20 janvier, par Julendré
Dans notre précédent article, nous avons décrit les divers développements de l’idée communiste et, dans ses antécédents, indiqué la source des théories et des systèmes. Nous continuerons par un rapide examen des hommes et des choses ainsi que des milieux d’où sont sorties les nouvelles théories que nous nous proposons d’analyser. De cet exposé ressortiront les causes d’indifférence ou d’engouement obtenu par certaines théories et, en même temps, se trouveront établies les phases successives du communisme se (...)
20 janvier, par Rougé (A.)
L’homme ressent des besoins.
De par sa constitution physiologique même, les premiers qui l’ont sollicité le plus impérieusement furent d’abord la nourriture, le vêtement, l’habitation.
Mais à mesure que la civilisation se développe, les besoins se multiplient, augmentent d’intensité. Aux besoins primitifs s’ajoutent bientôt ceux de sécurité, d’hygiène, de locomotion d’instruction, de moralité, de distraction, de vanité, de sensation du beau, etc.
Tout ce qui sert à la satisfaction de ces divers besoins est (...)
20 janvier, par Zola (Emile)
On me permettra de faire de larges emprunts à la première édition des Scènes de la vie de Bohème. Ceci est presque de l’inédit.
Je donnerai d’abord le début du chapitre.
« En ce temps-là, qui n’est pas très loin, le philosophe Gustave Colline était ambassadeur.
Sous le masque d’une aimable indolence et d’un profond mépris pour les grandeurs humaines, Colline cachait une ambition géante, et quoi qu’il fit pour dissismuler, il arrivait souvent qu’au milieu des charmants propos dont il émaillait sa (...)
20 janvier, par Deherme (Georges)
(Résumé de la défense présentée en cour d’assises le 30 déc. 1887)
(Suite et fin).
Les criminalistes ont donné plusieurs raisons pour autoriser les pénalités : 1. l’expiation ; 2. la réparation envers la victime ou la Société ; 3. la défense de la Société par la répression, l’exemple et l’amélioration du coupable.
Pour l’expiation, on en a fait justice : l’individu n’étant pas libre, on ne peut lui faire expier par un châtiment l’action qu’il a commise, par plus qu’on ne peut faire expier à une tuile (...)
20 janvier, par Colline
les cent sonnets d’un fumiste par Georges Proteau
Quoique ayant un goût fort peu prononcé pour la fumisterie, même en vers, nous ne saurions faire autrement que reconnaitre la valeur et la saveur de ce petit volume. C’est une suite de tableaux bien observés et écrits sans façon ; c’est la vie réelle avec son amère philosophie, dans des « rimes brutales, joviales et sociales ». Après cette lecture, très attrayante, il est facile de se convaincre que bien que fumiste, on n’en est pas moins sincère et (...)