La Presse Anarchiste

Catégorie : Les Temps Nouveaux n°16 (15 octobre 1920)

  • Personnalités

    Le spec­ta­cle des politi­ciens — arriv­istes comme arrivés — se livrant une lutte féroce pour la con­quête ou la con­ser­va­tion de l’assiette au beurre est cer­taine­ment des plus répugnants.  Les douceurs que se prodiguent les can­di­dats en temps d’élection, injures, men­aces, calom­nies, insin­u­a­tions et manœu­vres de la dernière heure sont pour soulever de dégoût l’estomac…

  • À propos du congrès d’Orléans

    Je ne pré­tends pas don­ner un compte ren­du du Con­grès d’Orléans ; c’est à d’autres, plus qual­i­fiés que moi, par­tic­i­pant directe­ment au mou­ve­ment ouvri­er, de le faire. Je voudrais seule­ment attir­er l’attention des cama­rades sur un côté de la ques­tion qui, me sem­ble-t-il, n’a pas été envis­agé jusqu’à présent. Le Con­grès a net­te­ment divise le monde…

  • Le Statut Social

    Le tra­vail organ­isé s’apprête à recueil­lir la suc­ces­sion du régime cap­i­tal­iste, sous béné­fice d’inventaire. Face à la coali­tion patronale et gou­verne­men­tale, les tra­vailleurs ont dressé leurs syn­di­cats con­fédérés. Quelle que soit l’opinion des doc­tri­naires quant à sa for­ma­tion et à ses méth­odes, le syn­di­cal­isme est, en réal­ité, le cen­tre d’attraction de toutes les forces révo­lu­tion­naires,…

  • La Dictature du Prolétariat

    Je vous envoie les réflex­ions que m’a sug­gérées la lec­ture de la let­tre de David. Nous devons réa­gir con­tre la ten­dance qu’ont les hommes, de n’avoir con­fi­ance qu’en la force pour chang­er la société. Or, si la vio­lence doit fatale­ment inter­venir pour bris­er la résis­tance des prof­i­teurs du régime actuel, ne ces­sons jamais de proclamer…

  • La fin d’une mission

    [/(suite)/] Same­di 11 décem­bre. — Une pluie fine suc­cède au brouil­lard qui rég­nait depuis deux jours. Réu­nion générale des médecins de la mis­sion. C’est pour nous annon­cer que l’attaché mil­i­taire refuse de rem­bours­er l’achat de nos chevaux, ce qu’il accorde aux avi­a­teurs et aux trois médecins qui sont passés directe­ment sous ses ordres. Il pleut. Je…

  • Les prévisions de la Révolution dans l’Empire Occidental

    Des reproches amers ont été adressés par les révo­lu­tion­naires russ­es aux mass­es pro­lé­tari­ennes de l’Europe occi­den­tale, et notam­ment aux class­es ouvrières française et anglaise, parce que celles-ci n’ont pas su jeter la torche de la révo­lu­tion mon­di­ale entre les jambes de leurs gou­verne­ments réac­tion­naires et impérialistes. Les bolchevi­ki sont pressés ; seuls ils ne tien­dront pas…

  • Colonisation et civilisation

    [/Troisième article/] Repar­lons main­tenant de l’Afrique du Nord Tunisie, Algérie, Maroc, vaste ensem­ble désigné sous le nom de Maghreb. Voici, arrondis en mil­liers d’habitants, quelques chiffres qui fixe­ront les idées. Tunisie Algérie 1910 Maroc éval­u­a­tions Maghreb Indigènes 1.600 4.700 4.700 11.000 Juif 50 65 (85) 200 Français 50 485 (115) 650 Ital­iens 100 33 — 150…

  • Le socialisme en Autriche

    Le par­ti social­iste de l’Autriche de langue alle­mande et les ouvri­ers de ce ter­ri­toire en général ont acquis, sans lutte et comme par un coup de baguette, et déti­en­nent encore, à la suite des événe­ments d’octobre-novembre 1918, le pou­voir poli­tique et une influ­ence extra­or­di­naire sur la vie économique. Néan­moins cet immense appa­rat se meut comme…

  • Colonisation

    Le prob­lème de l’entente des races dans les pays dits de coloni­sa­tion n’est pas par­ti­c­uli­er à l’Algérie. Toutes les colonies sont plus ou moins en effer­ves­cence, des suites de la guerre, car, pour s’attirer des sym­pa­thies et endormir les défi­ances, tous les gou­verne­ments bel­ligérants ont proclamé le droit des peu­ples à dis­pos­er d’eux-mêmes, tant que…

  • L’apothéose

    Au pied d’un arbre mort, un mort est allongé, Une balle, un éclat quel­conque l’a plongé Dans le mor­tel som­meil plein de métamorphoses. Hors de la prison où son des­tin la tenait close, Se libérant de-la cel­lule et du bâillon, L’âme a lais­sé tomber la chair comme un haillon Qui garde un sou­venir incer­tain de…