Armand)

    Tendances et thèses principales du centre “L’Unique” (Les Amis d’E. Armand)

    Culture et édu­ca­tion indi­vi­duelle. — La vie comme volon­té et res­pon­sa­bi­li­té. — La vio­lence, (domi­nisme, impo­si­tion, exploi­ta­tion, etc.,) comme ori­gine des guerres. — La réci­pro­ci­té comme éthique de la socia­bi­li­té. — En atten­dant un monde où la souf­france aura été réduite à un mini­mum infime, son éli­mi­na­tion des rap­ports condi­tion­nés par l’a­mi­tié et la cama­ra­de­rie. — Fidé­li­té à la parole don­né et aux clauses des…

  • Défi

    Défi

    Je sais que vous tour­nez en déri­sion ceux à qui leurs che­veux blancs n’in­ter­disent pas d’aimer, car je vous connais bien, vous qui pré­ten­dez que l’a­mour n’a qu’un temps, et qui, per­si­flant, accom­mo­de­riez ain­si l’a­lexan­drin du fabuliste : « Passe encor de bâtir, mais aimer à cet âge » s’il était tou­te­fois pré­sent à votre mémoire. Je vous connais…

  • Pluralités (Entretien à quatre personnages)

    Pluralités (Entretien à quatre personnages)

    Lio­nel Claire Fabienne Roland On peut situer cet entre­tien dans une chambre sans pré­ten­tion. Quelques meubles simples, assez banals. Des rayons occupent tout un côté des murs de la pièce, char­gés de dic­tion­naires, de livres de tous for­mats, de fas­ci­cules de revues diverses. Table rec­tan­gu­laire en bois blanc, sur laquelle il y a tout ce…

  • Un jour je prendrai la route

    Un jour je prendrai la route

    Un jour je pren­drai la route, quit­tant la vieille cité. Bâton au poing, che­veux au vent, j’irai par les chemins. Je lais­se­rai s’estomper dans la brume mati­nale les vieilles bâtisses et leur conte­nu nau­séa­bond, où la crasse intel­lec­tuelle se mêle et s’entremêle à la crasse phy­sique. Mon pas joyeux mar­tè­le­ra le caillou du che­min. La…

  • Heure

    Heure

      Une heure passe dans le silence. Heure, qu’as-tu fait sur la terre ? As-tu suf­fi­sam­ment versé et la souf­france, et la misère ? As-tu mul­ti­plié la puis­sance des forts ? As-tu comp­té ceux qui sont morts quand tes soixante coups s’é­gre­naient par le monde ? Heure qui passe, pour une fois, rien que pour une fois, oublie ce qui est mal, oublie ce qui est…

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