La Presse Anarchiste

Catégorie : ~L'idée anarchiste n°1 (18 mars 1924)

  • À nos amis, à nos lecteurs

    Nous ne sommes l’or­gane d’au­cun par­ti ; nous ne représen­tons aucune organ­i­sa­tion. Nous n’en­ten­dons pas nous enfer­mer dans le cadre étroit d’un pro­gramme tracé et défi­ni. Nous ne voulons obéir à aucune règle, à aucune idée préconçue. Nous n’avons cepen­dant pas l’orgueilleuse pré­ten­tion de détenir toute la vérité, mais nous venons sim­ple­ment expos­er, pro­pos­er et soumet­tre…

  • Sommes-nous révolutionnaires ?

    Trop longtemps la phraséolo­gie révo­lu­tion­naire — phraséolo­gie à laque­lle nous avons nous-mêmes sac­ri­fié, l’aveu nous coûte peu — a tenu lieu d’ar­gu­ments. L’er­reur, qui date de loin, mais qui s’est surtout . man­i­festée depuis la guerre, fut de croire qu’il suff­i­sait de s’agiter pour que des résul­tats soient pos­si­bles. Mais s’agiter n’est point marcher et…

  • Anarchisme et réformes

    Exam­i­nant, briève­ment le pre­mier numéro de notre revue « Pen­siero et Volon­ta » et plus par­ti­c­ulière­ment l’ar­ti­cle de Xavier Mer­li­no qui y était pub­lié, la revue com­mu­niste Prom­e­teo, qui parait à Naples, pré­tend, avec l’in­com­préhen­sion dont sont capa­bles ceux qui se croient infail­li­bles, qu’il existe indu­bitable­ment une caté­gorie d’a­n­ar­chistes réformistes, bien que cette appel­la­tion sem­ble étrange. Prom­e­teo…

  • Les diverses tendances de l’Anarchisme

    Examen critique Tout indi­vidu ne juge une idée que d’après sa pro­pre con­cep­tion, qui n’est en réal­ité que le résul­tat de sa façon de vivre, de son degré d’é­d­u­ca­tion et de son pro­pre intérêt moral ou social. Dis­cuter syn­thé­tique­ment des divers­es ten­dances se récla­mant d’une même idée, est donc bien inutile, cha­cun restant sur son…

  • Le sentiment révolutionnaire

    Nous avons beau­coup dis­cuté, et par­mi les nôtres et avec les dif­férentes nuances du par­ti social­iste-révo­lu­tion­naire. Il serait bon main­tenant de chercher qui est réelle­ment révo­lu­tion­naire et quel sen­ti­ment est le plus pro­pre a ren­dre révo­lu­tion­naire. Nous avons, en effet, l’ingé­nu­ité de croire que les sen­ti­ments comptent, eux aus­si, et que tous nos actes ne…

  • Le chaos économique

    Si les grands de ce monde avaient pu prévoir, d’une façon ou d’une autre, le chaos, financier et économique auquel devait fatale­ment aboutir la dernière guerre, le poilu incon­nu, n’au­rait jamais fait son entrée vic­to­rieuse sous l’Arc de Tri­om­phe et Guil­laume II serait tou­jours empereur d’Alle­magne. Il est hors de doute que le Comité des…

  • Fernand Pelloutier

    Fer­nand Pell­outi­er naquit à Paris, le 1er octo­bre 1867. Il descendait d’une vieille famille lyon­naise chas­sée de France par la révo­ca­tion de l’Édit de Nantes et dont un des mem­bres, Simon Pell­outi­er (1694 – 1757) a lais­sé une His­toire des Celtes en 8 vol­umes, qui est, dis­ent les biographes, « le seul titre, mais incon­testable, qu’il ait…

  • L’anarchiste

    Par déf­i­ni­tion même, l’a­n­ar­chiste est l’homme libre, celui qui n’a point de maître. Les idées qu’il pro­fesse sont bien siennes par le raison­nement ; sa volon­té, née de la com­préhen­sion des choses, se con­cen­tre vers un but claire­ment défi­ni ; ses actes sont la réal­i­sa­tion directe de son des­sein per­son­nel. À côté de tous ceux qui répè­tent…

  • Aimer la liberté

    Je ne con­nais rien qui vaille la lib­erté. Ce bien, le plus cher de tous, fut refusé de tout temps ; avec rai­son, à tra­vers les âges, les hommes l’ont revendiqué comme un droit. Mais vouloir la lib­erté pour soi-même exige la recon­nais­sance de ce droit à autrui ; nul ne se ressem­ble ; les mots, le lan­gage eux-mêmes…

  • L’anarchisme comme mouvement social historique

    Exposé de la question Une revue espag­nole com­mença une enquête sur cette ques­tion : « Les cir­con­stances ou les enseigne­ments his­toriques ont-ils apporté quelques mod­i­fi­ca­tions ou quelque apport nou­veau à l’ensem­ble des théories com­posant le com­mu­nisme anar­chiste ? » L’un de ceux qui répondirent fut Net­t­lau qui dans ses con­sid­éra­tions arrivait à con­clure que rien de nou­veau ne fut…